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Sunday, 30 December 2012 09:50

L’année qui s’achève

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Très peu d'entre nous se hasarderaient à avancer que la qualité de vie de nos compatriotes s'est réellement améliorée cette année.
Bien au contraire ! Avec l'effritement  constant du pouvoir d'achat, la fracture sociale s'est creusée davantage et les inégalités se sont accentuées. Bref, la pauvreté n'a point reculé. Dans le même temps, la perception d'abus d'autorité, de trafic d'influence, de passe-droits, de copinage, etc., s'est consolidée et il va de soi que les différentes affaires soulevées à l'Assemblée nationale ont eu un effet amplificateur.

Sur le plan macro-économique, aucune nouvelle filière de développement génératrice d'emplois n'a vu le jour en 2012. Cela, alors que les licenciements et les contrats à durée déterminée (CDD), suscités par la fermeture et la restructuration des entreprises respectivement, sont devenus monnaie courante, avec pour conséquences directes, l'augmentation du nombre des sans-emplois et l'aggravation de la précarité. Globalement, avec le pessimisme grandissant dans le monde des affaires, dû principalement au prolongement de la crise dans la zone euro, Statistics Mauritius prévoit une tendance à la hausse du chômage l'an prochain, passant de 7,3 % au 3e trimestre 2012 à 8 % au début de 2013. Des appréhensions sont aussi notées dans le domaine de l'investissement privé, qui a décru de 3,7 % cette année. La Chambre de commerce et d’industrie prévoit de faibles perspectives de reprise l'an prochain.

Sur le front politique aussi, 2012 n'a pas été de tout repos. Même si on est au beau milieu d’un mandat quinquennal. L'année avait d'ailleurs débuté par un séisme au sommet de l'État avec la  démission du président – qui était en conflit direct avec le Premier ministre qui avait pourtant renouvelé son contrat trois années plus tôt – pour redescendre dans l'arène politique et donner une nouvelle impulsion à l'opposition. Il devient de plus en plus évident que les mauvais choix du chef du gouvernement en matière de stratégie politique ont, dans une certaine mesure, freiné l'avancement du pays.

Le Premier ministre a été contraint de remanier son équipe et présenter un deuxième programme de développement socio-économique après le départ du MSM en juillet 2011, suscitant ainsi des nouveaux et longs débats à l'Assemblée nationale. Récemment, il avait embarqué toute sa troupe dans une aventure hasardeuse en organisant les municipales au beau milieu d'un mandat, sous la pression de l'opinion publique après les avoir renvoyées à deux reprises pour, semble-t-il, éviter une déferlante mauve/orange dans les villes, mais en présentant la nouvelle Local Government Act comme motif officiel de ces renvois.

Ce qui devait arriver, arriva. Ni le pas de deux au Bar Chacha à Rose-Hill, ni la photo de Yasser Arafat brandie à Plaine-Verte n'ont pu empêcher la défaite annoncée de l'équipe gouvernementale. Il est évident que si les élections à Maurice étaient réellement « free and fair », les résultats auraient été beaucoup accablants pour nos dirigeants. Ainsi, après l'éclatement de l'Alliance de l'Avenir, plébiscitée en mai 2010, le pouvoir s'est fragilisé davantage. Et il va sans dire que l'intention malveillante – si elle est mise à exécution – exprimée par certains responsables de l'alliance rouge/bleue pendant  la campagne à l'égard des municipalités qui voteraient l'opposition, se refléterait éventuellement sur l'administration centrale, elle-même.

Requinquée, sans doute, par cette victoire, l'opposition ne lâchera certainement pas la pression en 2013. Il serait donc intéressant de suivre le traitement qui sera accordé au dossier de la réforme électorale – problématique qui a occupé beaucoup d'espace sur l'échiquier politique cette année – d'autant que la date butoir avancée par le Comité des droits de l’homme des Nations unies par rapport au Best Loser System est prévue pour début mars.



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