Manou’s Ego Trip
- By Subash Gobine
- Published 13th July, 2008
Le bâtiment le plus haut du pays, la tour de la Banque de Maurice, abrite un personnage lui aussi aux proportions hors normes. On peut comprendre que, perché au dernier étage du bâtiment, à 321 pieds du sol, Rundheersing Bheenick soit tenté de clamer, comme Leonardo DiCaprio à la proue du Titanic, qu’il est le maître du monde.
Le ministre des Finances, Rama Sithanen, est, lui, plus modestement logé au rez-de-chaussée de l’Hôtel du Gouvernement. Bheenick se trouve donc en position dominante. Vraiment ? Sithanen pourrait bien avoir des défauts. Mais combien de Bheenick faut-il pour faire un Sithanen comme ministre des Finances ? 50 ? 100 ?
Néanmoins, cela n’empêche pas le Gouverneur de la Banque de Maurice de nous offrir le spectacle affligeant d’un grossier culte de la personnalité, exécuté à coups de millions de roupies. Un culte visant à prouver que c’est lui, le Mr Economy de l’île Maurice. Et non pas Sithanen !
À en juger par les ‘activités’ de la Banque de Maurice, depuis que Bheenick y a été parachuté, on pourrait croire que le Gouverneur est un prince arabe s’asseyant sur une fortune. Banquets, déjeuners, dîners, cocktails, conférences et célébrations se succèdent à un rythme effréné. Le tout arrosé de champagne rose, s’il vous plaît !
C’est de l’argent gaspillé. Faut-il faire venir un étranger à grands frais pour dire à des banquiers mauriciens que les cours du pétrole et la flambée des prix des céréales menacent les économies des pays vulnérables ? Un
marchand de dholl puree, évoluant à quelques mètres du bâtiment de la Banque de Maurice, ferait le même constat, sans avoir réussi un Master’s à l’université d’Oxford. Son gros pois, sa farine, l’essence de sa mobylette, tout coûte plus cher. De plus en plus cher.
Le culte de la personnalité à la Kim Il Sung, à la Banque de Maurice, a débouché sur des manifestations se voulant grandioses pour marquer les 40 ans de la banque, dont le recrutement d’un Anglais pour écrire le discours du Gouverneur. Le lancement d’une pièce de Rs 20, que les commerçants craignent d’utiliser car elle a la même dimension qu’une pièce d’une roupie, et le financement d’un projet de plantation de bambous à Dubreuil font partie d’une longue liste d’initiatives loufoques que les contribuables mauriciens sont appelés à financer pour satisfaire les fantasmes de grandiloquence du Gouverneur.
Les frasques de Bheenick sont loin de cadrer avec l’objectif principal de la Banque centrale, qui consiste principalement à maintenir l’inflation dans des proportions low and stable. Or, depuis que Bheenick est gouverneur, l’inflation a été de 10% la première année, toujours de 10% la deuxième année. Avec un tel bilan, Bheenick aurait dû se faire très modeste et se focaliser sur son objectif premier.
Il n’existe aucune part dans le monde un Gouverneur de Banque centrale de la dimension de Bheenick. Le Premier ministre aura intérêt à mettre fin à ce spectacle. Avec Bheenick, le gouvernement a planté le drapeau de république bananière le plus haut possible, sur le mât le plus haut du pays. Ce mât à 407 pieds du sol se trouve justement sur le bâtiment de la Banque de Maurice.
Le ministre des Finances, Rama Sithanen, est, lui, plus modestement logé au rez-de-chaussée de l’Hôtel du Gouvernement. Bheenick se trouve donc en position dominante. Vraiment ? Sithanen pourrait bien avoir des défauts. Mais combien de Bheenick faut-il pour faire un Sithanen comme ministre des Finances ? 50 ? 100 ?
Néanmoins, cela n’empêche pas le Gouverneur de la Banque de Maurice de nous offrir le spectacle affligeant d’un grossier culte de la personnalité, exécuté à coups de millions de roupies. Un culte visant à prouver que c’est lui, le Mr Economy de l’île Maurice. Et non pas Sithanen !
À en juger par les ‘activités’ de la Banque de Maurice, depuis que Bheenick y a été parachuté, on pourrait croire que le Gouverneur est un prince arabe s’asseyant sur une fortune. Banquets, déjeuners, dîners, cocktails, conférences et célébrations se succèdent à un rythme effréné. Le tout arrosé de champagne rose, s’il vous plaît !
C’est de l’argent gaspillé. Faut-il faire venir un étranger à grands frais pour dire à des banquiers mauriciens que les cours du pétrole et la flambée des prix des céréales menacent les économies des pays vulnérables ? Un
Le culte de la personnalité à la Kim Il Sung, à la Banque de Maurice, a débouché sur des manifestations se voulant grandioses pour marquer les 40 ans de la banque, dont le recrutement d’un Anglais pour écrire le discours du Gouverneur. Le lancement d’une pièce de Rs 20, que les commerçants craignent d’utiliser car elle a la même dimension qu’une pièce d’une roupie, et le financement d’un projet de plantation de bambous à Dubreuil font partie d’une longue liste d’initiatives loufoques que les contribuables mauriciens sont appelés à financer pour satisfaire les fantasmes de grandiloquence du Gouverneur.
Les frasques de Bheenick sont loin de cadrer avec l’objectif principal de la Banque centrale, qui consiste principalement à maintenir l’inflation dans des proportions low and stable. Or, depuis que Bheenick est gouverneur, l’inflation a été de 10% la première année, toujours de 10% la deuxième année. Avec un tel bilan, Bheenick aurait dû se faire très modeste et se focaliser sur son objectif premier.
Il n’existe aucune part dans le monde un Gouverneur de Banque centrale de la dimension de Bheenick. Le Premier ministre aura intérêt à mettre fin à ce spectacle. Avec Bheenick, le gouvernement a planté le drapeau de république bananière le plus haut possible, sur le mât le plus haut du pays. Ce mât à 407 pieds du sol se trouve justement sur le bâtiment de la Banque de Maurice.
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9 Responses to "Manou’s Ego Trip" 
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said this on 19 Jul 2008 4:50:38 PM MUT
Paret kuma dire ki Sithanen ki finne ekrir sa lartik la parski ena ene ta fossete ladan. Par exemple Bheenick gouverner depi 1 an selman alors ki loter p attribue li l'inflation pu de zan. Eski Gobine kapav dire nou komier per diem Sithanen ine ramasser depi zulliet 2005?
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said this on 17 Jul 2008 7:10:09 AM MUT
Ramgoolam ne lèvera pas le petit doigt pour ramener Bheenick à l’ordre. Il a placé Bheenick à la tête de la Banque de Maurice, au grand dam de Sithanen, justement pour lui couper les ailes. Bheenick appartient à la vieille école social-démocrate du Parti travailliste, au même titre que Nita Deerpalsingh, qui se trouve à l’opposé de l’école néo-libéraliste du ministre des Finances. Ramgoolam laisse divers courants d’opinion s’affronter au Parti travailliste afin d’éviter d’être la cible des tirs de l’opposition. D’ailleurs, le MMM et le MSM ne s’attaquent-ils pas uniquement à Sithanen ?
Puisque le ministre des Finances étendait ses tentacules partout, Navin a trouvé en Bheenick le contrepoids idéal qui peut faire pièce à la stratégie de Sithanen. Le ministre des Finances aime pontifier sur l’économie. Bheenick, lui, pontifie sur la politique monétaire à longueur d’interviews dans les media. La politique monétaire étant du ressort de la BOM, qui peut empêcher le gouverneur d’en parler à profusion. Les deux hommes partagent une même attitude : formés à des écoles prestigieuses, ils ont une suffisance intellectuelle et une vision élitiste qui rejette toute contradiction. Ils croient détenir la vérité, l’un sur la politique fiscale et l’autre sur la politique monétaire. Les divergences de vues entre le ministre des Finances et le gouverneur de la BOM n’ont jamais été si fortes. Si le ministre veut maintenir à tout prix sa politique de croissance inflationniste, il trouvera sur sa route le gouverneur qui a pour mandat de juguler l’inflation. Mais toute hausse du taux d’intérêt provoque une appréciation de la roupie qui fait perdre aux exportateurs des revenus. Comment trouver un équilibre juste entre les objectifs de croissance du ministre et un taux d’inflation soutenable ? Les deux hommes se croient trop intelligents pour lâcher du lest. C’est le pays qui fait les frais d’un conflit de personnalités, voire d’une guerre idéologique. Dans aucun autre pays civilisé, voit-on un ministre des Finances et un gouverneur de banque se lancer des flèches du Parthe si fréquentes. Les frasques de Bheenick sont sans doute typiques des travaillistes aux pouvoirs illimités. Il n’est redevable envers personne. Comme Sithanen, il estime que son poste tient d’une aspiration légitime fondée sur des compétences techniques. Quand un homme doit son ascension à ce qu’il estime être sa compétence, il n’a cure des protocoles, de l’opinion d’autrui ou des règles démocratiques. C’est ça le drame de l’ïle Maurice où certaines personnes croient avoir le droit de gouverner. |
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said this on 16 Jul 2008 1:04:09 PM MUT
Bheenick has the benediction of Navin. Unless he makes another "trou bheenick" he will remain governor using taxpayers/VAT money given to him by the Minister of Finance.
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said this on 16 Jul 2008 1:01:07 PM MUT
Manou after his "trou" seeks rehab from media and business operators. Sithanen is lauded by both media and business. Both have fat egos, Manou may be as arrogant and clever as Sithanen also poor communicators. However the perogatices of each is clearly defined. Bith respect same else Navin will roar as a toothless lion.
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said this on 15 Jul 2008 10:14:05 PM MUT
Kamouad Subash, mo na pa kompran sa mano à mano avek Manou là. Inflasyon pa zaffaire Manou sa mé Sithanen, defisi balanz komersyal ankor Sithanen, la derout ékonomik thuzhur Sithanen!
La banck sentral ziste regulater aktivités bane la banck. Alors BoM (Bank of Manou) so rol kom regulater se veyé ki ena Compliance, Good Governance, ek IFRS (International Financial Reporting Standards). Binshir dan Moris ena tandanz de dramatizé ou ezazeré. |
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said this on 16 Jul 2008 4:11:20 PM MUT
We wish to draw your attention to the Bank of Mauritius Act 2004.
You should know that there are two arms of macro-economic policy making in any country: fiscal policy and monetary policy. The Minister of Finance is responsible for fiscal policy and the Governor of the Central Bank- in our case the Bank of Mauritius- for monetary policy. Fiscal policy plays a stabilization and distributive role. Monetary policy plays the role of achieving price stability. Rundheersing Bheenick should be made to understand, if he does not until now, that his primary role is to achieve price stability. This is what Section 4 of the Bank of Mauritius Act 2004 says about the objective of the Bank of Mauritius in very precise terms: Objects of the Bank (1) The primary object of the Bank shall be to maintain price stability and to promote orderly and balanced economic development. (2) The other objects of the Bank shall be – (a) to regulate credit and currency in the best interests of the economic development of Mauritius; (b) to ensure the stability and soundness of the financial system of Mauritius; and (c) to act as the central bank for Mauritius. Note that the ‘price stability and to promote orderly and balanced economic development’ comes first because it is the primary objective. All other objectives of the Bank are secondary. What we see in developed countries is a clear trend to hive off regulation of banks including compliance to guidelines and laws to a separate organization referred to as Financial Services Authority, the equivalent of our Financial Services Commission. In those countries like in Mauritius the conduct of monetary policy with a view to achieving low and stable inflation rate is the primary objective. The Bank of Mauritius Act 2004 was reviewed and modernized taking into account the findings of economic research done in the leading Universities and central banks of the world. In most modern central banks, Monetary Policy Committees have been established by law. Decisions are taken about the monetary policy stance of the country with the objective of achieving lasting price stability. |
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said this on 16 Jul 2008 8:58:45 PM MUT
I think Mr Subash should clearly state his background including his career paths(advisor,ICTA,etc) and his achievements in those different posts.
We all know that actually most of the institutions are being managed by political nominees and what else can we expect. |
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said this on 15 Jul 2008 2:46:38 PM MUT
Quand l'auteur s'extasie "mais combien de Bheenick faut-il pour faire un Sithanen comme ministre des Finances ? 50 ? 100 ?" ne verserait-il pas dans "le culte de la personnalité" aussi? Rien d'étonnant lorsqu'on vit dans la patrie du nombrilisme!
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said this on 17 Jul 2008 2:07:25 AM MUT
Why is a man who acted stupid so many times still credited with outstanding intelligence? I know other Oxford degree holders who are blank stupid. These things do happen.
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Author)




