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Sunday, 09 December 2012 09:30

La vraie libéralisation des ondes

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Quel que soit le verdict que rendront les urnes, le paysage politique local pourrait connaître une nouvelle orientation dans les semaines ou mois à venir.
Même si Navin Ramgoolam dit posséder « un bazooka », il sait pertinemment qu'il a intérêt à ne pas prendre à la légère les paroles de SAJ, évoquant, à plusieurs reprises pendant la campagne et même bien avant, l'éventualité de le jeter en prison pour « dilapidation des terres de l'État ».

Personne n'a oublié le 2e épisode de la sinistre affaire Azor Adélaïde, impliquant sir Gaëtan Duval à la fin des années 80 ; ce dernier avait même été déféré aux Assises et risquait la peine capitale. Et c'est grâce à l'intervention de certains politiciens que le bon sens avait fini par triompher.

 Le Premier ministre a fait une course contre la montre pour essayer de renverser la tendance de l'opinion populaire et remporter les municipales – victoire qui, selon lui, sonnera le glas pour le remake 2000 et précipitera la concrétisation du remake de 1995, envoyant ainsi SAJ « dans caro canne » et rendant, en même temps, caduque son intention d'emprisonnement. La parole des auditeurs avait même été confisquée et ce n'est que 72 heures avant le scrutin que l'embargo a été levé sous certaines conditions.

 Il convient de rappeler que c'est le programme électoral PTr-MMM de décembre 1995 qui avait, pour la première fois, fait mention du projet de libéralisation des ondes et ce, dans le but de « favoriser l'approfondissement de notre espace démocratique ».

S'il est vrai que c'est le PTr qui avait préparé la législation pour la création des radios privées après la cassure du gouvernement en 1997, ce n'est qu'après le change-ment de régime en septembre 2000 que le texte avait été finalisé et débattu à l'Assemblée nationale. Et la première radio vit le jour en mars 2002, la deuxième un mois plus tard et la troisième en décembre de la même année.

 Cependant, force est de constater que le pluralisme et la concurrence dans le domaine audiovisuel ne sauraient être complets sans la  libéralisation de la télévision. Et il est malheureux que l'engagement pris par les dirigeants du pays en 2000 de privatiser la chaîne 3 de la MBC n'a jamais été concrétisé. L'Alliance Sociale, qui reprit le projet de télévision privée dans son manifeste de juillet 2005, n'a de même rien fait, ayant vraisemblablement réalisé qu'elle avait commis une grave erreur en confondant radios libres et service public.

C'est sans doute, dans le but de rectifier cette bourde que l'Alliance de l'Avenir a complètement fait l'impasse sur la télévision privée dans son programme électoral de mai 2010, alors que le MMM avait maintenu le projet dans le sien. D'ailleurs, lors d'une interview accordée à un hebdomadaire dominical du 2 décembre dernier (Sunday Times), Paul Bérenger prend « l'engagement qu'une fois au pouvoir, pou ena télévision privée ».

 Aujourd'hui, ceux-là même qui crient sur tous les toits être les défenseurs de la démocratie

font exactement le contraire et ce, alors que la section 12 de la Constitution garantit la liberté d'expression et qu'aucun des paramètres qui y sont mentionnés n'a jusqu'ici été transgressé. Certes, dans toutes les grandes démocraties du monde, une « cooling off period » de 48 heures est observée avant un scrutin.

Chez nous, alors que le directeur de l'IBA, Trilock Dwarka, a émis un communiqué le 4 décembre dernier apportant un « démenti formel » aux propos selon lesquels la décision de « mettre en veilleuse les interventions téléphoniques publiques pendant la dernière partie de la campagne électorale proviendrait du Premier ministre ou de son entourage », le président du PTr, Patrick Assirvaden, déclare, en parlant de l'IBA lors d'une interview à un hebdomadaire du 1er décembre 2012 (Samedi Plus) que « nous avons constaté qu'il y avait trop d'abus sur les radios. Ce sont les mêmes qui font de la propagande quotidiennement. Il faut qu'il y ait une équité et pour ça, il faut qu'il y ait des paramètres ». Comme quoi, à trop vouloir défendre l'indéfendable, l'on finit par s'emmêler les pinceaux.



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