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Monday, 26 March 2012 12:00

Geoffrey Robertson contre l’emprisonnement des journalistes Featured

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Pour Me Geoffrey Robertson, éminent juriste australien et chargé par le gouvernement mauricien de rédiger de nouvelles lois sur les médias, les lois criminelles sur la presse ne devraient pas avoir droit d’exister, excepté peut-être lorsqu’il s’agit d’écoutes téléphoniques ou de corruption.
Le juriste est en faveur d’amendements à la loi pour que les journalistes ne puissent être poursuivis au criminel. Lors de la con­férence internationale sur les médias, qui a eu lieu mercredi et jeudi derniers à l’Hôtel Inter-Continental, Balaclava, Me Robertson a répété à plusieurs reprises son point de vue sur la question. Abordant la condamnation de trois mois, dont a écopé Dhar­manand Dhooharika, le 27 octobre der­nier, pour ou­trage à la Cour par le juge Keshoe Parsad Mata­deen, Me Geof­frey Ro­bert­son estime que c’est un jugement plutôt sévè­re et que l’empri­son­ne­ment du rédacteur en chef de Same­di Plus était très dis­cutable.

L’avocat a aussi fait état de certains éléments qu’il veut proposer dans le rapport qu’il soumettra au gouvernement durant le dernier trimestre de cette année. Ainsi, en lieu et place d’une Media Commis­sion, dont a parlé le Premier ministre, Me Geoffrey Robert­son suggère plutôt une Om­budsperson pour la presse.

Ombudsperson
« Une Ombudsperson pour la presse, comme c’est déjà le cas en Afrique du Sud, serait appropriée. La média­tion est mieux que de passer par un recours à la justice », dit-il. Cette Ombudsperson ne doit être nommée ni par le gouver­nement ni par une instance regroupant une majo­rité de personnes ayant des liens avec les médias. Il plaide en faveur de la renais­sance du Media Trust financé à moitié par la presse locale et le restant par le gouverne­ment. Son Conseil d’adminis­tration compren­drait alors neuf membres, dont trois per­sonnes de la presse et quatre de la société civile, alors que les deux autres seraient nommés par le gouve­nement.

Lorsqu’une publication ou un journaliste est poursuivi au civil, Me Geoffrey Robert­son estime que le « burden of proof » doit être sur la pour­suite et non pas sur la défense.

Un des principaux points avancés par l’homme de loi est qu’il faut introduire une Free­dom of Information Act qui permettra au public d’avoir accès à des docu­ments norma­le­ment tenus confiden­tiels. « Je vais essayer de convaincre le Premier ministre de son utilité », a-t-il déclaré.

L’objectif pour l’homme de loi est de permettre à Maurice de passer de la 58e place au Top 10 du classement sur la liberté de la presse dans le monde. Pour y arriver, il faudra une grande révision de ce qui existe dans nos textes de loi en ce qu’il s’agit de la liberté d’expression. Il recommande aussi l’adhésion des journalistes et des différentes publications à un code de conduite et un code d’éthique.   L’important à ses yeux, est que la loi mauricienne fasse la promotion des principes de liberté d’expression.



Last modified on Monday, 26 March 2012 12:18
Patrick Hilbert

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