Commission d’enquête sur la drogue : Sada Curpen et Parvin Appadoo convoqués ce mercredi

Par Ashwin Kanhye O commentaire
Sada Curpen

Les convocations devant la commission d’enquête sur la drogue se poursuivent. Ce mercredi 7 février, c’est Sada Curpen, dont le nom a été souvent cité dans le trafic de drogue, et Parvin Appadoo, directeur d’un casino des Plaines-Wilhems, qui seront interrogés.

Le premier nommé est considéré comme le « parrain » du trafic de Subutex à Maurice. Il avait été placé en détention en juillet 2008 après avoir été dénoncé par Cindy Legallant. Cette dernière avait été arrêtée en possession de 21 755 comprimés de Subutex estimés à plus de Rs 22 millions. Elle avait alors accusé Sada Curpen d’être la commanditaire de la drogue.

Faute de preuves, il avait été acquitté en 2010. Durant la même année, il avait été accusé d’entente délictueuse dans le sillage du meurtre de Denis Fine, perpétré le 3 janvier 2010, mais il avait été acquitté le 12 janvier 2017. Actuellement, Sada Curpen est confronté à un procès pour blanchiment d’argent. Les sommes de 28 800 euros et Rs 43 550 avaient été trouvées dans ses valises à l’aéroport de Plaisance, le 7 mars 2010. La police soupçonne ces sommes de provenir d’un délit.

Sada Curpen est l’ancien beau-frère de Shabeer Ahmad Goolamgouse, un officier suspendu de l’Anti-Drug and Smuggling Unit. Ce dernier était marié à Roobeena Curpen, la sœur de Sada Curpen. Celui-ci était en contact avec son ex-beau-frère alors qu’il était incarcéré. L’habitant de Terre-Rouge aurait financé la campagne électorale de son avocat, Me Raouf Gulbul. Ce dernier a été interrogé par la commission. Le témoin-vedette, qui a déposé devant la commission le 18 décembre 2017, avait impliqué Sada Curpen comme étant un de ceux qui investissent dans l’achat de la drogue à Madagascar pour être vendue au pays.

L’autre personne qui sera interrogée est Parvin Appadoo. Ce directeur d’un casino des Plaines-Wilhems est notamment accusé d’avoir facilité l’achat d’un deuxième hors-bord équipé de deux moteurs Mercury de 300 chevaux, à Rs 2,4 millions, auprès d’un hôtel du Nord en 2016, par le biais d’office cheques, à Mike Brasse. Ce dernier, arrêté le mois dernier avec Rs 630 millions d’héroïne, voulait faire cette transaction cash. La justice réunionnaise l’a condamné à huit ans de prison le lundi 5 février. L’officier du casino l’aurait mis en contact avec six personnes qui ont accepté de lui fournir des office cheques de Rs 400 000 chacun.