Gaining Sun Trust’s Trust
- By Subash Gobine
- Published 11th May, 2008
C’est toujours de bonne guerre : on débauche chez l’adversaire, au point où les transfuges parlementaires sont devenus des éléments incontournables du jeu politique mauricien. La dernière défection en date, celle du député Sekar Naidu, demande cependant quelques réflexions. Voit-on se dégager une nouvelle tendance, celle de voir un parti tenter de disloquer un allié potentiel ?
Février 2006. Il se produit un événement inédit. Un député fait défection. Qui plus est, il abandonne aussi son cocon familial. Ce député, Ashock Jugnauth, connu pour être très proche de son frère Anerood et de son neveu Pravind, démissionne du MSM pour se rallier à la cause de Paul Bérenger. À ce moment-là, le MMM et le MSM agissaient de concert au Parlement et ailleurs. Mais Bérenger souhaitait un changement de leadership à l’intérieur du MSM. Il estimait que Pravind Jugnauth manquait d’envergure.
La défection d’Ashock fit beaucoup de peine à la famille Jugnauth. Jamais dans l’histoire du pays trois membres soudés d’une seule famille ne s’étaient présentés aux mêmes élections et tous trois s’étaient retrouvés à la tête du gouvernement. Avec le temps, l’effet Ashock s’estompera. Les intérêts politiques aideront à anesthésier ceux qui ont été troublés par cette défection. Mais l’élément de confiance, entre partenaires, en a pris un sérieux coup.
Et cette guerre par procuration était loin d’être finie. Le MSM devait ressentir un autre choc à la veille du meeting du 1er mai quand la démission de Sekar Naidu fut annoncée. Seuls les naïfs croiront que Naidu n’a nullement été encouragé dans sa démarche par ses amis du MMM. Les raisons qu’il a avancées pour justifier son départ
ne sauraient être plus bancales.
Il s’oppose à la peine de mort ! Mais est-ce un problème si pressant ? Si Pravind Jugnauth était Premier ministre et insistait à conduire à la potence un condamné à mort que toute la population avait jugé innocent, on aurait pu comprendre un objecteur de conscience comme Naidu. Mais quel est ce Mauricien innocent qui attend dans le couloir de la mort actuellement ? Pour l’homme des grands principes qu’il se targue d’être actuellement, Naidu aurait dû démissionner du Parlement. Car, sans le cachet de Pravind Jugnauth sur ses Nomination Papers, serait-il devenu député ?
À entendre le député démissionnaire, on est presque amené à croire qu’il a été élu sur la base de sa propre personnalité. Ou alors, après une intervention divine. Bref, il y a eu hidden agenda derrière cette démission. Le timing de l’événement est suspect et les explications données pour justifier la décision ne tiennent pas la route. Après Ashock Jugnauth, voilà un autre coup qui ne pousse pas Sun Trust à admirer de façon béate son futur allié.
Pour que l’élément de confiance vienne sceller une future alliance, Pravind Jugnauth se verra dans l’obligation d’obtenir des concessions majeures pour rendre crédible son choix de se rapprocher de Paul Bérenger, plutôt que de Navin Ramgoolam. Si une alliance MSM-MMM voit le jour, il faudra surtout attendre que les travaillistes concentrent leurs tirs sur Pravind Jugnauth, le présentant comme quelqu’un d’incapable de contrer les manœuvres de déstabilisation de Paul Bérenger.
Ils diront que Pravind Jugnauth se verra tout simplement marginalisé et privé de support, une fois les élections gagnées. Que le deal de partage du pouvoir et du poste de Premier ministre ne sera pas respecté. Après les épisodes Ashock Jugnauth et Sekar Naidu, le MMM se verrait bien contraint d’ajouter quelques étages de « trust » au bâtiment de la Rue Edith Cavell.
Février 2006. Il se produit un événement inédit. Un député fait défection. Qui plus est, il abandonne aussi son cocon familial. Ce député, Ashock Jugnauth, connu pour être très proche de son frère Anerood et de son neveu Pravind, démissionne du MSM pour se rallier à la cause de Paul Bérenger. À ce moment-là, le MMM et le MSM agissaient de concert au Parlement et ailleurs. Mais Bérenger souhaitait un changement de leadership à l’intérieur du MSM. Il estimait que Pravind Jugnauth manquait d’envergure.
La défection d’Ashock fit beaucoup de peine à la famille Jugnauth. Jamais dans l’histoire du pays trois membres soudés d’une seule famille ne s’étaient présentés aux mêmes élections et tous trois s’étaient retrouvés à la tête du gouvernement. Avec le temps, l’effet Ashock s’estompera. Les intérêts politiques aideront à anesthésier ceux qui ont été troublés par cette défection. Mais l’élément de confiance, entre partenaires, en a pris un sérieux coup.
Et cette guerre par procuration était loin d’être finie. Le MSM devait ressentir un autre choc à la veille du meeting du 1er mai quand la démission de Sekar Naidu fut annoncée. Seuls les naïfs croiront que Naidu n’a nullement été encouragé dans sa démarche par ses amis du MMM. Les raisons qu’il a avancées pour justifier son départ
Il s’oppose à la peine de mort ! Mais est-ce un problème si pressant ? Si Pravind Jugnauth était Premier ministre et insistait à conduire à la potence un condamné à mort que toute la population avait jugé innocent, on aurait pu comprendre un objecteur de conscience comme Naidu. Mais quel est ce Mauricien innocent qui attend dans le couloir de la mort actuellement ? Pour l’homme des grands principes qu’il se targue d’être actuellement, Naidu aurait dû démissionner du Parlement. Car, sans le cachet de Pravind Jugnauth sur ses Nomination Papers, serait-il devenu député ?
À entendre le député démissionnaire, on est presque amené à croire qu’il a été élu sur la base de sa propre personnalité. Ou alors, après une intervention divine. Bref, il y a eu hidden agenda derrière cette démission. Le timing de l’événement est suspect et les explications données pour justifier la décision ne tiennent pas la route. Après Ashock Jugnauth, voilà un autre coup qui ne pousse pas Sun Trust à admirer de façon béate son futur allié.
Pour que l’élément de confiance vienne sceller une future alliance, Pravind Jugnauth se verra dans l’obligation d’obtenir des concessions majeures pour rendre crédible son choix de se rapprocher de Paul Bérenger, plutôt que de Navin Ramgoolam. Si une alliance MSM-MMM voit le jour, il faudra surtout attendre que les travaillistes concentrent leurs tirs sur Pravind Jugnauth, le présentant comme quelqu’un d’incapable de contrer les manœuvres de déstabilisation de Paul Bérenger.
Ils diront que Pravind Jugnauth se verra tout simplement marginalisé et privé de support, une fois les élections gagnées. Que le deal de partage du pouvoir et du poste de Premier ministre ne sera pas respecté. Après les épisodes Ashock Jugnauth et Sekar Naidu, le MMM se verrait bien contraint d’ajouter quelques étages de « trust » au bâtiment de la Rue Edith Cavell.
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4 Responses to "Gaining Sun Trust’s Trust" 
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said this on 19 May 2008 10:53:48 PM MUT
Any political master, and Mr Berenger is certainly one, will have several strategies in place, some concomitant and -hopefully- reinforcing each other, others more like fall-back positions.
Public positioning and statements try to keep all alternatives alive although at times this may be difficult, in which case one can always have recourse to the famous "dans l'interet superieur du pays!"... Berenger's strategies revolve around a) a LP alliance - most forcefully expressed at may 1st 2006 rally ("le MMM attend une offre digne et sincere"...), he has and will push for it by trying to destabilise Alliance Sociale elements and raising the tempo; since things have not evolved (yet!) in that direction, fall-backs are in place b) fall-back 1 : an MSM alliance - unfortunately made difficult through the spiteful quarrel around the Leader of Opposition seat. This is a new twist since the earlier strategy had been to oust and replace the Pravind leadership inside MSM leading to events Subash Gobine sums up concisely c) fall-back 2 : go it alone, the last recourse, despite all public posturings about the biggest party, the "V V S P" fabrication, the MMM leadership is not blind in private, where the real thinking takes place...it is the dead-end... Mr Berenger has no control over which road he might have to follow eventually; his actions and words have therefore to keep all three reasonably alive simultaneously... Why so much effort (desperate at times) to make something happen in 2008? is the feeling that the end of a generation is near? that by 2010 too much of the front bench including Mr Berenger might look rather obsolescent and too elderly? Or are the words of ex-Pdt Uteem echoing ominously... |
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said this on 18 May 2008 5:07:41 AM MUT
Poor Pravind! He thought that he was destined to become PM. He could still become PM but he has to wait until Navin exits the political scene. Be patient my boy!
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said this on 14 May 2008 11:11:49 PM MUT
MSM is as insignificant as MSD or MMSM. Out of all MSM MPs elected in 2005 only one of them got elected with MSM votes: Ashock Jugnauth. All the other MSM MPs have been elected with a vast majority of MMM votes!
In other words, MSM is not the political party it used to be in the period of 1983-1991. MSM was a major party during that period because Ptr was in major disarray without a strong leadership. Therefore the traditional labour electorate was then supporting MSM. With the arrival of Navin Ramgoolam, the traditional Labourites slowly went back to Ptr. As long as Navin Ramgoolam is around, the only chance for any MSM candidate to be prime minister lies with MMM. The sharing of the prime minister seat for any MSM member is a heavenly gift. If Pravind Jugnauth seals an alliance with Ptr, at best he will be NUMBER THREE in that government. He has no other choice but MMM… If Pravind Jugnauth was smart enough he would have kept quiet in the MMM/MSM alliance… and be prime minister as from 2013 and most probably the leader one major party(fusion between MMM & MSM) with the retirement of Paul Berenger. Pravind Jugnauth went a bit too far by claiming his supposedly rightful place to be the one and only candidate to the post of prime minister…One way of reading his new stand to the prime minister seat, is that the penny finally dropped!!! |
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said this on 13 May 2008 4:30:32 AM MUT
De toute évidence, le MMM semble avoir des difficultés à jouer efficacement ses cartes sur l’échiquier politique. Jusqu’ici, la déstabilisation du régime par le débauchage de certains éléments était une tactique payante. Avec le retour du PMSD dans l’opposition et la défection de Ramjuttun et Dulloo, les rangs des opposants du régime travailliste s’étaient renforcés. Surfant sur une vague de mécontentement populaire causée par les mesures économiques draconiennes du gouvernement, le MMM avait pris de l’essor et il s’était mis à rallier autour de lui toutes les forces anti-régimistes.
Cependant, dans sa stratégie de consolidation, le MMM a franchi un pas qui n’est pas tactiquement payant : la tentative d’affaiblir un allié potentiel, le MSM, pour le ramener à la raison au sujet du partage des pouvoirs. Comme si la défection d’Ashok Jugnauth n’était pas suffisante pour provoquer le courroux du MSM, celle de Sekar Naidu est venue exacerber davantage les relations entre les deux partis. La défection d’Ashok n’ayant pas eu l’effet escompté sur le plan politique, le MMM aurait dû savoir que le départ d’un autre poids léger du MSM n’arrangerait pas les choses pour lui. Bien au contraire. L’épisode de Naidu est venu accroître la méfiance entre les deux partis. Surestimant sa force, le MMM a sous-estimé le MSM, qui demeure le joker qui déterminera l’issue du prochain scrutin législatif. Pravind Jugnauth se dit maintenant décidé à faire partie du prochain gouvernement, quel qu’il soit, quitte à abandonner son ambition premier-ministérielle. Il laisse donc la porte ouverte à une alliance avec le Ptr pour prendre sa revanche sur Bérenger. Cette perspective n’est pas réjouissante pour le MMM qui, malgré toute sa force, craint une alliance bleu-blanc-rouge consacrée par la bénédiction de SAJ. Après sa boutade à l’effet que Pravind devrait attendre 50 ans pour devenir PM, Bérenger change de ton pour dire qu’une alliance MMM-MSM est toujours souhaitable, croyant que Pravind a mis de l’eau dans son vin. Or, c’est une mauvaise lecture de l’état d’esprit de Pravind. Celui-ci ne croit plus dans la sincérité du MMM et il explore de nouvelles avenues pour son parti. Le MMM s’est brûlé les ailes et devrait maintenant faire une course contre la montre pour rétablir la confiance entre lui et son allié potentiel. Le rapport de forces n’est plus à l’avantage du MMM. Alors que les petits alliés ne lui apportent pas grand-chose, le MMM est allé trop vite en besogne dans sa tentative d’affaiblir le MSM. |
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