De "America Go Home!" nous passâmes très vite à "Welcome to the IMF and the World Bank !" et de la langue française, la langue académique la plus populaire après l’anglais, à la "langue créole" non académique, mais le Mouvement anarchiste (MMM) avait en leur sein un génie de la caricature pour l’académiser ! Et, aujourd’hui nous voyons le résultat dans la plupart des journaux et hebdomadaires de l’île créolisée. L’écriture de cette langue créole que certains, tel le prêtre catholique Jocelyn Grégoire, cherchent à nationaliser a une règle d’or : la déformation de tous les vocables afin de les rendre plus créoles !  Par exemple, pour ne citer qu’un seul des articles courants, "Lim Nasyonal An Kreol" et dont l’auteur est un certain Tahir Pirbhay:

L’hymne devient LIM

National = Nasyonal

Créole = Kreol

Publier = Pibliye

Traduction = Tradiksyon

Mauricien = Morysien

Appréciation = Apresyasyon

Elèves = Zelev

Collège = Kolez

Chante = Sant

Traduire = Tradir

Chorale = Koral

Cérémonie = Seremoni

L’indépendance = Lindepandans

Succès = Sikse

Au contraire = Okontrer!!!!!!!

Etc.

En bref, c’est infect (et tous ses synonymes)! Une abomination !  Un retour à l’esclavage des mentalités ! Un véritable bond dans les égouts de la médiocrité ! Et, j’en passe. Vu la complaisance de l’État et même son soutien à cette tentative anarchiste, certains Mauriciens, au milieu d’un océan de corruption, ont préféré chercher refuge dans l’exil plutôt que d’être victimes des barbares ! C’est ainsi que nous trouvons les Blancs de Maurice regroupés au Morne et ailleurs !

"Hame kaalé haii to kyaa huaa dilavaalé haii !"  Pendant plus d’un demi-siècle, le Mauricien, francophone ou anglophone, pouvait écrire phonétiquement (utilisant l'alphabet latin) toutes les chansons (et écrire des lettres)
en hindi, ourdou, hindoustani, tamil, télougou, marathi, chinois, etc., et les lire et les chanter sans aucun problème. Ils n’ont pas attendu l’arrivée du génie de Grenoble pour le faire.  Un certain José Minerve faisait le tour de l’île avec cette chanson en hindoustani, rapprochant les ethnies, mais aujourd’hui certains ont inventé un instrument de division ethnique, le créole, dans un but bien précis.

Quand, dix-huit ans après, ce Mauricien de l’exil, voulut revenir à son île natale, il la trouva en plus piteux état, dit-il. Il l’appelle l’État-client, la nation subjuguée, la nation esclave de l’Occident.  Un jour, qu’il prenait congé de son hôte, une Blanche de l’île, une Franco-Mauricienne, il lui dit : "Au revoir !"  Et, la Créole de lui répondre : "Salaam !"

L’idolâtrie passe aussi par l’étendard national que tous les Mauriciens sans exception aucune salue avec fierté, et l’Hymne National, Made in England, est encore une autre idole que même des gens qui se disent chrétiens et musulmans adorent ! Ce Mauricien qui n’arrive plus à s’y faire dans son pays natal, avait jadis laissé entrevoir sa nature rebelle et révolutionnaire lors de l’entonnement de l’Hymne National mauricien, Made in England, au Théâtre de Port-Louis.  Il fut le seul à ne pas se mettre debout ! Dégoûté de son île, devenue, dit-il, un paradis pour les homosexuels, les pédophiles, la prostitution, et le trafic de la drogue ainsi que de la chair humaine, il s’est de nouveau exilé, et n’a aucune intention d’y revenir. "Quand on a la police, le judiciaire, les médias et le gouvernement aux fesses, la sagesse exige que l’on aille respirer ailleurs !" me confia-t-il.
  
Ghyslaine ROC
Ce jeudi 20 mars 2008

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