L’appel d’Ahmud Azam Bholah, un des anciens  directeurs d’Apparel Exports Ltd, a été accepté en Cour suprême. Il contestait un jugement de la cour intermédiaire le condamnant à une amende de Rs 1 M pour blanchiment d’argent. La magistrate l’avait trouvé coupable d’infraction à la législation  sous l’Economic Crime and anti-Money Laudering Act (ECAMLA). Il lui était aussi reproché d’avoir blanchi une somme de US$ 1 822 968 (environ Rs 50 millions) avec la complicité d’un autre directeur de la compagnie, le Srilankais Irfan Mohammad Laffir, en 2001. Ce montant  a été crédité sur un compte d’Apparel Exports Ltd à la défunte Delphis Bank, puis transféré sur différents comptes opérés dans des banques se trouvant à l’étranger. Quelques jours après cette transaction, la Hong Kong and Shanghai Bank (HSBC) adressa une lettre à la Delphis Bank pour l'informer de l’erreur,
afin qu'on puisse remédier à la situation. Malheureusement, l’argent avait déjà quitté Maurice. L’homme d’affaires vénézuelien, José Maria Martin Nunez, devait découvrir, un peu tardivement, que son compte bancaire avait été allégé de US$ 1,8 millions. C’est ainsi que le défunt Economic Crime Office (ECO) a été invité à enquêter sur cette transaction louche. Bholah et Laffir furent poursuivis en cour intermédiaire. Trouvés coupables de blanchiment d’argent, ils ont chacun écopé d’une amende de Rs 1 M. Les deux ont interjeté appel contre cette sentence. L’appel de Laffir ayant été rejeté, l’appellant s’acquitta de l’amende. Par contre, Bolah a été plus chanceux. Le bench d’appel, constitué des juges Eddy Balancy et Saheeda Peeroo, a conclu que ses droits ont été violés. La police aurait dû l’informer du délit pour lequel il était poursuivi afin qu’il puisse  préparer sa défense. n