Le jeu du Loto aurait dû être une réalité chez nous, dès le mois de décembre. Le 18 juin, à l’issue d’un appel d’offres, la State Investment Corporation Limited (SIC) a choisi, pour organiser le jeu, Lottotech, une compagnie locale partenaire de Gtech International, compagnie américaine spécialisée en informatique. Un choix qui est contesté par Intralot Mauritius Ltd. Un de ses directeurs, le Grec Antonios Katsaounis, a juré, le 22 août, un affidavit en Cour suprême. Il réclame une injonction interdisant à la Gambling Regulatory Authority (GRA), à la State Investment Corporation (SIC) et à l'État de porter leur choix sur Lottotech.

Le 26 août, la GRA, la SIC, Lottotech Ltd et l'État ont été assignés devant le juge Bushan Domah, en Cour suprême. Me Subash Lallah, représentant de la SIC, soutient qu’Intralot Mauritius Ltd n'a aucun intérêt à entrer une affaire en cour pour contester leur décision.

Un avis contesté par Me Manesh Gobin, avocat d'Intralot, assisté
de l'avoué Narendra Appa Jala. Intralot, disent-ils, est l’une des soumissionnaires à l’offre de la SIC, le 12 mai dernier.

 « Au contraire, notre client a tous les droits de protester contre la décision de la SIC de préférer Lottotech ». L'affaire a été appelée de nouveau, jeudi, et les arguments des parties seront entendus le 2 septembre. Entre-temps, les contre-affidavits de la GRA, de la SIC, de Lottotech et de l'État sont attendus.

Que reproche donc Intralot à la Gambling Regulatory Authority, à la SIC, à Lottotech et à l'État ? Antonios Katsaounis soutient qu'il y a eu favoritisme dans le choix de la SIC. Il a critiqué la procédure de sélection, estimant qu'elle a été partiale et qu'il n'y a pas eu de « level playing field » entre les soumissionnaires. Il affirme avoir soumis son offre à la SIC, le 12 mai, alors qu'il y avait déjà quatre soumissionnaires. La SIC aurait invité Intralot à présenter son projet au comité d'évaluation et lui a assuré que toutes les procédures seraient respectées.