Complicité de viol de son épouse : Veejai Coomar Doobooree demeure en détention

Par Ledweena Ramasawmy-Mohun O commentaire
Veejai Coomar Doobooree

Condamné à 18 ans de prison pour complicité de viol de son épouse, Veejai Coomar Doobooree avait réclamé la liberté conditionnelle en attendant que sa demande d’appel soit examinée par la Cour suprême. Sa requête a été rejetée par la Cour intermédiaire.

Veejai Coomar Doobooree, 55 ans et résidant à Highlands, demeurera derrière les barreaux. Sa requête pour une remise en liberté conditionnelle a été rejetée par le magistrat Vijay Appadoo devant la Cour intermédiaire.

Le quinquagénaire avait été condamné à 18 ans de prison, en juin 2017, pour complicité de viol de son épouse. Il lui était reproché d’avoir aidé son ami, le policier Omdeo Kumar Budloo, à violer son épouse. Après le verdict, Veejai Coomar Doobooree avait fait appel.

Le policier Omdeo Kumar Budloo, âgé de 51, avait aussi écopé de 18 ans de prison. Il avait été jugé coupable de deux accusations de viol sur l’épouse de Veejai Coomar Doobooree Dans son jugement, le magistrat Vijay Appadoo explique que sa décision a été motivée par le fait que le délit pour lequel Veejai Coomar Doobooree a été condamné est sérieux. Aussi ce dernier a des antécédents. Le magistrat a tranché en faveur de la poursuite qui avait avancé que l’accusé pourrait s’enfuir s’il est remis en liberté, car il a été condamné à une lourde peine de prison.

Traumatisme

Veejai Coomar Doobooree et Omdeo Kumar Budloo avaient été jugés coupables, le 3 mai 2017, par les magistrats Vijay Appadoo et Darshana Gayan, devant la Cour intermédiaire, de complicité de viol et de viol respectivement. Ils avaient été condamnés à 18 ans de prison le 28 juin 2017.

Dans leur verdict, les magistrats avaient commenté la participation de Veejai Coomar Doobooree dans cette affaire. L’acte de l’époux est tout aussi grave que celui du policier, a évoqué les magistrats, car il a aidé celui-ci à commettre son crime.

Les magistrats ont fait mention que la victime a dû revivre les séquelles de son traumatisme, quand elle a été appelée à témoigner en cour.

Le viol avait eu lieu en 2008 à Highlands. Sept mois plus tard, la victime a porté plainte. C’est le 15 avril 2009 qu’elle s’est rendue au poste de police de Phoënix.

Le viol a eu lieu à son domicile, sous les yeux de son époux. Il faisait le guet pendant que son ami, le policier, violait son épouse. Et, cela s’est produit en deux occasions, alors que les enfants de la victime dormaient dans leur chambre.

Lors de son témoignage en cour, la victime a relaté ses mésaventures. Elle a aussi révélé être victime de violence conjugale pendant plusieurs années. C’est quand elle a trouvé refuge chez sa mère, vers fin 2008, qu’elle a porté plainte à la police.