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Crime à Lallmatie : Sexe, drogue et sorcellerie
- By Reshad Toorab
- Published 9th February, 2008
- Enquête
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L’argent serait-il le mobile du meurtre de Jairaj Jeea, sauvagement assassiné par son ami Shyam, dans la nuit de vendredi 1er-fevrier ? Les enquêteurs de la MCIT (Major Crimes Investigating Team), sous la supervision de l’inspecteur Ranjit Jokhoo, s’orientent vers cette piste depuis jeudi matin. Par ailleurs, Shyam était en liberté conditionnelle depuis juillet 2007, pour une affaire de vol. Interrogé quant à la provenance de la somme de Rs 18 000, le présumé meurtrier de Jairaj a déclaré qu’il avait reçu cet argent d’un proche. Or, le jour de son assassinat, selon les proches de Jairaj, celui-ci était en possession d’une somme de Rs 19 000.
Shyam Sooknauth, 30 ans, alias Calou, et Jairaj Jeea, 25 ans, alias Bouba, étaient des amis inséparables. Comme “caleçon et simiz ”, confie un de leurs amis. Ils avaient un même penchant pour la bouteille. Bref, ils partageaient beaucoup de choses. Selon les habitants de la localité, la jalousie serait le premier mobile du meurtre. Est-ce que Jairaj avait une affaire avec l’épouse de Shyam, ce qui a conduit ce dernier à commettre son crime odieux?
Un de trop ?
A Cité Perdue, le bruit court toujours que la victime et l’épouse de Shyam entretenaient une liaison. On voyait souvent Preemawtee à moto avec la victime. En 2007, plusieurs voisins de Shyam racontent avoir assisté à un affrontement entre les deux amis sur le seuil de la maison du présumé meurtrier. “Shyam reproche Jayraj èna zistore avec so femme”, raconte un habitant de la localité. D’autres voisins assurent que Preemawtee serait une victime de violence domestique. Vendredi soir, des voisins avaient entendu des bruits de dispute entre Shyam et son épouse.
Vendredi 1er février, les proches de Jayraj Jeea remarquent que ce dernier ne donne plus signe de vie. Trois jours plus tard, après des battues dans la région, l’un d’eux tombe sur un sac dans un champ de canne près du cimetière de Beau-Bois. Le sac contient des vêtements calcinés, une boîte de lessive et une bouteille de Crest maculés de sang. Les soupçons se portent tout de suite sur Shyam. Mais, les proches veulent en avoir le coeur net. Rajesh Rambacus, le cousin de la victime, tente un coup de bluff au téléphone. Il affirme à Shyam qu’il connaît toute la vérité sur l’assassinat et la CID sera bientôt chez lui. Accablé, Shyam finit par cracher le morceau.
Les parents de Jairaj se rendent alors chez Shyam. Personne ne se trouve sur les lieux. Dans la cour, sur une feuille de tôle, ils découvrent du tissu calciné semblable à celui aperçu dans le champ de canne. Leur attention est attirée par une plaque en béton fraîchement posée au dessus de laquelle tournoient des mouches. Il s’en dégage une odeur nauséabonde. Après avoir dégagé la couche de béton et la plaque, ils découvrent le cadavre de Jairaj dans une nappe en plastique, et en état de décomposition avancée. La police est aussitôt alertée. La CID de Flacq, la police de la localité ainsi que la MCIT et le Dr Satish Boolell, médecin légiste en chef, arrivent très vite sur les lieux.
Quelques minutes après, la CID de Flacq est alertée de la présence de Shyam dans la localité. Il circule à bord d’une motocyclette Après, une brève course-poursuite, il est arrêté alors qu’il tente de s’enfuir. Son épouse sera, elle, arrêtée à Caroline chez sa mère. Elle passe aux aveux et raconte que sous la menace de son époux, elle a dû l’aider à se débarrasser du corps. Shyam n’a plus qu’à se mettre à table.
Jalousie et colère
Que s’est-il vraiment passé
cette nuit-là ? Entre sorcellerie, triangle amoureux et drogue, un autre élément troublant a été relevé par les parents de la victime. Jairaj, paraît-il, était en possession d’une somme de Rs 19 000.
A ce jour, Shyam a donné plusieurs versions à la police. Dans la première, il explique que Jairaj aurait trahi sa confiance en entretenant une liaison avec sa femme. Pris de jalousie et de colère, il a agressé mortellement la victime. Ce jour-là, poursuit-il, après avoir bu un bon coup avec Jairaj, il rentre chez lui. Alors qu’il somnole, il entend une conversation au téléphone entre son ami et sa femme. Cette dernière vient le réveiller en lui disant : “Lévé Calou, Bouba pe dire toi li pe vinne guette toi !” Cette conversation l’a agacé parce qu’il a reçu l’appel sur le portable de sa femme. Mais il préfère se calmer. A l’arrivée de Jairaj, ils s’installent dans le salon et picolent pendant un bon bout de temps. Vers minuit, la victime, complètement ivre, ne veut pas rentrer chez elle. Shyam lui demande de rester chez lui et installe un matelas dans le salon. Il va ensuite dans sa chambre et fait l’amour avec sa femme. Après quoi, il revient dans le salon et, à la vue de Jairaj en plein sommeil, il ne peut s’empêcher de l’agresser.
Dans une deuxième version, Shyam allègue que Jairaj cultivait du gandia dans un champ abandonné à Saint-Julien d’Hotman et les plants avaient atteint une hauteur de sept pieds. “Jairaj finne dire moi nous alle faire ène patrol pou check banne plantes-là. Mo ti refusé ”. A ce moment-là, dit-il, Jairaj se serait énervé et s’apprêtait à l’agresser avec une chaise en plastique. “ Mo fine risse ène sabre et mo fine tape li lors so li cou ”. Jairaj a dit qu’il ne pouvait pas identifier le lieu où se trouvent les plants de gandia.
Apprenti sorcier
Shyam a fourni une troisième version aux enquêteurs où, cette fois, il a déclaré être un apprenti sorcier. Il dit avoir tué Jairaj parce qu’il avait l’intention d’utiliser son âme pour “ faire li gardien mo la cour et aussi pour faire banne travail pour moi”. Le suspect parle de son “gourou”, un habitant de la localité qui l’aurait entraîné dans diverses activités comme “ traitère ”. Le “gourou” lui aurait aussi appris comment se servir d’une âme.
Il aurait profité de l’état d’ivresse de Jairaj, puis il s’est emparé d’un sabre qui se trouvait dans son salon à côté d’une statuette de Kali. Il a asséné Jairaj au cou. Puis, il lui a perforé la langue avec une longue aiguille utilisée d’habitude pour le Cavadee. Il a expliqué aux enquêteurs qu’il comptait utiliser le sang de son ami, son corps et son âme, rien qu’à des fins occultes. La perforation de la langue allait empêcher l’âme de la victime d’aller raconter ce qui lui était arrivé dans le rêve de ses proches et de ses amis. “ Li pas ti encore mort ”, a précisé Shyam.
Dans son rapport, le médecin légiste a noté cinq marques de sabre à la nuque de Jairaj, des blessures au niveau de son épaule, deux fractures à sa colonne vertébrale et une perforation à la langue. Les observations démontrent que Jairaj est décédé de plusieurs blessures et non d’un seul coup de sabre, comme Shyam a voulu faire croire aux enquêteurs.
Dans la nuit de vendredi, il a enfoui le cadavre dans un trou d’environ quatre pieds de profondeur. Il comptait utiliser la fosse comme un pissoir. Il a ensuite brûlé les morceaux de toile qu’il a utilisés pour nettoyer le sang et ses vêtements tachés de sang. Il les a mis dans un sac et s’en est débarrassé tout près du cimetière de Beau-Bois, à 500 mètres du lieu du crime.
Shyam Sooknauth, 30 ans, alias Calou, et Jairaj Jeea, 25 ans, alias Bouba, étaient des amis inséparables. Comme “caleçon et simiz ”, confie un de leurs amis. Ils avaient un même penchant pour la bouteille. Bref, ils partageaient beaucoup de choses. Selon les habitants de la localité, la jalousie serait le premier mobile du meurtre. Est-ce que Jairaj avait une affaire avec l’épouse de Shyam, ce qui a conduit ce dernier à commettre son crime odieux?
Un de trop ?
A Cité Perdue, le bruit court toujours que la victime et l’épouse de Shyam entretenaient une liaison. On voyait souvent Preemawtee à moto avec la victime. En 2007, plusieurs voisins de Shyam racontent avoir assisté à un affrontement entre les deux amis sur le seuil de la maison du présumé meurtrier. “Shyam reproche Jayraj èna zistore avec so femme”, raconte un habitant de la localité. D’autres voisins assurent que Preemawtee serait une victime de violence domestique. Vendredi soir, des voisins avaient entendu des bruits de dispute entre Shyam et son épouse.
Vendredi 1er février, les proches de Jayraj Jeea remarquent que ce dernier ne donne plus signe de vie. Trois jours plus tard, après des battues dans la région, l’un d’eux tombe sur un sac dans un champ de canne près du cimetière de Beau-Bois. Le sac contient des vêtements calcinés, une boîte de lessive et une bouteille de Crest maculés de sang. Les soupçons se portent tout de suite sur Shyam. Mais, les proches veulent en avoir le coeur net. Rajesh Rambacus, le cousin de la victime, tente un coup de bluff au téléphone. Il affirme à Shyam qu’il connaît toute la vérité sur l’assassinat et la CID sera bientôt chez lui. Accablé, Shyam finit par cracher le morceau.
Les parents de Jairaj se rendent alors chez Shyam. Personne ne se trouve sur les lieux. Dans la cour, sur une feuille de tôle, ils découvrent du tissu calciné semblable à celui aperçu dans le champ de canne. Leur attention est attirée par une plaque en béton fraîchement posée au dessus de laquelle tournoient des mouches. Il s’en dégage une odeur nauséabonde. Après avoir dégagé la couche de béton et la plaque, ils découvrent le cadavre de Jairaj dans une nappe en plastique, et en état de décomposition avancée. La police est aussitôt alertée. La CID de Flacq, la police de la localité ainsi que la MCIT et le Dr Satish Boolell, médecin légiste en chef, arrivent très vite sur les lieux.
Quelques minutes après, la CID de Flacq est alertée de la présence de Shyam dans la localité. Il circule à bord d’une motocyclette Après, une brève course-poursuite, il est arrêté alors qu’il tente de s’enfuir. Son épouse sera, elle, arrêtée à Caroline chez sa mère. Elle passe aux aveux et raconte que sous la menace de son époux, elle a dû l’aider à se débarrasser du corps. Shyam n’a plus qu’à se mettre à table.
Jalousie et colère
Que s’est-il vraiment passé
A ce jour, Shyam a donné plusieurs versions à la police. Dans la première, il explique que Jairaj aurait trahi sa confiance en entretenant une liaison avec sa femme. Pris de jalousie et de colère, il a agressé mortellement la victime. Ce jour-là, poursuit-il, après avoir bu un bon coup avec Jairaj, il rentre chez lui. Alors qu’il somnole, il entend une conversation au téléphone entre son ami et sa femme. Cette dernière vient le réveiller en lui disant : “Lévé Calou, Bouba pe dire toi li pe vinne guette toi !” Cette conversation l’a agacé parce qu’il a reçu l’appel sur le portable de sa femme. Mais il préfère se calmer. A l’arrivée de Jairaj, ils s’installent dans le salon et picolent pendant un bon bout de temps. Vers minuit, la victime, complètement ivre, ne veut pas rentrer chez elle. Shyam lui demande de rester chez lui et installe un matelas dans le salon. Il va ensuite dans sa chambre et fait l’amour avec sa femme. Après quoi, il revient dans le salon et, à la vue de Jairaj en plein sommeil, il ne peut s’empêcher de l’agresser.
Dans une deuxième version, Shyam allègue que Jairaj cultivait du gandia dans un champ abandonné à Saint-Julien d’Hotman et les plants avaient atteint une hauteur de sept pieds. “Jairaj finne dire moi nous alle faire ène patrol pou check banne plantes-là. Mo ti refusé ”. A ce moment-là, dit-il, Jairaj se serait énervé et s’apprêtait à l’agresser avec une chaise en plastique. “ Mo fine risse ène sabre et mo fine tape li lors so li cou ”. Jairaj a dit qu’il ne pouvait pas identifier le lieu où se trouvent les plants de gandia.
Apprenti sorcier
Shyam a fourni une troisième version aux enquêteurs où, cette fois, il a déclaré être un apprenti sorcier. Il dit avoir tué Jairaj parce qu’il avait l’intention d’utiliser son âme pour “ faire li gardien mo la cour et aussi pour faire banne travail pour moi”. Le suspect parle de son “gourou”, un habitant de la localité qui l’aurait entraîné dans diverses activités comme “ traitère ”. Le “gourou” lui aurait aussi appris comment se servir d’une âme.
Il aurait profité de l’état d’ivresse de Jairaj, puis il s’est emparé d’un sabre qui se trouvait dans son salon à côté d’une statuette de Kali. Il a asséné Jairaj au cou. Puis, il lui a perforé la langue avec une longue aiguille utilisée d’habitude pour le Cavadee. Il a expliqué aux enquêteurs qu’il comptait utiliser le sang de son ami, son corps et son âme, rien qu’à des fins occultes. La perforation de la langue allait empêcher l’âme de la victime d’aller raconter ce qui lui était arrivé dans le rêve de ses proches et de ses amis. “ Li pas ti encore mort ”, a précisé Shyam.
Dans son rapport, le médecin légiste a noté cinq marques de sabre à la nuque de Jairaj, des blessures au niveau de son épaule, deux fractures à sa colonne vertébrale et une perforation à la langue. Les observations démontrent que Jairaj est décédé de plusieurs blessures et non d’un seul coup de sabre, comme Shyam a voulu faire croire aux enquêteurs.
Dans la nuit de vendredi, il a enfoui le cadavre dans un trou d’environ quatre pieds de profondeur. Il comptait utiliser la fosse comme un pissoir. Il a ensuite brûlé les morceaux de toile qu’il a utilisés pour nettoyer le sang et ses vêtements tachés de sang. Il les a mis dans un sac et s’en est débarrassé tout près du cimetière de Beau-Bois, à 500 mètres du lieu du crime.
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5 Responses to "Crime à Lallmatie : Sexe, drogue et sorcellerie" 
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said this on 15 Jun 2008 11:12:47 PM MUT
non mai sa ki Mr djard ine dire la... mo pa daccord..
mo pa reste lallmatie mais mo penser ki li pa gagne droit traite bane dimoune ki reste lallmatie de criminel... sinon tou coup ena ene crime bein zis nou ena pou al lallmatie apré criminel la pou vine devant nou..... li pa bien ditou sa ki sa Mr la ine dire.... kan ena ene crime dan ene lendroit nou bizin pa accuse bane habitant.... sa meme montrer nou ki Mauricien encore tilesprit.... zot pa reflechit avan zot kozer....c tou sa ki mo ena pou dire... |
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said this on 21 May 2008 11:16:47 AM MUT
the way people is acting is becoming very serious!! it is terrible.. hy no one isnt taking care of this?
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said this on 03 Apr 2008 3:00:07 PM MUT
lallmatie is known as lendroit BETON et CRIMINEL
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said this on 05 Mar 2008 6:17:54 PM MUT
I am really disappointed to see that the crime rate in mauritius is increasing at such a high speed..... I felt so much sympathy towards the family of Jeea,, the loss of their son.... thats so inhuman for someone to kill a person on the basis of superstition or even for the possession of his wealth.... what a psycho that guy shyam is!!!!!
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