Grève, boycott, changements d`horaires et manque de communication: la rentrée des classes pour le troisième trimestre ne semble pas être de tout repos. Rencontre avec les principaux partis concernés…

Rififi dans le secteur éducatif ! En effet, une circulaire aurait été émise par le ministère de l`éducation, cette semaine (Ndlr: entre le 04 août et le 09 août), à l`intention des responsables d`établissements leur informant qu`à partir du 11 août les classes vont débuter à 8h pour se terminer à 15h. Et cela suite à la publication du dernier rapport du Pay Research Bureau( PRB). Notons toutefois que concernant les élèves les horaires de classe seront, selon un syndicaliste, comme suite: de 8h à 14h 25.

Le syndicaliste qui défend les intérêts des instituteurs du secondaire privé ne cache pas son mécontentement après ces modifications. C`est un homme loquace qui nous a parlé au téléphone. D`entrée de jeu, Yayah Parouty ,président de L`Union of Private Secondary Education Employees (UPSEE), précise que “la publication du rapport PRB ti faire mention qui tous collèges pour termine à 15h. À aucun moment le rapport pas ine vine dire qui l`heure l`école pé rentrer!” Selon lui, ce n`est qu`après ce communiqué (circulaire) que débuter à 8h a été mentionné. Le syndicaliste avance que la circulaire explique qu`après le départ des étudiants du collège les enseignants pourront corriger les devoirs, préparer les cours, etc. Le seul hic, selon lui, c`est que les enseignants s`attèlent déjà à ces taches . Ce qui l`amène à penser que “rien de productif ne pourra être fait car les élèves auront déjà tiré leur révérence(de l`école)” Il persiste et signe:les enseignants  doivent être rémunéres pour ce temps additionnel de travail.

“…un mot d`ordre de grève n`est pas à écarter.”

De plus, soutient t-il, les enseignants ne pourront plus quitter l`enceinte de l`école entre 8h à 15h. Pour lui cette démarche va certainement contribuer à augmenter le taux d`absentéisme des enseignants car, selon lui, ils n`auront pas le temps de faire de petites choses personnelles. “ Et la dans c`est zenfan qui pou perdi” renchérit Yayah Parouty. “Si ces mesures sont vraiment adoptées, un mot d`ordre de grève n`est pas à écarter.” Dixit Yayah Parouty. Toutefois, dit t-il, une décision finale sera prise le 23 août lors d`une assemblée générale au collège St-Marys. Qui plus est, il paraît que Yayah Parouty a le soutien de ses confrères des collèges d`état. Il confirme ce fait.

D`autre part, du côté d`un autre principal parti concerné en l`occurrence les étudiants, il semble qu`il y a un manque total de communication . À titre d`exemple, un étudiant, souhaitant garder l`anonymat, et qui va bientôt prendre part aux examens de la Higher School Certificate soutient ,sur un air ahuri, qu`il ne savait pas qu`il y avait des changements dans ses heures de classe et qu`il l`apprenait à l`instant. Cependant il affirme que, pour lui, dans l`éventualité d`une grève il n`y aura pas de grands problèmes car l`école va bientôt finir et il comptait rester à la maison pour ses révisions personnelles dans quelques jours. Il avance aussi qu`il aura l`aide de ses professeurs des leçons particulières pour l`assister si les profs d`école ne sont pas disponibles. Mais quid des étudiants qui ne prennent pas des leçons particulières? À cette question, le président de L`UPSEE devait répondre: “ c`est au gouvernement de voir les intérêts des enfants.” Revenant au début de l`école à 8h, l`étudiant déclare “qu`est ce que nous allons bien pouvoir faire dans ces 25 minutes? ( son école débute à 8h25)” De plus, il soutient que “ des problèmes de transport ne sont pas à écarter.” Il souhaite toutefois qu`un consensus soit trouvé au plus vite car, avance t-il, tous ses amis ne sont pas dans la même situation que lui.

Dharam Gookool: “. ..C`est pas le moment, pas du tout !”

L`UPSEE, par la voix de son président, demande aussi une augmentation de l`allocation accordée aux surveillants des examens. “ Le niveau de  vie va crescendo” avance l`UPSEE pour soutenir cette demande. Un boycott n`est toutefois pas à l`agenda, pour le moment, dit Paraouty. Au niveau du ministère de l`éducation on n`a pas été en mesure d`obtenir une déclaration de Dharam Gookool mais il devait déclarer sur les ondes d`une radio privée:“ …c`est pas le moment maintenant quand bane enfants fine prépare pou alle prend bane examens qui important qui nous vine brandi la menace de boycott, menace de chantage. C`est pas le moment, pas du tout!” Il devait, par ailleurs, faire un appel au bon sens des syndicalistes.

Il est clair  c`est que c`est une situation qui va certainement défrayer la chronique dans les jours à venir. Quel sera le dénouement de toute cette affaire? “Tout vient à  point à qui sait attendre” dit l`adage,avec raison.

Adjsn Jean