Toujours en sursis
- By Subash Gobine
- Published 04/19/2010
Le contentieux Rama Sithanen ne connaît toujours pas de dénouement radical. Navin Ramgoolam gère-t-il le problème avec tact ou Sithanen attend-il le moment propice pour lâcher une bombe ?
Entre la réunion tenue au Pavillon le 4 avril et la conférence de presse de Sithanen à Port Louis le samedi 17 avril, pas de breakthrough bien qu’il ait tenu des propos voilés mais pas flatteurs envers Ramgoolam. Comme au Pavillon, il s’est attaqué au MSM, parlant même de complot.
Le message principal qu’on tire des propos de Sithanen, c’est qu’il est encore perplexe quant à la décision de Navin Ramgoolam de ne pas l’aligner comme candidat aux élections. Perplexe encore quand il affirme qu’il est victime des machinations du MSM mais que son ami Ramgoolam ne le protège plus d’attaques externes.
La réaction de Ramgoolam a été typique. Il n’a pas critiqué Sithanen, affirmant au contraire qu’ils ont partagé le même parcours pendant dix ans, cinq ans dans l’Opposition, cinq ans au pouvoir. Mais selon Ramgoolam, il y a quand même un nouveau facteur, c’est que le pays est engagé dans une campagne électorale. On peut entendre par cela que peut-être les civilités vont céder la place à des attaques en règle. La rupture est renvoyée. On a même l’impression que Sithanen va occuper des fonctions ministérielles jusqu'à la mise en place d’un nouveau gouvernement. En principe, Sithanen aurait dû soumettre sa démission du moment même où il apprenait qu’il ne serait pas
candidat. Mais il a, semble-t-il, pris la décision de ne pas démissionner. Le PM pour sa part semble hésiter à révoquer Sithanen. Et cela afin de ne pas aggraver la situation, Sithanen faisant l’objet d’un élan de sympathie. A tel point qu’on aurait l’impression qu’il a été tellement exceptionnel dans sa gestion de nos finances que l’Opposition n’aurait pas contesté son élection s’il s’était présenté comme candidat travailliste. Vishnu Lutchmeenaraidoo, par contre, ne s’est pas laissé impressionner par les manœuvres entreprises autour de Sithanen. Il a déclaré que la politique économique du gouvernement n’a pas profité à la nation mais seulement à un petit groupe.
Si Sithanen ne démissionne pas, s’il n’active pas une bombe, on saura davantage sur la problématique une fois que l’Alliance de l’Avenir aura publié son programme gouvernemental. En effet, les propositions économiques de ce programme en diront long sur ce que la nouvelle équipe pense de la politique de Sithanen. Si l’alliance bleu-blanc-rouge conserve la philosophie ultralibérale Sithanen-Ali Mansoor dans son intégralité, on pourrait dire que le ministre des Finances sortant a été victime d’une vendetta personnelle. D’un complot. Par contre, si la politique Sithanen est totalement remise en question, surtout dans le traitement réservé au Grand Capital, et que l'emphase est maintenant mise sur la distribution des richesses et la démocratisation de l’économie, on conclura alors que la présence de Sithanen aurait contrarié la mise en place d’une politique poussée de justice sociale.
Entre la réunion tenue au Pavillon le 4 avril et la conférence de presse de Sithanen à Port Louis le samedi 17 avril, pas de breakthrough bien qu’il ait tenu des propos voilés mais pas flatteurs envers Ramgoolam. Comme au Pavillon, il s’est attaqué au MSM, parlant même de complot.
Le message principal qu’on tire des propos de Sithanen, c’est qu’il est encore perplexe quant à la décision de Navin Ramgoolam de ne pas l’aligner comme candidat aux élections. Perplexe encore quand il affirme qu’il est victime des machinations du MSM mais que son ami Ramgoolam ne le protège plus d’attaques externes.
La réaction de Ramgoolam a été typique. Il n’a pas critiqué Sithanen, affirmant au contraire qu’ils ont partagé le même parcours pendant dix ans, cinq ans dans l’Opposition, cinq ans au pouvoir. Mais selon Ramgoolam, il y a quand même un nouveau facteur, c’est que le pays est engagé dans une campagne électorale. On peut entendre par cela que peut-être les civilités vont céder la place à des attaques en règle. La rupture est renvoyée. On a même l’impression que Sithanen va occuper des fonctions ministérielles jusqu'à la mise en place d’un nouveau gouvernement. En principe, Sithanen aurait dû soumettre sa démission du moment même où il apprenait qu’il ne serait pas
Si Sithanen ne démissionne pas, s’il n’active pas une bombe, on saura davantage sur la problématique une fois que l’Alliance de l’Avenir aura publié son programme gouvernemental. En effet, les propositions économiques de ce programme en diront long sur ce que la nouvelle équipe pense de la politique de Sithanen. Si l’alliance bleu-blanc-rouge conserve la philosophie ultralibérale Sithanen-Ali Mansoor dans son intégralité, on pourrait dire que le ministre des Finances sortant a été victime d’une vendetta personnelle. D’un complot. Par contre, si la politique Sithanen est totalement remise en question, surtout dans le traitement réservé au Grand Capital, et que l'emphase est maintenant mise sur la distribution des richesses et la démocratisation de l’économie, on conclura alors que la présence de Sithanen aurait contrarié la mise en place d’une politique poussée de justice sociale.


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