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Sunday, 25 November 2012 10:00

Sortir de l’immobilisme

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Certes, la pression de l'opinion publique et celle de l'opposition devenaient intenables. Cependant, c'est faire preuve d'une profonde insouciance que de faire coïncider la campagne pour les municipales avec un des moments les plus importants de la vie parlementaire du pays, les débats budgétaires. Une administration digne de ce nom doit pouvoir désigner ses priorités.
Aujourd'hui, à la tête d'un gouvernement affaibli suite à une mauvaise stratégie d'alliance en mars 2010, le Premier ministre se retrouve manifestement dans une position fort contraignante. En effet, dans le but de couper l'herbe sous les pieds de l'opposition, qui avait réalisé une bien meilleure performance dans les villes aux législatives de mai 2010 – mais la raison officielle étant la préparation d'une nouvelle LGA –, le chef du gouvernement fut contraint de renvoyer sine die les municipales, en attendant l'arrivée des jours meilleurs. Or, la prudence et la bonne manoeuvre politique requièrent que l'on n'organise pas un scrutin – à l'exception d'une partielle qui survient à la suite des circonstances imprévues – au beau milieu d'un mandat lorsque la machinerie du gouvernement est en marche pour la réalisation de son programme.

D'autre part, après la présentation par le MMM de son plan de réforme électorale, projet rejeté, paraît-il, par le Premier ministre et retiré subséquemment par le parti, le monde politique local est toujours suspendu à la proposition concrète de ce dernier, d'autant que la date butoir pour la réforme du BLS émise par le UNHRC approche à grand pas. Or, cette réforme traîne en longueur et déchaîne beaucoup d'émotions. Il serait, par conséquent, approprié qu'une décision soit prise une fois pour toutes, afin d'éviter toute tentative de débordement ou de dérapage, ce à quoi on a d'ailleurs assisté ces derniers temps et qui aurait pu envenimer l'harmonie et la cohésion sociales dans notre pays.

L'on ne peut continuer à patauger dans l'immobilisme alors que les grands enjeux publics – law and order, drogue, fraude et corruption, marchands ambulants, congestion routière, CPE et leçons particulières, réforme électorale, problème d'eau durant la sècheresse, gaspillage des fonds publics mis en exergue par l'Audit, etc. – n'ont pas trouvé de solutions appropriées ces dernières années. En outre, la polarisation socio-économique s'est consolidée davantage et le dernier rapport du PRB, tout comme le budget 2013, loin d'apporter le bénéfice attendu par le gouvernement dans sa stratégie politique ont, semble-t-il, produit un effet boumerang. Le pays a besoin d'un nouveau souffle.

Quoi qu'en disent les dirigeants des rouges lors de leurs conférences de presse, le Premier ministre ne peut pas ne pas savoir que, dans les conditions actuelles, ses chances de remporter les municipales sont minimes et qu'une victoire de l'opposition servirait inévitablement de tremplin au remake 2000 pour l'échéance de 2015.

Dans de telles circonstances et vu que l'Alliance de l'Avenir a volé en éclats en cours de route, le chef du gouvernement aurait dû faire preuve de bienveillance, s'élever au-dessus des considérations du pouvoir et, en même temps, jouer son va-tout : dissoudre l'Assemblée nationale et appeler le pays aux urnes. Car une nouvelle légitimité électorale est devenue indispensable après que la volonté populaire exprimée en 2010 a été transgressée de façon insolente pour forger une majorité au niveau de la députation.

 Le 14 octobre 2005, le Premier ministre sorti des urnes trois mois plus tôt annonçait, au tout début d'une interview accordée à un quotidien (l'express) : « Je ne voulais pas entrer en politique ». Il serait intéressant de savoir ce qui lui a fait changer d'avis.




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