Budget 2017-18 - Pravind Jugnauth : «Un sentiment de satisfaction et du devoir accompli»

Par Caroline Duval, Fateema Capery O commentaire
Pravind Jugnauth

Détendu et posé, le Premier ministre et ministre des Finances affiche le sourire à l’arrivée des journalistes et photographes à son bureau au Bâtiment du Trésor. À quelques minutes de la lecture du Budget, Pravind Jugnauth se prête volontiers au jeu des photographes, son discours en main.

Malgré la sérénité affichée, le jour de la présentation du Budget n’a pas été de tout repos, avec un travail colossal en amont. « La dernière semaine a été très dure. Nous avons travaillé tous les jours jusqu’à fort tard. Aujourd’hui, c’est un sentiment de satisfaction qui m’habite face au devoir accompli. J’espère pouvoir répondre aux attentes du peuple », lance-t-il avant de se diriger vers l’hémicycle.

À ses côtés, Kobita, son soutien inébranlable. Élégante, impassible et calme, drapée dans un sari blanc cassé, surligné d’orange, l’épouse du PM a fière allure. Souriante, elle confie : « Tout travail rapporte ses récompenses. Depuis son retour de l’Inde, les journées de Pravind ont été très intenses. Ces derniers jours, il a très peu dormi et ne rentrait pas avant deux heures du matin ».

Kobita Jugnauth a su jongler entre son devoir de femme et de mère de famille cette dernière semaine. «Je suis toujours là pour soutenir Pravind à chaque étape cruciale de son mandat. Ce n’est pas évident, car notre benjamine est en première année du baccalauréat ». Malgré cet emploi du temps serré, Kobita Jugnauth explique que son époux a pu passer des moments privilégiés avec sa famille, notamment avec ses filles qui sont à Maurice pour le soutenir.

Pour Pravind Jugnauth, cette année est particulière : il présente le Budget en tant que Premier ministre et ministre des Finances. « C’est une double responsabilité, mais il en est à son cinquième Budget. Je ne le sens ni sous tension, ni stressé. C’est plutôt une pression positive pour lui », souligne-t-elle. « Pendant qu’il travaillait, j’étais dans la cuisine », lance-t-elle, avec humour. « Ce matin, chacun était de son côté. Je suis venue le rejoindre plus tard aux alentours de 15 h 30. »