la piste des dodos : la montagne et la souris
- By Pradeep Kumar Daby
- Published 07/3/2009
Ç'aurait dû être un grand moment de télévision. Même le nouveau DG de la MBC avait voulu être présent. Mais l'histoire n'était pas au rendez-vous pour le documentaire «Sur la piste du dodo».
Dès les premières minutes de cette émission présentée comme une sorte d'aventures spielbergiennes, on avait compris que les choses étaient mal parties, avec un présentateur qui s'annonce : «Je suis Ritvik Neerbun.» Or, ce dernier, salarié à la MBC, issu de la presse écrite, et souvent au générique de certaines émissions, n'avait pas besoin de se présenter. L'intéressé a certes un talent indéniable de narrateur, mais il s'est emmêlé les pinceaux dans les genres. Tout au long de ce documentaire, long métrage (dixit Fareed Jangeerkhan) ou alors long reportage, on s'est rendu compte de ses errances. Trop didactique, manque de dynamisme et de cohésion, plans mal cadrés, de longues interventions savantes en anglais, sans sous-titrages ou versions françaises, alors que le film est en français. De surcroît, l'abondance de plans fixes enlève au film toute sa prétention d'être une œuvre historique ( c'est là qu'on regrette l'absence d'Amick Teeluckdharry). Et rien n'aurait été plus subliminale que l'apparition d'un ministre, comme quoi on a beau se présenter en victime politique à la MBC, mais on n'en est pas moins sensible aux sirènes sifflant du côté de l'Hôtel du Gouvernement. De mémoire de documentariste, aucun film, aussi court soit-il, n'a jamais offert autant d'espace à un politique. L'auteur du film aurait
pu se passer de la présence ministérielle, en faisant simplement allusion à l'usage que le gouvernement a fait de l'image du dodo pour un évènement national.
Quelles conclusions peut-on tirer de cette expérience ratée? Qu'on ne passe pas impunément de la chronique de films à la direction, qui est un métier avec ses règles et sa déontologie. Qu'il faut redoubler de formation à la Rue Pasteur? Et qu'on apprend à tout âge...
La semaine écoulée est encore venue démontrer qu'il faut encore des efforts surhumains à certains à la MBC pour revendiquer le titre de professionnels. Un exemple: alors que France 24, disponible sur le bouquet numérique de la MBC (merci Bijaye Madhou), venait d'annoncer la peine infligée au financier véreux Bernard Maddoff, quelques minutes plus tard, le JT français du soir de la MBC annonçait, lui, l'attente du verdict.
Blanc, c'est beau et ça vous ouvre toutes les portes. En Inde ou en Afrique noire, aux Antilles ou en Amérique du Sud, voire à Maurice, la chose est vérifiée exacte. Il n'y a pas longtemps, la MBC diffusait une pub fabriquée en Inde qui vantait la couleur blanche. En Inde, il ne fait pas bon être de couleur noire parce qu'elle révèle l'appartenance de caste. D'ailleurs ne représente-t-on pas Dieu avec un épiderme blanc...? Mais, à force de se dégoûter de la couleur de leur peau, certaines femmes africaines n'hésitent pas à jouer avec leur vie. En Afrique, une étude a permis de démontrer qu'une bonne partie de la pharmacopée destinée à rectifier sa couleur est cancérigène (magazine Le Point, MBC 2, jeudi 9 juillet). Michael Jackson était le symbole vivant de ce complexe d'infériorité.
Dès les premières minutes de cette émission présentée comme une sorte d'aventures spielbergiennes, on avait compris que les choses étaient mal parties, avec un présentateur qui s'annonce : «Je suis Ritvik Neerbun.» Or, ce dernier, salarié à la MBC, issu de la presse écrite, et souvent au générique de certaines émissions, n'avait pas besoin de se présenter. L'intéressé a certes un talent indéniable de narrateur, mais il s'est emmêlé les pinceaux dans les genres. Tout au long de ce documentaire, long métrage (dixit Fareed Jangeerkhan) ou alors long reportage, on s'est rendu compte de ses errances. Trop didactique, manque de dynamisme et de cohésion, plans mal cadrés, de longues interventions savantes en anglais, sans sous-titrages ou versions françaises, alors que le film est en français. De surcroît, l'abondance de plans fixes enlève au film toute sa prétention d'être une œuvre historique ( c'est là qu'on regrette l'absence d'Amick Teeluckdharry). Et rien n'aurait été plus subliminale que l'apparition d'un ministre, comme quoi on a beau se présenter en victime politique à la MBC, mais on n'en est pas moins sensible aux sirènes sifflant du côté de l'Hôtel du Gouvernement. De mémoire de documentariste, aucun film, aussi court soit-il, n'a jamais offert autant d'espace à un politique. L'auteur du film aurait
Quelles conclusions peut-on tirer de cette expérience ratée? Qu'on ne passe pas impunément de la chronique de films à la direction, qui est un métier avec ses règles et sa déontologie. Qu'il faut redoubler de formation à la Rue Pasteur? Et qu'on apprend à tout âge...
La semaine écoulée est encore venue démontrer qu'il faut encore des efforts surhumains à certains à la MBC pour revendiquer le titre de professionnels. Un exemple: alors que France 24, disponible sur le bouquet numérique de la MBC (merci Bijaye Madhou), venait d'annoncer la peine infligée au financier véreux Bernard Maddoff, quelques minutes plus tard, le JT français du soir de la MBC annonçait, lui, l'attente du verdict.
Blanc, c'est beau et ça vous ouvre toutes les portes. En Inde ou en Afrique noire, aux Antilles ou en Amérique du Sud, voire à Maurice, la chose est vérifiée exacte. Il n'y a pas longtemps, la MBC diffusait une pub fabriquée en Inde qui vantait la couleur blanche. En Inde, il ne fait pas bon être de couleur noire parce qu'elle révèle l'appartenance de caste. D'ailleurs ne représente-t-on pas Dieu avec un épiderme blanc...? Mais, à force de se dégoûter de la couleur de leur peau, certaines femmes africaines n'hésitent pas à jouer avec leur vie. En Afrique, une étude a permis de démontrer qu'une bonne partie de la pharmacopée destinée à rectifier sa couleur est cancérigène (magazine Le Point, MBC 2, jeudi 9 juillet). Michael Jackson était le symbole vivant de ce complexe d'infériorité.
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2 Responses to "la piste des dodos : la montagne et la souris" 
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said this on 04 Jul 2009 10:19:04 AM GMT-13
La critique est tellement
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