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Sunday, 18 November 2012 08:30

Sur l’autel de la politique

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En ce moment de grande déprime et de morosité économique, l'accent aurait dû être mis sur des mesures concrètes pouvant faire renaître la confiance et soulager la population.
Le grand argentier a une bonne marge de manoeuvre pour agir en ce sens, mais a préféré accorder priorité à l'amélioration des indicateurs macro-économiques. Pourtant, ça fait des lustres que l'ascenseur social est en panne et que les inégalités progressent. Mais sortir des sentiers battus et tordre le cou aux idées préconçues requièrent, bien évidemment, une volonté politique intransigeante. Existe-t-elle réellement aujourd'hui ?

Gouverner c'est prévoir, mais c'est surtout savoir prendre les décisions qui s'imposent. Dans cette jungle économique et financière où les plus puissants s'arrogent toujours le droit d'accaparer la plus grosse part du gâteau, il va sans dire que l'État ne peut demeurer spectateur indifférent, mais à l'obligation d'intervenir de façon résolue afin de rétablir l'équilibre au sein de la société. Car, sans pour autant entrer dans les méandres idéologiques de l'actuel système de développement économique, ce serait faire preuve d'irresponsabilité flagrante que de négliger ceux qui n'arrivent pas à suivre la cadence et tombent en cours de route.

Aujourd'hui, un des plus grands défis auquel sont confrontés de nombreux États est justement la répartition convenable de la richesse créée afin que toutes les couches de la population puissent en bénéficier.  La France a introduit en juin dernier un taux d'impôt de 75% sur ceux dont les revenus annuels dépassent un million d'euros.

À Maurice, à la place d'une grande réforme fiscale visant à étendre de façon différentielle la contribution de ceux ayant les moyens, la NRPT, la taxe sur les intérêts bancaires ainsi que la Capital Gains Tax sur les biens immobiliers sont abolies alors qu'il faut revoir leur taux d'imposition afin que les filets du fisc ne puissent retenir que les gros poissons. Qu'en est-il, à propos, des revenus du capital ? Des profits complètement démesurés réalisés par le secteur bancaire ?

Par ailleurs, une proportion importante de la population active, particulièrement des jeunes, est privée de travail alors que certains amassent des fortunes sans que cela n'apparaisse comme lié au mérite ou au talent. L'exploitation du domaine de la sécurité alimentaire aurait permis non seulement d'avancer vers l'autosuffisance et de réduire nos dépenses, mais aussi de sortir des milliers de gens de la précarité et la pauvreté, phénomènes qui gagnent du terrain de jour en jour.

Or, le Budget 2013 passe complètement à côté de ce secteur vital de notre économie et ce alors que 2000 arpents de terres ont été obtenus des sucriers en 2007 et que dans le cadre de la restructuration de l'industrie sucrière, beaucoup de terres sont actuellement abandonnées et personne ne sait quoi en faire avec.

Avec les moyens disponibles, aussi modestes soient-ils, il est possible de faire mieux à Maurice, d'assainir la situation sociale et économique de façon significative. À condition que les bonnes décisions soient prises au bon moment et que les personnes appropriées soient placées à des postes de responsabilité appropriés. L'intérêt populaire ne peut être sacrifié éternellement sur l'autel de la politique.



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