Lorsque j'étais jeune, nous chantions la comptine "Dansons la Capucine, il y a pas de riz chez nous. Il y en a chez la voisine, mais ce n'est pas pour nous. " Et quand je terminais ma petite chanson, j'étais très souriant, voire fier de moi. Mais maintenant, à l'heure actuel, cette douce comptine est devenue réalité.

Amer ! C'est le goût que les ménagères des pays ayant une économie fragile – dont Maurice – auront en regardant leur panier dans quelque temps. Jamais le prix du riz n'avait grimpé aussi vite et aussi haut. À tel point qu'on peut comparer le riz, un produit de base qui est à relativement bon marché, à de l'or. L'or vert.

Le gouvernement de certains pays, fournisseurs du riz, ont limité leurs exportations pour enrayer la hausse du prix sur leur territoire. Le problème, c'est que la plupart des producteurs de riz du monde doivent eux-mêmes en acheter. Car, ils en produisent moins qu'ils n'en consomment.

C'est un véritable casse-tête qu'auront les dirigeants de notre pays dans un proche avenir. L'État subventionne déjà le riz qu'on appèle 'ration'. Selon la presse étrangère, la tonne du riz 'ration' (type B) a atteint la barre des 502 euros au début du mois d'avril. Ce qui représente une augmentation de 147 % en une année seulement. Et qu'en sera-t-il du riz de type A (Basmati) ? Le type de riz que la plupart des familles mauriciennes consomment. Je vous laisse tirer vos propres conclusions.

Compte tenu des différentes hausses de prix, on va très vite oublier la baisse qui a frappé quelques rares produits suite à l'appréciation de notre roupie. Une des solutions, c'est de manger de la patate ou du manioc, comme le faisaient nos grands-parents.

Est-ce que ce sera un luxe de manger un bon briani ou encore un bon riz cantonais ? Crise à suivre…