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Carton plein des séries télé : autant brûlent les curry !
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By Ariele Poché
Published on 31st August, 2008
 
Avec Prison Break, les frères Scofield sont entrés dans notre vie. Le Docteur Ross et ses urgentistes ont tiré leurs révérences. Luz Clarita doit être déjà majeure à l’heure qu’il est... Les séries télé, on ne s'en lassera jamais. D’autant que la saison 4 de Desperate Housewives débute la semaine prochaine sur Canal Plus.
 

 
Les Mauriciens, surtout les Mauriciennes, attendaient le retour des belles de Whiteria Lane. Leur attente touche à sa fin. À partir de jeudi prochain, débute la saison 4 de Desperate Housewives. Ainsi, on aura l’occasion de voir la belle Gabriel Solis (Eva Longoria) déambuler de sa démarche sexy.

On verra aussi si Susan est toujours aussi timide et maladroite avec les hommes et ce qu’il adviendra des amours d’Eddie. Sans compter qu’il y a le bébé que Bree est supposée attendre… Ce qui est l’occasion rêvée pour évoquer ces séries télé, qui envahissent nos écrans et nous laissent scotchés au fauteuil pendant 40 à 50 minutes.

Les séries sont devenues un genre incontournable à la télé, qui détrône même télé réalités et cinéma. Et ne parlons pas des docs ! Séries policières, fictions, fantastiques, télénovélas, il y en a pour tous les goûts. Quand nous sommes devant Desperate Housewives, Barbarita ou Tulsi, impossible de décrocher.

Responsables de cette folie furieuse : les Américains. Mais d’où sortent-ils ces histoires, ces scénarios jackpot (qui, dans la plupart des cas, ne tiennent pas la route) qui nous tiennent en haleine durant des saisons entières ? LOST, 24 heures chrono, Heroes, ou encore Charmed en sont des exemples.

Pourtant, ce phénomène ne date pas d’hier. Car, dans les années 50, les premières séries télévisées, que l’on surnommait aussi Soap Opera, faisaient déjà un tabac aux States. Depuis, les chaînes anglaises, françaises, australiennes et même mauriciennes s’y sont mises.

Imagination débordante
Chouchou des chaînes de télé : la fameuse ménagère de moins de 50 ans. Cette petite bonne femme est vraiment au coeur de toutes les convoitises. Comme quoi, mesdames, la vie ne commence pas qu’à partir de 60 ans. Les scénaristes ont besoin de la séduire pour conquérir la planète ! C’est la raison pour laquelle ils déploient l’artillerie lourde pour lui en mettre plein la vue.

Qu’est-ce qui l’intéresse ? Des histoires de familles ? Il n’y a que ça dans Desperate Housewives. Des histoires de filles peut-être ? Sex and the city cartonne dans le monde entier. À tel point que, pour ne pas laisser dissiper la magie, il y a même le film.

L’imagination des scénaristes est débordante. Et les castings de plus en plus prestigieux. Rien que pour la série Friends – qui visait un public plus jeune, il va sans dire – il y a eu la participation des stars hollywoodiennes, telles que Brad Pitt, Alex Baldwin, etc...

Le phénomène est tel que les séries télés ne constituent plus un genre mineur. Désormais ce sont les acteurs de séries qui deviennent des stars. Jennifer Aniston (il est vrai que son mariage avec Brad Pitt y est peut-être pour quelque chose) en est la preuve concrète. Il y a aussi le bel aventurier de Lost, Matthew Fox, ou encore Hayden Pennetière, la pompom girl de Heroes. Et quid de Wentworth Miller ?

Tous ces acteurs sont des célébrités. Ce n’est donc pas un hasard si des acteurs confirmés délaissent le grand écran pour les séries. C’est ce qui explique qu’un Jeff Goldblum (Jurassic Park, Independence Day, etc) incarne l’interprète principal, un policier fou à lier, dans ‘Raines’. Dans cette même série, la belle Madeleine Stowe interprète la psychanalyste de notre héros.

C’est pourquoi également, Ciaràn Hinds (Munich, The sum of all fears, etc) n’a pas hésité une seule seconde à accepter d’être l’un des principaux protagonistes de la série Rome. D’ailleurs, les deux principaux personnages sont aussi des acteurs confirmés. Titus Pullo (Ray Stevenson) était Dagonet dans Le Roi Arthur tandis que Lucius Vorenus (Kevin McKidd) a joué dans Kingdom of Heaven et La dernière légion, aux côtés de Colin Firth et de la ravissante Aishwarya Rai.

Ce n’est pas un hasard, non plus, que le film Sex and the city est l’un des plus gros cartons cinématographiques cette année. Qui aurait cru que quatre gonzesses, qui n’ont que les fringues et le sexe en tête, domineraient un jour le monde !

Et le Made in Mauritius dans tout cela ?
Qu'en est-il de nos sitcoms bien de chez nous ? Voisin-voisines, C’est la vie, ou tout récemment, Kel Famille, sont bel et bien des créations mauriciennes. A-t-on à rougir de nos sitcoms face au génie américain ? “Kel Famille est une idée simple qui accroche bien. Il faut bien commencer quelque part. Il faut avoir les structures nécessaires, mis à part de bons scénaristes, de bons acteurs et des techniciens qualifiés afin de rendre la production de séries plus professionnelles ”, explique Wassim Sookia, réalisateur et gagnant du tout dernier festival de court-métrage mauricien. “C'est un bon moyen de s'échapper de la réalité et de s'éloigner de la lecture pour ceux qui n'aiment pas lire ”, poursuit-il. “J’aime beaucoup la fiction, les comédies, les télénovelas, d’ailleurs j’ai même bossé sur Rosalinda. Puis, bien sûr, sur Kel Famille”, lance, pour sa part, Miselaine Duval. À la tête de la troupe des Komikos, Miselaine avoue que toute son équipe et elle bossent dur afin de “deliver the goods auprès du public ”.  Il est important que les dialogues et les personnages collent avec la réalité mauricienne. “C’est pour cela que toute l'équipe met la main à la pâte pour que tout soit parfait ”, souligne l’actrice. Mais, il y a encore beaucoup à faire avant d’égaler des studios holywoodiens. “Comme je le dis toujours, tout est possible ”, précise Miselaine.  Si Shakespeare et Molière ont fait ce qu’il fallait en leur temps, c’est donc à notre tour d’innover : “Si nous avons l’encadrement et les outils nécessaires, je ne vois pas pourquoi nous n’arriverons pas à avoir un Mauriwood”. Quant à Wassim, il ne projette pas de réaliser des séries télévisées pour le moment. Pour une simple et bonne raison. “Tant que je n'aurai pas une bonne idée et les fonds nécessaires pour le faire comme il le faut, ce ne sera pas pour demain ”, dit-il. A bon entendeur...

Désespérément accro
Karen a 25 ans et habite Flacq. Comme la plupart des jeunes filles, elle est accro aux fabuleux destins des femmes de Wisteria Lane. À la fois fragiles, intrigantes, manipulatrices et surtout sexy, les héroïnes de Desperate Housewives n’arrêtent pas de séduire. “J'adore ! C'est trop marrant ! Eva Longoria est magnifique dans le rôle de Gabrielle Solis...  Elle a un caractère bien trempé et aime la mode, tout comme moi! ”, confie cette jeune fonctionnaire. Si les  intrigues de la 3e saison cartonnent déjà sur la MBC... les abonnés de Canal+ peuvent voir, à partir de jeudi prochain, la 4e saison.

Avides d'aventures
Fidèle téléspectatrice de la station nationale, Ayesha, 47 ans, loupe rarement une de ses séries préférées : “Je raffole des séries policières et des films d’aventures comme Prison Break, Lost et 24 heures Chronos ”. Le réalisateur JJ Abrahams, le réalisateur de Lost par exemple, mise beaucoup sur le suspense, qui est d’ailleurs omniprésent dans le film.

De ce fait, on arrive difficilement à deviner la suite... Puis c’est toujours plus drôle de voir les héros sortir des situations les unes les plus intéressantes que les autres. D’ailleurs, Bauer n’arrête pas de repousser les limites pendant ses 24 heures d’angoisse. Et là, même Julien Doré est battu ! “C’est beaucoup plus intéressant que de voir des personnages décédés revenir soudainement à la vie (Amour, Gloire et Beauté). Je ne supporte pas ces histoires à l’eau-de-rose”, dit cette ménagère de New Grove.

Toujours pleines de rebondissements, ces séries ravissent les téléspectateurs contrairement aux films carri brilé, où le concept tourne en rond.

Des séries comme on les aime
Pour Ansuya, 21 ans , habitante de Forest Side, les séries sont toujours  accrocheuses, à la différence près que les scripts sont peut-être plus crédibles et moins farfelus  que dans le passé. “Je ne me rappelle pas trop Beverly Hills, mais j'avais l'album photos ! Pour ce qui est des télénovelas, il y a toujours le fameux happy end. Ça j’adore! J’avais 10 ans à l’époque de Luz Clarita et j'ai toujours le générique en tête ”, exclame la demoiselle en riant.

Pour Ansuya, le phénomène dépasse le cadre du petit écran. D’autant qu’on se retrouve facilement dans ces films. Tous ces petits soucis, ces histoires qui traitent des relations familiales, sociales et amicales... “Mes préférés sont Dr House, Prison Break, Charmed et Heroes. Par contre, Tulsi  c’est  un peu gnan gnan! C’est toujours la même histoire”, poursuit cette étudiante en finances.