Une déposition à la police et un face-à-face. C’est le double défi que lance Rama Valayden à Paul Bérenger pour que toute la lumière soit faite sur ses liens allégués avec des trafiquants du Subutex. «Paul Bérenger doit cesser sa démagogie coutumière. S’il a des preuves que je suis de mèche avec des trafiquants de drogue, qu’il consigne une déposition à la police. Au cas contraire, qu’il se taise ! De plus, je lui lance un deuxième défi. Qu’il m’affronte dans un face-à-face sur ce sujet et tout autre sujet qu’il désire ! » lance-t-il.

Le secrétaire général du PMSD parie que Paul Bérenger ne pourra pas relever son défi : « Il aime jeter la boue sur les gens. Dans le passé, il avait qualifié sir Seewoosagur Ramgoolam, sir Gaëtan Duval et sir Abdool Razack Mohamed d’assassins. À chaque fois qu’il est dans l’Opposition, il réclame des commissions d’enquête ou promet d’en instituer une fois au pouvoir. Mais jamais le MMM n’a institué une enquête quelconque sur des politiciens. J’ai l’impression qu’il aime patauger dans la boue.»

Rama Valayden fait ressortir que le contraire est vrai : « Paul Bérenger doit se regarder dans un miroir avant
de critiquer les autres poli­ticiens. Il dit être Mister Clean et soutient que le MMM est plus propre que la neige. En réalité, ce MMM a fait dissoudre l’Economic Crime Office (ECO) pour éviter à Jayen Cuttaree des ennuis avec la justice. Alan Ganoo a accordé à sa maîtresse le terrain de l’État alors qu’il était ministre du Logement et des Terres. Ajay Guness et Bidianand Jhurry sont poursuivis par l’Icac. »

Au sujet de l’absence de Paul Bérenger au Télédon en raison de sa présence, Rama Valayden considère que le leader du MMM a démontré une nouvelle facette de sa personnalité. « Il évite une invitation pour exhorter la population de contribuer généreuse­ment pour les sinistrés de Haïti. Sa haine personnelle passe avant la tragédie d’un peuple. Mais il réagit comme tout pique-assiette pour un déjeuner auquel il n’a pas été convié », dénonce-t-il.

De plus, il considère que le diminutif « petit crétin » que Paul Bérenger a utilisé à l’égard de Pravind Jugnauth démontre son état d’esprit. « Il est paniqué par l’éventualité d’une alliance bleu-blanc-rouge. D’ailleurs, il s’acharne contre le PMSD, étant donné que nous sommes en ascension alors que le MMM est en déclin », considère-t-il.