‘Tragic failure’
- By Subash Gobine
- Published 28th June, 2008
La crise que connaît le Zimbabwe ne se résume pas aux tentatives désespérées d’un dictateur, qualifié de sanguinaire, qui s’accroche au pouvoir. Robert Mugabe est diabolisé dans le monde occidental. Pourtant, l’Afrique a connu des dictateurs qui ont pratiqué le génocide sans faire l’objet d’autant de réprobations. Dans le cas Mugabe, le fait qu’il a voulu casser les reins aux fermiers blancs a créé un intérêt tout particulier.
On fait grand cas actuellement d’une déclaration faite à Londres par Nelson Mandela, l’homme d’Etat le plus prestigieux que l’Afrique ait jamais produit. Au fait, Nelson Mandela a prononcé une phrase de quatre mots – «tragic failure of leadership» – pour décrire la situation au Zimbabwe. Nelson Mandela n’a pas dénoncé nommément Mugabe. Pas plus que le Président sud-africain Thabo Mbeki, qu’on accuse même de mollesse par rapport à Mugabe. On dit que l’Afrique du Sud aurait pu utiliser toute sa puissance économique pour étrangler le Zimbabwe et renverser Mugabe.
L’affaire est plus complexe. Les Africains voient la crise zimbabwéenne sous un angle différent des Occidentaux. Mugabe lui-même jouit de l’immense prestige historique d’avoir été l’homme qui a mis fin au règne de la minorité blanche dans l’ancienne Rhodésie. Le régime de Ian Smith ne massacrait-il pas ses opposants noirs ? Une fois au pouvoir, Mugabe avait hébergé et aidé les combattants sud-africains engagés dans une guerre sans merci contre le régime d’apartheid d’Afrique du Sud, souvent au prix d’attaques militaires et d’actes de sabotage orchestrés au Zimbabwe par le régime blanc sud-africain.
Les malheurs de Mugabe ont commencé avec sa campagne de démocratisation des fermes au Zimbabwe. Les Blancs s’étaient appropriés de larges étendues de terre
dans l’ancienne Rhodésie tout comme dans les pays voisins. Mugabe a cherché à corriger cette injustice. Ses méthodes ont été mauvaises. Il a manqué de finesse. Il n’a pas tiré des leçons de cette intelligente et efficace stratégie de Black Economic Empowerment (BEE), que les Sud-Africains ont mise en place après l’avènement d’un gouvernement de la majorité.
Grâce au BEE, les Noirs sud-africains sont aujourd’hui actionnaires dans presque toutes les entreprises du pays, y compris les compagnies exploitant des mines de diamant et d’or. Les Noirs occupent aussi des postes de direction dans ces entreprises, y compris la South African Airways. Les Blancs sud-africains ne se sentent pas spoliés pour autant.
Au contraire, ils sont aujourd’hui plus riches qu’au temps de l’apartheid. Leurs entreprises sont maintenant implantées dans le reste de l’Afrique, y compris Maurice, et elles sont actives même en Inde. Les Sud-Africains ont créé une win-win situation. L’African National Congress (ANC), en raison de son combat contre l’apartheid et du succès du BEE, reste le parti dominant sur l’échiquier politique sud-africain. Le parti pourrait connaître des problèmes de leadership, mais il est bien assuré de rester au pouvoir pendant longtemps encore.
Par ses méthodes grossières, Mugabe est devenu, sans le vouloir, l’allié objectif de ceux qui n’entendent pas céder la plus petite parcelle de leurs fermes aux Noirs. Quand Mugabe ne sera plus au pouvoir, ses ‘victimes’ réclameront ce qui leur a été spolié. La cause du Black Empowerment au Zimbabwe sera bel et bien enterrée. Morgan Tsvangirai jouera le jeu.
Thabo Mbeki complaisant envers Mugabe ? Le cas zimbabwéen sera utilisé pour faire échec à la prochaine phase du BEE en Afrique du Sud, c’est-à-dire la démocratisation agricole. À Maurice aussi, Mugabe servira d’épouvantail à ceux qui s’opposent à la démocratisation de l’économie. Vraiment une «tragic failure» pour la cause des Africains, ce Mugabe.
On fait grand cas actuellement d’une déclaration faite à Londres par Nelson Mandela, l’homme d’Etat le plus prestigieux que l’Afrique ait jamais produit. Au fait, Nelson Mandela a prononcé une phrase de quatre mots – «tragic failure of leadership» – pour décrire la situation au Zimbabwe. Nelson Mandela n’a pas dénoncé nommément Mugabe. Pas plus que le Président sud-africain Thabo Mbeki, qu’on accuse même de mollesse par rapport à Mugabe. On dit que l’Afrique du Sud aurait pu utiliser toute sa puissance économique pour étrangler le Zimbabwe et renverser Mugabe.
L’affaire est plus complexe. Les Africains voient la crise zimbabwéenne sous un angle différent des Occidentaux. Mugabe lui-même jouit de l’immense prestige historique d’avoir été l’homme qui a mis fin au règne de la minorité blanche dans l’ancienne Rhodésie. Le régime de Ian Smith ne massacrait-il pas ses opposants noirs ? Une fois au pouvoir, Mugabe avait hébergé et aidé les combattants sud-africains engagés dans une guerre sans merci contre le régime d’apartheid d’Afrique du Sud, souvent au prix d’attaques militaires et d’actes de sabotage orchestrés au Zimbabwe par le régime blanc sud-africain.
Les malheurs de Mugabe ont commencé avec sa campagne de démocratisation des fermes au Zimbabwe. Les Blancs s’étaient appropriés de larges étendues de terre
Grâce au BEE, les Noirs sud-africains sont aujourd’hui actionnaires dans presque toutes les entreprises du pays, y compris les compagnies exploitant des mines de diamant et d’or. Les Noirs occupent aussi des postes de direction dans ces entreprises, y compris la South African Airways. Les Blancs sud-africains ne se sentent pas spoliés pour autant.
Au contraire, ils sont aujourd’hui plus riches qu’au temps de l’apartheid. Leurs entreprises sont maintenant implantées dans le reste de l’Afrique, y compris Maurice, et elles sont actives même en Inde. Les Sud-Africains ont créé une win-win situation. L’African National Congress (ANC), en raison de son combat contre l’apartheid et du succès du BEE, reste le parti dominant sur l’échiquier politique sud-africain. Le parti pourrait connaître des problèmes de leadership, mais il est bien assuré de rester au pouvoir pendant longtemps encore.
Par ses méthodes grossières, Mugabe est devenu, sans le vouloir, l’allié objectif de ceux qui n’entendent pas céder la plus petite parcelle de leurs fermes aux Noirs. Quand Mugabe ne sera plus au pouvoir, ses ‘victimes’ réclameront ce qui leur a été spolié. La cause du Black Empowerment au Zimbabwe sera bel et bien enterrée. Morgan Tsvangirai jouera le jeu.
Thabo Mbeki complaisant envers Mugabe ? Le cas zimbabwéen sera utilisé pour faire échec à la prochaine phase du BEE en Afrique du Sud, c’est-à-dire la démocratisation agricole. À Maurice aussi, Mugabe servira d’épouvantail à ceux qui s’opposent à la démocratisation de l’économie. Vraiment une «tragic failure» pour la cause des Africains, ce Mugabe.
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5 Responses to "‘Tragic failure’" 
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said this on 01 Jul 2008 7:07:38 PM MUT
DR PM is not to be blamed,sharks are around him,he never have the freedom to be himself.
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said this on 29 Jun 2008 6:36:56 PM MUT
Why South Africa dont help Zimbabwe?
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said this on 29 Jun 2008 5:48:54 PM MUT
Sad to say Africa will remain Africa,so long the politician are corrupt,donation will be done years after years,and it will always be a lack of food ,hygiene,the biggest consumer of scoth whiskey in the whole world is Ethiopia!!The leaders will sell their own people.
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said this on 28 Jun 2008 11:36:33 PM MUT
Bien malin celui qui pourra me dire la difference entre Amedée Darga, Robert Mugabe, Rama Sithanen, Tabor Mbeki, Bébé Doc, Navin Ramgoolam, et Dr Gowreesunkursingh Rajpati!
En tout cas Zanu a son Headquarters á Harare de la maniere de Sun Trust á Port Louis. M'enfin trouvez la difference, pouvez-vous? |
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said this on 28 Jun 2008 3:12:28 PM MUT
NELSON MANDELA, « THE WHITE MAN’S FAVOURITE [AFRICAN] POLITICIAN »
Excellent write-up Mr Gobine. The Mothers of Apartheid believe that they could buy Robert Mugabe like they bought Nelson Mandela. Nelson Mandela is « the white man’s favourite [African] politician », said Thabo Mbeki. You are spot on in your observation that the demonisation of Mugabe started when he decided to give lands to the indigenous people, lands which were stolen by white racists. Regarding the last elections, which may be regarded as unfair as George Bush’s elections, or less unfair than those in Iraq and Afghanistan under European occupation, or as in pro-European Musharraf’s Pakistan, the BBC keep showing ad nauseum some Black Zimbabweans running around, but commenting that they were looking for the supporters of opposition leader Morgan Tsvangirai to intimidate (beat up and even kill) but without showing any proof to back up their comments. For his part, Morgan Tsvangirai, leader of the Movement for Democratic Change (MDC) pulled out of the elections and sought refuge in the Dutch Embassy, a strong supporter of Apartheid, alleging that he feared for his life. But le later came out and, mysteriously, did not ‘fear’ for his life any more. In fact, Morgan Tsvangirai was ordered to do so by his European masters so that they can undermine Robert Mugabe. The British Queen decided to strip Mugabe of his honorary title without explaining why he was given such a title in the first place – most probably because they wanted to bribe Mugabe into accepting land theft by the British and others. Tony Benn refused such title for good reasons. On the other hand, Nelson Mandela is in bed with the Mothers of Apartheid. Most of his entourage supported or had links with South African Apartheid. While Mugabe was called a « bush man » fighting for the liberation of his country from the clutches of terror, Nelson Mandela spent 27 years of his life in the prison of Apartheid with the help and complicity of the British, the Americans, and other Europeans, including Israelis. Mandela was clearly brainwashed in prison and was offered presidency in 1994 in an immoral and corrupt deal with racists. He may have been a symbol of freedom given his struggle to free his country, but he is no comparison with the struggle led by Robert Mugabe. He brushed under the carpet the hundreds of thousands of Black South Africans who were tortured, raped and murdered under 100 years of Apartheid. No justice was called for. There was no SOWETO TRIAL like there was the Nuremberg Trial. He never invoked the South African holocaust like so many other holocausts on the African continent. He let the terrorists, the killers and murderers have it all. This is why he is so loved in the European West which is occupying and dominating so many other parts of the world. This is why he was awarded the Nobel Peace Price. Nelson Mandela’s statue is in Parliament Square. The British Queen, celebrities and capitalists love him because South Africa still belongs to them. Strangely, Mandela is not speaking out against Israeli Apartheid and freedom for Palestinians but for freedom all around the world without saying where. Perhaps he means more terrorist occupation to ‘free’ Zimbabwe. His comments about « tragic failure of leadership » about Zimbabwe have been blown out of all proportions to favour the Mothers of Apartheid against his African ‘brother’ Robert Mugabe. At the London Hyde Park concert held in his ‘honour’ for his 90th birthday, Mandela speaks of « more work to be done » about « oppression » around the world but does not say which oppression and by whom, and what work should be done. Since he is a guest of the oppressor, may be he means the ‘oppression’ of Mugabe. Many of the guests at Mandela’s 90th birthday London concert are full supporters and financers of Apartheid Israel which still has interests in Zimbabwe, especially in its diamond mines, interests which are presently under threat. Perhaps the British Queen should give Mandela several honorary titles for his faithful subservience as, through him, Europeans try to elevate South Africa as an African superpower under their aegis in order to dominate the African continent, a design which they always had under South African Apartheid. M Rafic Soormally London |
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