À quelques jours d’intervale, Martine, ci-dessus et Christelle ont subit la même expérience humiliante
C'est rouge de honte qu'elle a raconté son histoire à la police. Deux employés de l'hôtel Sugar Beach ont déshabillé de force une de leurs collègues. Les deux ont été arrêtés. Il y a seulement deux mois qu'elle a pris ce travail de serveuse dans cet établissement hôtelier de Flic-en-Flac. Il était 22 h 30, lundi dernier, et Christelle Lamothe se trouvait à la plonge, à l'arrière du restaurant quand soudain, Joseph Nicolas Michel, un pâtissier de 22 ans, s'approche d'elle et l'immobilise.

Alors qu'elle tentait de lui faire lâcher prise, un autre employé, Jean Daniel Moothoo, un cuisinier de 31 ans, s'approche. « L’un m’a immobilisée. L’autre a déboutonné ma jupe avant de baisser ma culotte ». Toute la scène se passe devant des témoins qui s'esclaffent. Il n'y a qu'une femme et, par coïncidence, c'est la copine à Joseph Nicolas Michel.

« Pas gagne-toi la ? En plus to met culotte rouge ! » devait lancer ce dernier à Christelle, décontenancée. La jeune serveuse affirme qu’elle est restée au moins cinq minutes, culotte sur les genoux, devant toutes ces personnes. Puis, lorsqu'elle a pu s'échapper, elle a pris la direction du vigile du restaurant.

Elle a tout raconté à son Night Manager, avant de se rendre au poste de police, le lendemain, pour porter plainte. Les deux suspects ont été arrêtés et traduits en cour sous une accusation provisoire d’attentat
à la pudeur. Ils ont fourni une caution.  Ils nient les faits. Leur avocat, Me Ashley Hurhangee, affirme que les employés de l’établissement ont l'habitude de plaisanter entre eux. Les deux suspects ont été suspendus et leur victime alléguée priée de prendre des vacances.

Un policier aussi
Un cas, quelque peu similaire, a été recensé à Mahébourg. Mais, cette fois-ci, c’est un policier qui est accusé d'avoir baissé la culotte de Martine, une Mahébourgeoise de 25 ans. Cette dernière dormait profondément, chez elle, lorsque quelque chose l’a réveillée.

Il y avait un homme dans sa chambre. C’est le policier Bruneau Paul, qui travaille au poste de police de Nouvelle-France. Les cris poussés par Martine ont alerté ses proches qui ont accouru et ont « corrigé » le policier. Ce dernier a, par la suite, été arrêté et traduit au tribunal sous une accusation de « rogue and vagabond ».

Il a dû fournir une caution de Rs 5 000 et une reconnaissance de dette de Rs 50 000. Il nie catégoriquement les faits. « Je n’ai pas commis cela. Je marchais dans la rue, près de cette maison, lorsque des gens m’ont sauté dessus », affirme-t-il.