Battu depuis dix ans : le mari séquestré et agressé à coups de couteau par sa femme

Par Ellvina Nallan O commentaire
Mari séquestré et agressé

Un homme de 45 ans est torturé, humilié et agressé par sa femme depuis dix ans. Toutefois, il l’aime tellement qu’il ne l’a jamais dénoncée à la police. Vendredi, il a failli y laisser la vie. Il a été séquestré dans sa maison et violemment agressé à coups de couteau. La police a dû forcer les portes pour le sauver. Son épouse a été arrêtée.

Il ne veut plus croire en l’amour, après que son épouse l’ait séquestré et sauvagement agressé vendredi lors d’une dispute. La police de Triolet a été avisée qu’un couple habitant de Pointe-aux-Piments se disputait et se hurlait dessus. Elle s’est alors rendue sur place. Les frères de Vikram (nom modifié) ont expliqué à la police qu’ils ont entendu leur frère hurler et appeler à l’aide.

« Nou finn kriye pou banla ouver laport me personn pann ouver e ti pe ziss tann diskission », explique les frères de Vikram à la police. Les policiers ont également tenté de parler avec Vikram et sa femme Kamla*, en vain. Ils ne répondaient pas. N’ayant pas le choix, la police a dû forcer les portes pour secourir Vikram.

Ce marchand ambulant portait plusieurs blessures sur différentes parties de son corps et ses vêtements étaient maculés de sang. Sa femme Kamla portait également des blessures. Le couple a été transporté à l’hôpital SSRN, Pamplemousses en toute urgence.

Soupçons d’infidélité

Un couteau a été récupéré sur les lieux. En route pour l’hôpital, Vikram a expliqué à la police que sa femme l’a agressé à coups de couteau, car elle le soupçonnait d’infidélité. Cependant, toujours selon Vikram, il a été fidèle. Il a été hospitalisé, après avoir subi une intervention chirurgicale.

Sa femme Kamla a été arrêtée et placée en détention dans un abri, après avoir été soignée à l’hôpital. Une policière est postée comme sentinelle à son chevet.

Samedi, avant d’être traduit devant la Bail and Remand Court, elle a été interrogée par la police et a nié les allégations de son époux. Selon elle, Vikram s’est automutilé. Elle répond d’une accusation provisoire de breach of Domestic Violence Act. La police, ayant objecté à sa remise en liberté conditionnelle, elle a été conduite en cellule policière. elle comparaîtra devant le tribunal de Pamplemousses ce lundi.

Colérique

Le Défi Quotidien a rencontré Vikram sur son lit d’hôpital. Ce marchand ambulant est perturbé et n’arrive pas à croire que sa femme a pu commettre l’irréparable. « Cela fait 18 ans que nous sommes mariés et depuis dix ans, je suis un homme battu. Elle est très possessive et parfois elle m’embarrasse devant mes clientes. Elle leur demande ‘eski ou mem ki kontan mo mari’. Toutefois, je ne lui ai rien dit. Sa possessivité l’a rendue colérique. Bien qu’elle m’agresse souvent, je n’ai jamais porté plainte, car j’ai cru que mon amour la changerait, mais je me suis trompé. Sa possessivité l’a détruit », explique Vikram.

 « Kamla fer bokou koler pou bann ti zafer e monn deza dir li al get enn dokter me zame li finn aler. Si li ti ale, kapav zordi pa ti pou ariv sa sityasion la. Ena fwa, mo per e mo dormi lizie ouver. Je l’aime toujours, mais elle m’effraie. Je ne sais pas si je pourrai la pardonner, car j’aurais pu perdre ma vie. Cette agression me hante toujours. Si mo ti ena pou tromp li, lontan mo ti pou fer li e pa aster la. Je ne sais pas pourquoi elle nourrit de telles pensées à mon égard », dit Vikram, les larmes aux yeux.

L’enquête policière se poursuit sous la supervision de l’assistant-surintendant de police Boodhoo.