Le père Jean-Maurice Labour n’a pas tardé à réagir après que le Premier ministre a annoncé au Parlement cet après-midi que si besoin est, il y aura des arrestations dans le cadre de l’enquête sur la projection non autorisée du film documentaire «Paradis An Dey». Le vicaire général du diocèse de Port-Louis se dit prêt à aller en prison.

Le père Jean-Maurice Labour a été interrogé hier aux Casernes centrales pour avoir invité les membres du public à assister à la projection de ce film au jardin de la cure de la Cathédrale St-Louis, le samedi 26 juin, lors d’une veillée organisée par le Mouvement Anti Drogue dans le cadre de la journée mondiale contre l’abus et le trafic de drogues.

La police avait interdit aux organisateurs de cette veillée de diffuser ce film car ils n’avaient pas obtenu l’approbation du «film classification board» pour le faire. Ce film traite du délicat problème de la drogue dans notre société avec des témoignages poignants d’anciens toxicomanes.

«Je
me soumets à la décision de la police et du judiciaire. J’ai déclaré aux enquêteurs que c’est moi qui ai invité les membres du public à assister à la projection de ce film au jardin de la cure de la Cathédrale. C’est un espace privé où on a le droit de visionner un film. D’après la déclaration du Premier ministre, je suis potentiellement en état d’arrestation. J’ai l’habitude de faire face à la loi. Si je dois passer 2 ou 3 jours en prison, je le ferai. Je solliciterai les services des mes hommes de loi pour me défendre», explique le père Labour.

Le vicaire général trouve «absurde» l’intervention de la politique pour empêcher la projection de ce film documentaire dans un contexte où l’on parle du droit d’accès à l’information. «Cependant, je suis très content que la projection du film a été interdite car cela a donné un joli coup de pub pour ce film qui sera bientôt diffusé sur You Tube», soutient le père Labour.

Le réalisateur de ce film documentaire, Jameel Peerally, a été également interrogé par les limiers du CCID hier.