En attendant les élections
- By Isshack Hasgarally
- Published 01/17/2010
L’Événement 2010, pour l’île Maurice, c’est les élections générales. Il y a cinq ans que nous vivons dans l’attente de cette année. Prévues pour 2010 ( selon la Constitution), elles peuvent avoir lieu jusqu’au seuil de 2011 – force majeure oblige. Il y a de petites astuces qui permettent aux dirigeants de s’agripper au pouvoir pendant encore un trimestre ou deux. Une fois entre les mains, le Pouvoir ne s’en échappe pas aussi facilement. On cherche et recherche des formules, des excuses, on sonde toutes les voies … pour rester au pouvoir. Pour pouvoir jouir de ses privilèges. La Constitution offre des privilèges, des échappatoires … pourquoi ne pas en profiter ? Et après ?... Advienne que pourra. Dès lors que rien n’a été fait anticonstitutionnellement.
Bien imbécile celui qui parle discipline, principe, justice … , qui, à la moindre provocation, ou pour éviter une élection partielle, dissout le Parlement et rappelle le peuple aux urnes. On peut être héros pour les uns, de par sa rectitude, sa droiture, on peut ne pas abuser des privilèges de la Constitution, tout cela n’impressionne pas les autres. Au contraire, ça agace, ça irrite, ça décourage… Pour les autres, c’est du gâchis. C’est du travail inachevé. D’un coup de tête, on n’arrête pas un travail en marche. C’est comme une houle qui, avec violence, se déferle sur la plage et détruit un château de sable en pleine construction.
Et tout est à refaire.
Navin Ramgoolam, lui, sait jongler avec la démocratie avec art et adresse. L’a-t-il appris en regardant faire son illustre pater ? Il sait comment aller au-delà de ce qui est autorisé et être toujours à la limite du permissible. Nous nous souvenons comment le père de l’Indépendance, feu SSR, maniait le gouvernail de la démocratie. Il jouait presque avec l’opposition, l’irrite, lui fait monter la moutarde au nez, sans que l’opposition puisse lui reprocher quoi que ce soit.
L’opposition reconnaît en SSR un adversaire digne mais coriace. Non un ennemi à abattre. Mains de fer dans des gants de velours. Nous nous souvenons encore, 1982, l’année de sa première et dernière défaite électorale. Ses adversaires, les trois élus de la circonscription No 3, lui rendirent une visite de sympathie à son domicile à Plaine-Verte. Il est bon de rappeler le lien d’amitié qui unissait SSR et le MMM.
L’actuel PM a beaucoup hérité de son illustre père. Sauf peut-être ce lien d’amitié avec ses adversaires pour un meilleur fonctionnement de nos institutions gouvernementales. Le peuple apprend à vivre en regardant vivre ses dirigeants et s’échanger des vœux. Mort SSR, morte cette amitié, mort ce respect entre adversaires politiques. Aujourd’hui, il n’y a que haine entre protagonistes. Qu’ennemis à abattre. Et cela s’est répercuté sur le peuple. Aujourd’hui, il n’y a que haine, colère, amertume … Nous nous retrouvons devant un peuple vengeur et violent, et qui raffole de sang. Qui parle peu, mais qui tue beaucoup.
Bien imbécile celui qui parle discipline, principe, justice … , qui, à la moindre provocation, ou pour éviter une élection partielle, dissout le Parlement et rappelle le peuple aux urnes. On peut être héros pour les uns, de par sa rectitude, sa droiture, on peut ne pas abuser des privilèges de la Constitution, tout cela n’impressionne pas les autres. Au contraire, ça agace, ça irrite, ça décourage… Pour les autres, c’est du gâchis. C’est du travail inachevé. D’un coup de tête, on n’arrête pas un travail en marche. C’est comme une houle qui, avec violence, se déferle sur la plage et détruit un château de sable en pleine construction.
Navin Ramgoolam, lui, sait jongler avec la démocratie avec art et adresse. L’a-t-il appris en regardant faire son illustre pater ? Il sait comment aller au-delà de ce qui est autorisé et être toujours à la limite du permissible. Nous nous souvenons comment le père de l’Indépendance, feu SSR, maniait le gouvernail de la démocratie. Il jouait presque avec l’opposition, l’irrite, lui fait monter la moutarde au nez, sans que l’opposition puisse lui reprocher quoi que ce soit.
L’opposition reconnaît en SSR un adversaire digne mais coriace. Non un ennemi à abattre. Mains de fer dans des gants de velours. Nous nous souvenons encore, 1982, l’année de sa première et dernière défaite électorale. Ses adversaires, les trois élus de la circonscription No 3, lui rendirent une visite de sympathie à son domicile à Plaine-Verte. Il est bon de rappeler le lien d’amitié qui unissait SSR et le MMM.
L’actuel PM a beaucoup hérité de son illustre père. Sauf peut-être ce lien d’amitié avec ses adversaires pour un meilleur fonctionnement de nos institutions gouvernementales. Le peuple apprend à vivre en regardant vivre ses dirigeants et s’échanger des vœux. Mort SSR, morte cette amitié, mort ce respect entre adversaires politiques. Aujourd’hui, il n’y a que haine entre protagonistes. Qu’ennemis à abattre. Et cela s’est répercuté sur le peuple. Aujourd’hui, il n’y a que haine, colère, amertume … Nous nous retrouvons devant un peuple vengeur et violent, et qui raffole de sang. Qui parle peu, mais qui tue beaucoup.
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2 Responses to "En attendant les élections" 
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said this on 18 Jan 2010 10:11:26 PM GMT-13
Superb analysis of Father
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said this on 21 Jan 2010 2:12:50 PM GMT-13
sur SSR, j'acquiesce.Quan
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