Machiavel in; Clown out
- By Subash Gobine
- Published 06/29/2009
Le départ de Bijaye Madhou comme directeur-général de la MBC était programmé.
On se demande comment le Premier ministre a pu tolérer ce règne de gabegies pendant si longtemps. Mais fin tacticien qu’il est, Navin Ramgoolam a sûrement filé à l’intention de Bijaye Madhou enough rope to hang himself et pour se discréditer totalement. Après tout, Bijaye Madhou vient d’une famille de Triolet. Il fait partie du réseau grandiloquent d’organisations socioculturelles. Il n’est pas un vulgaire nominé de l’ancien régime à qui on fait subir une dégradante opération de lev paké aller.
Avec Dan Callikan, on doit s’attendre à un assainissement rapide de la situation à la MBC et la fin d’un règne marqué par des clowneries les unes plus grotesques que les autres. Avec Callikan, se produira sûrement un meilleur marketing du produit Navin Ramgoolam que la surmédiatisation actuelle. Dans l’interview qu’il a accordée à Priscilla Chinapiel-Tirvengadum, Navin Ramgoolam exprime son mécontentement face à cette surmédiatisation.
On s’attend aussi à ce que Dan Callikan, qui est également avocat, respecte les provisions de la MBC Act, qui sont violées quotidiennement. Callikan a dirigé la MBC dans le passé, sous le règne d’Anerood Jugnauth. Il avait alors réussi quelques grands coups de spin-doctoring frisant le machiavélisme, surtout lors des élections de 1987. Ce qui lui avait attiré les foudres de l’opposition. Le Head of News à la MBC, Datta Ramyead, est un professionnel de carrière et il fera sans doute bonne équipe avec Callikan qui, rappelons-le, avait commencé sa carrière comme journaliste à la MBC.
Ne s’est manifesté meilleur symbole de la culture de ‘majakaro’ (jouissance) depuis 2005 que Bijaye Madhou. Un exercice qui s’avérerait fort intéressant serait de déterminer combien ses frasques ont coûté
aux centaines de milliers de familles mauriciennes qui paient la redevance de Rs 100 chaque mois à la MBC. Madhou a battu plusieurs records de dépenses, apparemment. Sa voiture a roulé davantage que tous les véhicules des institutions publiques, avec un record aussi au niveau des frais d’entretien et de réparations après accidents. On tente toujours de prendre la mesure de ce qu’ont coûté certains spectacles comme Pepsi Hungama. Et d’établir si l’overtime lié à la couverture de l’élection partielle au No 8 n’a pas coûté davantage que l’élection même !
Le départ de Madhou serait salutaire, si les autres nominés politiques du présent gouvernement réalisent qu’ils ont éventuellement des comptes à rendre à la population. Il existe encore des corps paraétatiques où la démesure et l’excès priment sur la bonne gouvernance. Comme Bijaye Madhou, qui a cru qu’une fois « gouvernement dans la main » tous les excès étaient possibles, d’autres décideurs sont eux aussi convaincus qu’ils peuvent agir en toute impunité.
Le changement à la tête de la MBC ne devrait toutefois pas occulter cette aberration qu’est le contrôle par l’Etat de la télévision publique à Maurice. Il ne reste, dans le monde, que quelques rares républiques bananières ou des autocraties comme Cuba, la Corée du Nord et l’Iran, où l’Etat contrôle totalement la télévision. Après la mise en service des radios privées, l’île Maurice a raté plusieurs chances d’introduire la télévision privée. Exerçant le pouvoir à un moment ou un autre, le Parti travailliste, le MMM et le MSM ont eu l’occasion de démanteler le monopole de la MBC. Ils ne l’ont pas fait. Invariablement, une fois qu’il se trouve dans l’opposition, chaque parti réclame l’avènement de la télévision privée. Le contrôle étatique de la MBC a sûrement fait la démonstration de sa vertu pour chacun de ces trois partis politiques.
On se demande comment le Premier ministre a pu tolérer ce règne de gabegies pendant si longtemps. Mais fin tacticien qu’il est, Navin Ramgoolam a sûrement filé à l’intention de Bijaye Madhou enough rope to hang himself et pour se discréditer totalement. Après tout, Bijaye Madhou vient d’une famille de Triolet. Il fait partie du réseau grandiloquent d’organisations socioculturelles. Il n’est pas un vulgaire nominé de l’ancien régime à qui on fait subir une dégradante opération de lev paké aller.
Avec Dan Callikan, on doit s’attendre à un assainissement rapide de la situation à la MBC et la fin d’un règne marqué par des clowneries les unes plus grotesques que les autres. Avec Callikan, se produira sûrement un meilleur marketing du produit Navin Ramgoolam que la surmédiatisation actuelle. Dans l’interview qu’il a accordée à Priscilla Chinapiel-Tirvengadum, Navin Ramgoolam exprime son mécontentement face à cette surmédiatisation.
On s’attend aussi à ce que Dan Callikan, qui est également avocat, respecte les provisions de la MBC Act, qui sont violées quotidiennement. Callikan a dirigé la MBC dans le passé, sous le règne d’Anerood Jugnauth. Il avait alors réussi quelques grands coups de spin-doctoring frisant le machiavélisme, surtout lors des élections de 1987. Ce qui lui avait attiré les foudres de l’opposition. Le Head of News à la MBC, Datta Ramyead, est un professionnel de carrière et il fera sans doute bonne équipe avec Callikan qui, rappelons-le, avait commencé sa carrière comme journaliste à la MBC.
Ne s’est manifesté meilleur symbole de la culture de ‘majakaro’ (jouissance) depuis 2005 que Bijaye Madhou. Un exercice qui s’avérerait fort intéressant serait de déterminer combien ses frasques ont coûté
Le départ de Madhou serait salutaire, si les autres nominés politiques du présent gouvernement réalisent qu’ils ont éventuellement des comptes à rendre à la population. Il existe encore des corps paraétatiques où la démesure et l’excès priment sur la bonne gouvernance. Comme Bijaye Madhou, qui a cru qu’une fois « gouvernement dans la main » tous les excès étaient possibles, d’autres décideurs sont eux aussi convaincus qu’ils peuvent agir en toute impunité.
Le changement à la tête de la MBC ne devrait toutefois pas occulter cette aberration qu’est le contrôle par l’Etat de la télévision publique à Maurice. Il ne reste, dans le monde, que quelques rares républiques bananières ou des autocraties comme Cuba, la Corée du Nord et l’Iran, où l’Etat contrôle totalement la télévision. Après la mise en service des radios privées, l’île Maurice a raté plusieurs chances d’introduire la télévision privée. Exerçant le pouvoir à un moment ou un autre, le Parti travailliste, le MMM et le MSM ont eu l’occasion de démanteler le monopole de la MBC. Ils ne l’ont pas fait. Invariablement, une fois qu’il se trouve dans l’opposition, chaque parti réclame l’avènement de la télévision privée. Le contrôle étatique de la MBC a sûrement fait la démonstration de sa vertu pour chacun de ces trois partis politiques.
Spread The Word
1 Response to "Machiavel in; Clown out" 
|
said this on 29 Jun 2009 1:46:07 PM GMT-13
Le titre de l'éditorial
Connotations ronflant |


Author/Admin)




