Ce traité de non double imposition suscite beaucoup de controverse en Inde. De nombreux Indiens voient en Maurice un paradis fiscal, qui aide les grandes entreprises et les familles les plus riches à se livrer à la pratique de « round-tripping ». Il s’agirait d’un subterfuge utilisé par des Indiens pour blanchir de l’argent sale à Maurice, en montant des compagnies dans l’île avant d’investir dans leur propre pays, évitant, de ce fait, de s’acquitter de certaines charges fiscales.
Les Indiens ont l’intention de revigorer l’IOR-ARC après des années de rhétorique. Une coopération économique sur une grande échelle, des efforts communs dans le développement des couloirs maritimes, un nouvel essor à l’industrie de la pêche et la promotion d’échanges touristiques constitueront les nouveaux défis de cette instance régionale qui sera présidée par l’Inde en 2011-2012.
C’est l’Australie qui prendra la présidence pour les années 2013-2015. Par la suite, la présidence ira à l’Indonésie. Avec trois pays gigantesques à la tête de l’organisation pour les six années à venir, on exprime la confiance que cette instance régionale est promise à un grand avenir. Maurice abrite le siège de l’organisation qui n’a pu s’affirmer jusqu’ici sur le plan international.
La Chine, l’Égypte et la France ont un statut d’observateurs et de partenaires en dialogue de cette instance qui regroupe 18 pays riverains de l’océan Indien. C’est, en fait, l’île de La Réunion qui justifie le statut d’observateur de la France.









