[Vidéo] Commission d’enquête sur la drogue : Siddick Islam allègue que deux hauts gradés de la police et un avocat auraient «modifié sa déposition»

Par Al Khizr Ramdin O commentaire

Son passage devant la commission d’enquête sur la drogue était très attendu. Siddick Islam, condamné à 30 ans de prison pour trafic de drogue en 2007, s’est présenté sous forte escorte policière devant l’ancien juge Paul Lam Shang Leen, qui préside les travaux de cette commission d’enquête, ce lundi après-midi 17 juillet. 

Lors de sa déposition, Siddick Islam a porté des allégations contre l’assistant surintendant de police (ASP) Sharir Azima, le chef inspecteur Ashik Jagai et l’avocat Ashley Hurhangee. Selon lui, ces derniers auraient modifié la déposition qu’il avait donnée à la police. 

Paul Lam Shang Leen a demandé à Siddick Islam s’il avait eu affaire à des avocats qui lui ont demandé de changer sa déposition. Le trafiquant, aussi connu comme Ti Ner, a répondu que « l’ASP Azima, le chef inspecteur Jagai et Me Ashley Hurhangee ‘inn devir mo lanket anba lao’ ». Il a ensuite balancé les noms des avocats qui lui auraient réclamé de fortes sommes d’argent pour le défendre. 

Paul Lam Shang Leen lui a alors lancé : « Mo konpran ou bien amer me isi se pa enn biro konplint. Ena lezot instans pou sa. »

 Siddick Islam a répliqué qu’il n’en dirait pas plus mais qu’il enverrait une lettre à l’ancien juge. Paul Lam Shang Leen a insisté et Siddick Islam a poursuivi sa déposition à huis clos. Soulignons que c'est à la demande de Siddick Islam que celui-ci été entendu par la Commission d'enquête.

Interrogé par Radio Plus, l’avocat Ashley Hurhangee affirme que les allégations de Siddick Islam ne sont pas fondées. Il dit n’avoir jamais ni rendu visite en prison à Siddick Islam ni défendu ce dernier. « Je ne l’ai jamais défendu et je ne lui ai jamais rendu visite à la prison. Ses allégations sont infondées. J’ai défendu un certain Sarat Sheriff et en ma présence, ce dernier avait fait des allégations contre Siddick Islam. Plus tard, Sarat Sheriff a donné une autre déposition dans laquelle il a changé de version. Je n’étais plus son avocat. Siddick Islam raconte des non-sens », lance Me Ashley Hurhangee.