Surekha Napaul fait encore parler d’elle.
Elle n’en finit pas d’être sous les feux des projecteurs. Surekha Napaul, 32 ans, a été arrêtée, lundi, pour vols avec violence. Cette marchande ambulante avait accusé l’infirmier Zakir Noorally d’attou­chements sexuels dans la nuit du 24 décembre 2008, aux urgences de l’hôpital Dr A.G. Jeetoo, à Port-Louis.

Vendeuse de «Poppies» à la gare Victoria, elle a été embarquée par la CID de Port-Louis Sud. Elle aurait commis une série de vols dans les faubourgs Sud de la capitale, notamment à Pointe-aux-Sables qu’elle écumait avec son compagnon Ashaad Mahamoodally, dit Bébé, 26 ans, marchand comme elle.

Le couple infernal a été identifié par plusieurs de ses victimes. Elles avaient été dépossédées de leur argent, bijoux et autres téléphones portables, dans les rues ou sur la plage publique de Pointe-aux-Sables.

Cet habitant de La Tour Koënig a été interpellé par l’équipe du cons­table Abdool, dirigée par le surin­tendant Reshad Delawarally, le 13 octobre. La veille, il avait débus­qué un jeune couple sur la
montagne surplombant le marché de Cité Martial et les détrousse au passage. Puis, il jette son dévolu sur un élève de l’Islamic College : il lui vole son cellulaire, son argent et sa carte ban­caire sous la menace d’un couteau. Ce multirécidiviste a avoué aux policiers une douzaine de vols dans la région de Port-Louis Nord, en sus de ses précédents délits de drogue.

Ashaad Mahamoodally a été reconduit en cellule policière en atten­dant sa comparution en Cour et que d’autres victimes l’identi­fient. Sure­kha Napaul, elle, a été remise en liberté contre une cau­tion de Rs 5 000, après avoir comparu en Cour.

Coïncidence : samedi dernier, Le Défi-Plus révélait que l’infirmier, qu’elle accusait de l’avoir forcé à se masturber, alors qu’elle était hospi­talisée à Port-Louis, a repris son poste. Pourtant, il a été confondu par les tests ADN qui ont établi que c’est bien son sperme qui a souillé les draps de Surekha, admise aux urgences après un suicide raté.

Malgré ces développements, la marchande ambulante a émis le souhait qu’aucune suite ne soit donnée à sa plainte.