Brain dead but flying...
- By Subash Gobine
- Published 29th October, 2007
C'est dans le but de réglementer l'industrie sucrière que le gouvernement Jugnauth, issu des élections de 1983, décida de créer la Mauritius Sugar Authority (MSA) en juillet 1984.
La régulation est nécessaire comme un outil de rationalité économique. La régulation sert aussi d'arme de redressement, s'il y a injustice sociale. Bâtie sur l'esclavage et l'apport des coolies, l'industrie sucrière a toujours dégagé une forte charge émotionnelle dans la psyché mauricienne.
D'après le site web de la MSA, «the objective of the Authority as defined in the MSA Act is to promote the development of the sugar industry on an efficient basis, having regard to the national interest». (Click here)
Toujours d'après la définition des objectifs, la MSA a pour rôle de formuler des «plans and policies for the sugar industry on a systematic basis on all aspects which sustain the short, medium and long term viability of the industry». Et cela en analysant les aspects financiers, économiques, techniques et sociaux de cette industrie.
23 ans après sa création, la MSA n'a toujours pu fonctionner de façon efficace comme régulateur de cette industrie. Plusieurs gouvernements Jugnauth, un gouvernement Bérenger et deux gouvernements Ramgoolam ont dû intervenir comme policy maker pour débloquer plus d'une crise affectant cette industrie, alors que le régulateur dispose de tous les pouvoirs pour sauvegarder les intérêts des différents partenaires.
Tout ce qu'on peut relever du bilan de la MSA depuis 1984, c'est que les usiniers sont devenus financièrement plus puissants, alors que les planteurs disparaissent de la scène, année après année. Pourtant, les régulateurs dans les économies les plus avancées défendent systématiquement les intérêts des petits producteurs, car rien n'est plus nocif à la cause de l'efficience économique que les concentrations dominantes. Microsoft n'a-t-elle pas fini par se plier à la régulation européenne ?
La MSA a failli lamentablement dans sa tâche. On dirait même que cette organisation est brain dead. Seul signe de vie : les fréquents déplacements à l'étranger de son directeur, qui détient en quelque sorte un record dans ce domaine, surtout pour les séjours en Suisse.
Aucun gouvernement n'a osé prendre la moindre sanction contre la direction de cette institution. De toute façon, il n'était pas dans l'habitude des gouvernements Jugnauth et Bérenger de pratiquer une politique «leve paké allé». Or, guillotiner les têtes constitue un principe fondamental dans la praxis travailliste.
Navin Ramgoolam est, lui aussi, victime de l'inefficience de la MSA. Il a dû tenir une conférence de presse, hier, pour faire le point sur l'avenir de l'industrie sucrière, alors que la MSA aurait dû déjà, de façon très professionnelle, définir les options de cette industrie et recommander la ligne à suivre.
Mais le gouvernement portera sur son dos le directeur de la MSA. Car, contrairement aux Jyoti Jeetun, Shakun Jugmohun et autres Soorya Gayan, le directeur répond éminemment à la définition de «nou dimoune ça» dans l'iconographie travailliste. Et comment osera-t-on commettre l'hérésie de demander à «nou dimoune» de «lev paké allé» ?
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3 Responses to "Brain dead but flying..." 
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prakash
said this on 21 Nov 2007 5:37:06 PM MUT
L’actuelle direction de la MSA a survécu à tous les gouvernements qui se sont succédé depuis 1987. La raison en est très simple : elle a l’art de se bâtir de solides amitiés au sein de chaque gouvernement. Quand elle est coincée, elle joue un ministre contre un autre en leur prodiguant des conseils conflictuels. A chaque fois que le ministère de tutelle a voulu rappeler à l’ordre la MSA, celle-ci a appelé à son secours le ministre des Finances en poste. A chaque fois que le président du board de la MSA commence à poser des questions gênantes, la MSA parvient à le faire remplacer par une autre personne.
Entre 1987 et 1991, la MSA a joué le ministre des Finances contre le ministre de l’Agriculture sur plusieurs dossiers. En 1988, la MSA réussit à faire remplacer le Permanent Secretary du ministère de l’Agriculture (Chan Sin) par une autre personne de son goût au grand dam du ministre de tutelle, Madan Dulloo. Entre 1991 et 1995, la MSA s’était assuré l’appui solide des ministres Sithanen et Ruhee contre le ministre Dulloo sur les questions de la centralisation, de la fermeture d’usines et de l’abolition de la taxe de sortie sur le sucre. Entre 1995 et 2000, la MSA s’attira le soutien du ministre Bheenick en épousant sans broncher son idée d’un « special levy » de Rs 300 millions sur l’industrie sucrière. Entre 2000 et 2005, la MSA a cultivé des relations privilégiées avec les ministres Bodha et Jugnauth qui dépassent le cadre institutionnel. Depuis 2005, la MSA s’est assuré l’appui indéfectible de Sithanen, Sayed Hossen et Kailash Ruhee, trois personnes influentes au sein du régime travailliste. Si le MMM-MSM devait reprendre le pouvoir, il est à parier qu’ils s’accommoderaient très bien de l’actuelle direction de la MSA. Devrait-on s’étonner dès lors que la direction de la MSA persiste dans ses méthodes et son incompétence contre vents et marées ? Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois. |
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Ashwin
said this on 01 Nov 2007 11:47:21 AM MUT
The MSA is not the only brain dead organisation. Half of the labour party is being pushed in this direction too. With Sithanen and Boolell being sidelined on the sugar issue, the sugar industry's future is in the hands of one person: Nita Deerpalsingh, who arm-twists the weak NR into implementing her vision of the world. NR is a puppet who repeats whatever is being fed to him by Nita. Tis Quite scary, isn't it?
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Naguib Lallmahomed
said this on 31 Oct 2007 12:59:43 AM MUT
It is high time for the Director "à vie", the so-called "Doctor" Rajpati to "lev pake ale" if he still has a slice of "d'amour propre". You are right Subash, "Doctor" Rajpati "a failli lamentablement dans sa tâche" and the guy must go now!
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