23 May 2013

Monday, 26 March 2012 12:00
Geoffrey Robertson contre l’emprisonnement des journalistes Featured
Pour Me Geoffrey Robertson, éminent juriste australien et chargé par le gouvernement mauricien de rédiger de nouvelles lois sur les médias, les lois criminelles sur la presse ne devraient pas avoir droit d’exister, excepté peut-être lorsqu’il s’agit d’écoutes téléphoniques ou de corruption.
Le juriste est en faveur d’amendements à la loi pour que les journalistes ne puissent être poursuivis au criminel. Lors de la conférence internationale sur les médias, qui a eu lieu mercredi et jeudi derniers à l’Hôtel Inter-Continental, Balaclava, Me Robertson a répété à plusieurs reprises son point de vue sur la question. Abordant la condamnation de trois mois, dont a écopé Dharmanand Dhooharika, le 27 octobre dernier, pour outrage à la Cour par le juge Keshoe Parsad Matadeen, Me Geoffrey Robertson estime que c’est un jugement plutôt sévère et que l’emprisonnement du rédacteur en chef de Samedi Plus était très discutable.
L’avocat a aussi fait état de certains éléments qu’il veut proposer dans le rapport qu’il soumettra au gouvernement durant le dernier trimestre de cette année. Ainsi, en lieu et place d’une Media Commission, dont a parlé le Premier ministre, Me Geoffrey Robertson suggère plutôt une Ombudsperson pour la presse.
Ombudsperson
« Une Ombudsperson pour la presse, comme c’est déjà le cas en Afrique du Sud, serait appropriée. La médiation est mieux que de passer par un recours à la justice », dit-il. Cette Ombudsperson ne doit être nommée ni par le gouvernement ni par une instance regroupant une majorité de personnes ayant des liens avec les médias. Il plaide en faveur de la renaissance du Media Trust financé à moitié par la presse locale et le restant par le gouvernement. Son Conseil d’administration comprendrait alors neuf membres, dont trois personnes de la presse et quatre de la société civile, alors que les deux autres seraient nommés par le gouvenement.
Lorsqu’une publication ou un journaliste est poursuivi au civil, Me Geoffrey Robertson estime que le « burden of proof » doit être sur la poursuite et non pas sur la défense.
Un des principaux points avancés par l’homme de loi est qu’il faut introduire une Freedom of Information Act qui permettra au public d’avoir accès à des documents normalement tenus confidentiels. « Je vais essayer de convaincre le Premier ministre de son utilité », a-t-il déclaré.
L’objectif pour l’homme de loi est de permettre à Maurice de passer de la 58e place au Top 10 du classement sur la liberté de la presse dans le monde. Pour y arriver, il faudra une grande révision de ce qui existe dans nos textes de loi en ce qu’il s’agit de la liberté d’expression. Il recommande aussi l’adhésion des journalistes et des différentes publications à un code de conduite et un code d’éthique. L’important à ses yeux, est que la loi mauricienne fasse la promotion des principes de liberté d’expression.
L’avocat a aussi fait état de certains éléments qu’il veut proposer dans le rapport qu’il soumettra au gouvernement durant le dernier trimestre de cette année. Ainsi, en lieu et place d’une Media Commission, dont a parlé le Premier ministre, Me Geoffrey Robertson suggère plutôt une Ombudsperson pour la presse.
Ombudsperson
« Une Ombudsperson pour la presse, comme c’est déjà le cas en Afrique du Sud, serait appropriée. La médiation est mieux que de passer par un recours à la justice », dit-il. Cette Ombudsperson ne doit être nommée ni par le gouvernement ni par une instance regroupant une majorité de personnes ayant des liens avec les médias. Il plaide en faveur de la renaissance du Media Trust financé à moitié par la presse locale et le restant par le gouvernement. Son Conseil d’administration comprendrait alors neuf membres, dont trois personnes de la presse et quatre de la société civile, alors que les deux autres seraient nommés par le gouvenement.
Lorsqu’une publication ou un journaliste est poursuivi au civil, Me Geoffrey Robertson estime que le « burden of proof » doit être sur la poursuite et non pas sur la défense.
Un des principaux points avancés par l’homme de loi est qu’il faut introduire une Freedom of Information Act qui permettra au public d’avoir accès à des documents normalement tenus confidentiels. « Je vais essayer de convaincre le Premier ministre de son utilité », a-t-il déclaré.
L’objectif pour l’homme de loi est de permettre à Maurice de passer de la 58e place au Top 10 du classement sur la liberté de la presse dans le monde. Pour y arriver, il faudra une grande révision de ce qui existe dans nos textes de loi en ce qu’il s’agit de la liberté d’expression. Il recommande aussi l’adhésion des journalistes et des différentes publications à un code de conduite et un code d’éthique. L’important à ses yeux, est que la loi mauricienne fasse la promotion des principes de liberté d’expression.
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Published in Conférence sur les médias
Patrick Hilbert
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