«Mon nom est x, petit-fils d’esclaves»
- By Pradeep Kumar Daby
- Published 10/18/2009
Quel est le point commun entre Karim Abdool Jabbar, Mohamed Ali, Ice -Cube, Queen Latifah et Malcolm X? Ils sont tous Noirs, Américains et musulmans. Le plus éminent d’entre eux est Malcolm X, né Little et assassiné le 21 février 1965.
C’est un personnage controversé qui fait l’objet d’une minutieuse enquête dans le magazine intitulé «Les derniers jours de Malcolm X» (18h00, MBC 2, samedi 24 octobre). Le seul témoignage que les Mauriciens – une minorité, soit dit en passant – ont de «Malcolm X» est le film éponyme de Spike Lee, avec Denzel Washington, à la ressemblance saisissante dans le rôle-titre. Un fait pourrait encore rendre le militant intéressant aux yeux de nos compatriotes, c’est Malcolm X qui est à l’origine de la conversion du boxeur Cassius Clay à l’Islam.
Pourquoi Malcolm X est très rarement cité par les Afro-Américains comme un modèle de lutte pour leurs droits? Il faut sans aucun doute chercher la réponse dans son choix de se convertir à l’islam, dans un pays majoritairement chrétien et devenu très suspect à l’égard des musulmans depuis les attentats du 11-Septembre. Mais le manque d’intérêt des Afro-Américains à l’égard de «Malcolm X» ou des «Panthères Noires» (le Black Panther for Self-Defense) est bien antérieur aux attentats des Deux Tours. Ni le radicalisme religieux de Nation of Islam, mouvement auquel Malcolm s’était converti, ni l’extrémisme politique des
Panthères, n’ont aidé à les rendre plus sensibles à la discrimination dont ils étaient victimes. Seul le message pacifiste du révérend Martin Luther King, disciple du Mahatma Gandhi, a été le véritable détonateur au mouvement des droits civiques. Un succès qui s’explique à la fois par la personnalité de King et sa lutte menée au sein de l’Église, ce qui lui a permis de ratisser large. Alors que des personnalités de Hollywood, le couple Bogard/Bacall, entre autres, ont participé à la marche du 28 août 1963 devant le Lincoln Memorial, Washington, à l’appel du révérend King – où il prononça son fameux discours, ‘J’ai un rêve -, le Nation of Islam prêcha lui une rupture radicale avec les Blancs, considérés comme des «démons» par leur leader Elijah Muhammad. Entre d’un côté, la voie pacifiste du révérend King et, de l’autre, les radicalismes de Malcolm X et des Panthères Noires, l’Amérique noire avait choisi le moindre mal, mais elle craignait aussi et surtout la répression qui s’abattit sur les Panthères, dont le combat s’inspirait du marxisme-léninisme. La violence qui mua le couple Cleaver – Eldridge et sa femme Kathleen –, Huey Newton et autres Bobby Seale et Stokely Carmichael, répondait bien à celle exercée par le FBI, qui assassina froidement ses membres. Avec Malcolm X, ce combat s’inscrivait dans un cadre plus extrême, car les membres de Nation of Islam, ne croyaient pas à la lutte des classes et étaient convaincus que tous les Blancs étaient potentiellement des racistes.
C’est un personnage controversé qui fait l’objet d’une minutieuse enquête dans le magazine intitulé «Les derniers jours de Malcolm X» (18h00, MBC 2, samedi 24 octobre). Le seul témoignage que les Mauriciens – une minorité, soit dit en passant – ont de «Malcolm X» est le film éponyme de Spike Lee, avec Denzel Washington, à la ressemblance saisissante dans le rôle-titre. Un fait pourrait encore rendre le militant intéressant aux yeux de nos compatriotes, c’est Malcolm X qui est à l’origine de la conversion du boxeur Cassius Clay à l’Islam.
Pourquoi Malcolm X est très rarement cité par les Afro-Américains comme un modèle de lutte pour leurs droits? Il faut sans aucun doute chercher la réponse dans son choix de se convertir à l’islam, dans un pays majoritairement chrétien et devenu très suspect à l’égard des musulmans depuis les attentats du 11-Septembre. Mais le manque d’intérêt des Afro-Américains à l’égard de «Malcolm X» ou des «Panthères Noires» (le Black Panther for Self-Defense) est bien antérieur aux attentats des Deux Tours. Ni le radicalisme religieux de Nation of Islam, mouvement auquel Malcolm s’était converti, ni l’extrémisme politique des
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3 Responses to "«Mon nom est x, petit-fils d’esclaves»" 
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said this on 19 Oct 2009 8:33:57 AM GMT-13
The author failed to ment
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said this on 19 Oct 2009 5:42:15 PM GMT-13
Those black Muslims tend
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said this on 20 Oct 2009 10:02:11 PM GMT-13
The question is: what i
One wonders if We certainly ha |


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