Dossier fizette !
Quatre mois depuis qu’elles se démènent pour réaliser le rêve de leur vie. Elles voulaient étudier la médecine… au Pakistan. Hélas, depuis septembre 2009, les dossiers de ces trois Mauriciennes étaient perdus dans… les méandres de l’administration.
Elles apprennent ainsi que le blocage résidait au ministère des Affaires étrangères. Il a fallu un échange de correspondances avec les autorités pakistanaises pour que le vice-Premier ministre et ministre des Utilités publiques, Rashid Beebeejaun, se rende compte de ce blocage peu… diplomatique. En une semaine, top chrono, il fait sauter le macadam et sollicite l’intervention du Haut-commissaire mauricien au Pakistan. Rashid Meerun prendra les dispositions nécessaires pour que ces braves étudiantes puissent intégrer leurs cours. Cette semaine, le cœur léger, Tazleen Ramjan, Aisha Azam et Faranaz Ackbarally se sont enfin envolées pour le Pakistan. Ouf ! Voilà un dossier traité avec diligence !
Il décède après une injection
Les morts suspectes irritent à l’hôpital. La direction de l’établissement orthopédique de Candos a initié une enquête interne sur les circonstances du décès d’un quinquagénaire. Conduit à l’hôpital Victoria pour des douleurs liées à des varices aux pieds, lundi soir, le patient en est sorti… les pieds devant. Ses proches sont outrés et estiment que sa mort serait survenue peu de temps après qu’il eut reçu une injection. On en saura plus après cette enquête.
Sages les femmes ?
Futures mamans, restez chez vous à l’approche de votre accouchement ! Cela vous évitera les désagréments vécus par cette patiente du Nord. Elle a eu le malheur de ressentir ses contractions alors qu’elle était chez un proche dans les hautes Plaines Wilhems. Vite, on l’emmène à l’hôpital Victoria. Ce qui a fortement déplu à des infirmières de la maternité qui n’ont pas hésité à rabrouer la femme qui se tordait de douleur. « Tu aurais dû te rendre à l’hôpital SSR pour accoucher», lui auraient-elles fulminé. En tout cas, la jeune femme, traumatisée, n’est pas prête d’oublier la muflerie de ces infirmières de Candos. Sages-femmes, mon œil !
Soignez avant, payez après !
« Laissez partir la patiente chez elle. Elle réglera sa facture à la clinique après… » Un gynécologue de l’État se trouve dans une situation très fâcheuse. Tant et si bien que les infirmières de la clinique privée où il pratique également ont rapporté l’incident auprès du Medical Council et du ministère de la Santé, pour réclamer des sanctions. Il y a quelques jours, il s’en serait vertement pris aux infirmières qu’il aurait copieusement insultées. Une de ses patientes insistait pour quitter la clinique sans payer au préalable sa facture. Les infirmières ont appelé le gynécologue pour qu’il intercède en leur faveur. Quelle ne fut leur surprise devant la réaction du praticien . Elles ont eu beau lui faire comprendre que l’administration de la clinique n’accepterait jamais un tel manquement aux procédures, le gynécologue a insisté pour qu’elles laissent partir sa patiente, en prime notre généreux gynéco les a couvert d’injures. Et dire que ces dames ne faisaient que leur boulot…
MBC : la direction refuse l’allocation
Fini le temps des vaches à lait à la MBC ! La direction générale n’a pas approuvé l’allocation de remplacement destiné à l’assistant Head of News. Autrefois, cet intérim valait Rs 15 000, ou plus, selon sa durée. La direction new-look de la rue Pasteur indique qu’assurer l’intérim fait partie intégrante des prérogatives d’un cadre. Le principal concerné, pour montrer son déplaisir, n’a rien trouvé de mieux que de saboter un exercice de simulation, vendredi. Une poignée de journalistes chevronnés devait se préparer à réagir à l’annonce subite des prochaines élections.
Stupeur du DG, vendredi : aucun texte, graphique ou habillage d’antenne n’avait été préparé. Il s’enquiert du nom du responsable de ce manquement et apprend qu’il s’agit du cadre qui s’est vu refuser une allocation en l’absence de Datta Ramyead, Head of News, en conférence en Inde. À la dernière minute, c’est un Senior Reporter qui sauvera la mise en assurant l’exercice prévu.
Bien fait pour Ah Fat
« Batté rendé par faire dimal !» On récolte toujours ce qu’on a semé. Pour certains fonctionnaires du ministère de l’Industrie, ce proverbe prend toute sa signification aujourd’hui. Ah-Fat Désiré Lan Hing Choy, qui déplore l’injustice que subit sa fille à la Mauritius Broadcasting Corporation, leur en aura fait voir de toutes les couleurs à l’époque où il était conseiller du ministre Rajesh Jeetah. «À chacun sa douleur, il sait maintenant ce que nous avons ressenti», martèlent-ils.
Un Financial Controller de SIL porte plainte
C’est la guerre des cadres à la State Informatics Ltd. Le Dr Bhavish Juggernauth, Financial Controller de cette compagnie, excédé du harcèlement verbal dont il se dit l’objet, s’est rendu à la police pour dénoncer un des managers de SIL. Ce dernier l’aurait insulté après un exercice d’appel d’offres. D’ailleurs, non satisfait des interventions intempestives de ce cadre, le Dr Bhavish Juggernauth promet des révélations sur les trafics d’influence dont se serait rendu coupable ce manager. Il compilerait d’ailleurs un dossier qu’il destinerait à l’Independent Commission against Corruption (Icac) à ce propos. Plusieurs anomalies auraient été mises au jour par le Financial Controller, notamment un contrat pour lequel la SIL doit débourser Rs 86 000 supplémentaires à une compagnie. Pourtant, d’autres soumissionnaires avaient proposé des cotations moins élevées. En outre, ce même manager, faisant des procédures habituelles, ferait pression pour que cette même compagnie bénéficie d’un autre contrat de Rs 1,4 million. Plus grave, alors que le comité d’appel d’offres s’apprêtait à choisir une compagnie à l’offre la moins disante, ledit manager zélé aurait appelé un autre fournisseur pour lui demander de baisser les prix... C’est ce qui s’appelle soigner ses relations d’affaires…et son pognon !