03 September 2014
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Thursday, 22 March 2012 11:34

Sur Radio Plus – Les médias face à l’évolution

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Ehshan Kodarbux (à gauche), directeur du Défi Media Group, estime nous nous rendons compte aujourd’hui que les journalistes et les éditorialistes n’ont pas le monopole de l’opinion. Il a été également question de l’indépendance  des médias lors de ce débat. Ehshan Kodarbux (à gauche), directeur du Défi Media Group, estime nous nous rendons compte aujourd’hui que les journalistes et les éditorialistes n’ont pas le monopole de l’opinion. Il a été également question de l’indépendance des médias lors de ce débat.
L’émission 'Talk of The Town' sur Radio Plus était consacrée aux medias, mercredi après-midi. L’émis­sion a été réalisée en direct de l’hôtel InterContinental Mauritius Resort, Balaclava. La responsabilité des médias était au centre des débats.
Alex Balancy, avocat mauricien, installé en Angleterre depuis plus de 30 ans, croit qu’il y a eu une évolution dans la qualité des nouvelles rapportées. Il a affirmé que le rôle des médias est de faire avancer la cause des mino­rités. Il se dit fier de voir que les médias sont ouverts aux citoyens.

Quant à Jean-Claude de l’Estrac, il précise que la presse écrite a un rôle important aujourd’hui. Il fait état des journaux libres et indépendants et qui n’ont pas d’agenda caché. Avec l’actualité politique du moment, il soutient que le rôle de la presse écrite est d’agir autrement. « En ce moment, le rôle de la presse écrite est d’aller voir la Constitution, de la mettre en perspective, de donner un sens à l’information que la radio n’a pas le temps de faire. C’est cela le métier du journaliste de demain.

D’ailleurs, dans certains pays, on ne les appelle pas des journalistes, mais des journanalistes. » Il a soutenu qu’il y a certains rédacteurs en chef qui croient tout comprendre. « La presse écrite ne va plus exister si elle se fie seulement à la collecte et à la production de news. C’est maintenant l’affaire des médias électroniques. Personne n’attend un journal qui sort une fois toutes les 24 heures pour avoir une nouvelle. La nouvelle,  c’est ce qu’on entend à la radio, c’est ce que les gens communiquent à travers les SMS, ce que nous voyons à la télévision et sur Internet. »

Il déplore le fait que certains journalistes se laissent manipuler et qui se font les porte-parole des hommes politiques. « Nous ne sommes plus dans l’information, mais dans la manipulation. Et c'est grave. Des journalistes se laissent manipuler par conviction, d’autres par naïveté. Ils pensent que la politique est le catalyseur pour la vente des journaux. Ils se trompent. Ils dépendent alors des politiciens pour les informations. Ils entrent dans le cercle vicieux de services rendus ».

Ehshan Kodarbux, directeur du Défi Media Group, explique que les journalistes ont la possibilité d’être indépendants. « Leurs publications sont assez solides, ils ont les moyens de leur indépendance. Cependant, nous voyons le rôle que jouent ces journalistes. Nous l’avons vu lors de la dernière campagne électorale. C'était assez choquant pour l’ensemble de la presse de voir un grand quotidien, en particulier, affichant un parti pris. »

Il a aussi évoqué la nécessité de respecter les genres journalistiques. « Il y a des choses que nous rapportons. Puis, il y a l’éditorial. Il ne faut pas faire d'amalgame. Il faut de la rigueur, d'où la nécessité d'une formation adéquate. De plus, Ehshan Kodarbux se réjouit de la participation des minorités catégorielles dans les débats publics, autrement dit ces citoyens qui habituellement n’ont pas voix au chapitre - parmi les femmes, les personnes autrement capables et une bonne partie de la classe ouvrière. Avec l’évolution et la démocratisation dans le monde des médias et si nous prenons en considération la participation des auditeurs, nous voyons qu’il y a une multiplicité de voix. Nous devons accepter le fait d'être critiqué.

Cela se reflète sur  ce que nous voyons au quotidien sur notre site-web où notre lectorat répond et critique. Nous encourageons cette pratique parce que nous nous rendons compte aujourd’hui que les journalistes et les éditorialistes n’ont pas le monopole de l’opinion. Nous devons accepter le fait qu'en 2012, d’autres personnes ont leur mot à dire. Les médias doivent encourager les minorités catégorielles à parler, à participer aux débats. Cela ne peut pas être simplement le monopole des politiciens et des éditorialistes. »

Revendication des droits
Le flux de personnes qui interviennent sur le site doit être encouragé, dit-il. « Je crois que leur apport est plus enrichissant que l’article original. Il y a tellement de points de vue que je prends plaisir à lire tous ces com­­mentaires. Nous devons accepter une réalité : notre époque est marquée par la revendication des droits. »

Parlant du succès du Défi Quotidien, le directeur exécutif du Défi Media Group affirme que c’est rassu­rant, alors que tout le monde dit que le journal en format papier est en déclin. « En lançant notre quotidien, nous ne nous attendions pas à un tel succès. Moins d'un an après, nous sommes No 2 sur le marché, et nous représentons une menace pour le leader. »

La recette de ce succès est, selon lui, l’ouverture : « Nous avons conçu tous nos produits – nos publica­tions, la radio ou le site-web – comme des plates-formes que nous avons mises à la disposition de tout le monde. Au fait, la population s’est appropriée Radio Plus. Ce qui explique sa popularité. Elle est deux fois et demie plus populaire que sa plus proche concurrente. »

Quant à l’introduction de la Web TV, Ehshan Kodar­bux dira qu’avec l’arrivée de la  bande passante (broad band), le paysage de l'audiovisuel mauricien va changer. « Nous sommes en train d’introduire la Web TV, et ce qui m’étonne, c’est qu’il y a des gens des médias qui n'ont pas encore saisi la portée de cet avènement. Nous devons comprendre que la télévi­sion de demain n’est pas celle où il faut attendre 19 h 30 pour avoir des nouvelles. La télévision de demain sera une télévision mobile. Nous regarderons la télévision sur notre iPad… À n’importe quelle heure, nous pour­rons avoir accès aux dernières nouvelles. La techno­logie est là, mais à Maurice, nous manquons ce que nous appelons la ‘broad band’ qui est l’autoroute. »



Last modified on Thursday, 22 March 2012 11:37
Annick Daniella Rivet

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