Me voici en Angleterre, dieu que c’est grand et dieu que la mer me manque. Ce que je vois à l’horizon, ben des toits et des briques rouges, tant que j’ai presqu’envie de crier comme Edouard Maunick jadis ‘Ki côté la mer ?’.

Mais bon, je voulais tenter l’aventure londonienne, je voulais côtoyer David Beckham, Elton John, Arsène Wenger (je suis fan d’Arsenal), Keira Knightley, Elizabeth Hurley et les grands de ce monde. Sais pas où les dénicher mais bon ça doit pas être trop difficile pour une star de ne pas se montrer. Ils ont besoin de ‘bains de foule’ pour exister. Ma cousine chez qui je crèche, habite aux abords de Londres, pratique un train et je suis à Waterloo. Ah oui, le train… j’adoooooooore ! Ils sont confortables, silencieux et on pèse sur le bouton pour que la porte s’ouvre et se referme ! Je me demande parfois comment de tels trains auraient pu sillonner mon île Maurice natale. Question de place, de coût etc. etc.… et tiens je me souviens qu’il y a pas très longtemps, beaucoup d’argent avait été investi dans un projet de métro léger. Verra-t-il le jour quand les poules auront des dents ? Je déambule dans Soho, qui est l’endroit rêvé
de tous ceux qui se fichent pas mal des autres et qui ne veulent surtout pas se voir coller l’étiquette BCBG. Ici, se côtoient homos, hétéros, punk, goths…  bref des marginaux car n’oublions pas que pour les homos, les hétéros sont les marginaux.

Comment peut-on aimer une personne du sexe opposé ? lol ! Ceci dit, je n’ai jamais vu autant de gays dans mon existence et surtout pas sur ma petite île Maurice puritaine. Blancs, noirs, jaunes, métissés, ils sont partout et sont fiers de s’aimer. En Angleterre, entre autres noms on les appelle les ‘Queenies’ à cause de ce petit côté (grand pour certains) efféminé.  Les lesbiennes sont elles surnommées ‘Butch’, à cause bien entendu de ce petit côté (grand pour certaines) masculin. Mais j’apprendrais par la suite qu’hommes et femmes gays ont plusieurs autres noms : lipstick et poof pour n’en citer que ceux la.

Donc, me voici à déambuler les ruelles de Londres, et la devant moi une pancarte ‘Bookshop and Sex shop downstairs’… Vais-je m’y hasarder ? Ma maman n’en reviendrait pas que son poussin tout juste échappé de ses ailes protectrices découvre autre chose que  Club Dorothée. Mais bon, on ne vit qu’une fois et hop ! J’entre dans le paradis du latex….