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Saturday, 26 January 2013 10:30

Subsidiaire de SIL au Botswana : SILBOTS réclame Rs 3,4 M à son ancien GM Featured

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SIL Botswana (PTy) Limited (SILBOTS), une subsidiaire de la State Informatics Limited (SIL), est secouée par des dénonciations croisées d’irrégularités financières. Des actions légales ont été entreprises au Botswana. À Maurice, des cas ont été rapportés à la police et à l’Icac.
Bombe à retardement. C’est en ces termes qu’on peut qualifier la mise à pied, en août 2012, de Sanjiva Thielamay comme General Manager de SIL Botswana (PTy) Limited (SILBOTS), une subsidiaire de la State Informatics Limited (SIL). Du coup, le principal concerné associe son licenciement à ses dénonciations d’irrégularités alléguées au sein de SILBOTS. De son côté, la compagnie lui intente un procès pour « breach of contract and misappropriation of funds » devant la Haute Cour du Botswana.

Dans un Writ of Summons, rédigé par l’avoué Abdool Rahim Khan, le 27 novembre 2012, SILBOTS fait une réclamation de 761 450,86 pulas (environ Rs 3,4 millions) à Sanjiva Thielamay, son ancien General Manager. Dans cette plainte, SILBOTS lui reproche de s’être engagé dans des « fraudulent activities » qui auraient fait encourir des pertes à la compagnie. En somme, il lui est reproché d’avoir tiré des chèques, sans de document de justification à l’appui.


Cette réclamation de Rs 3,4 millions se décline en quatre activités qualifiées de frauduleuses par la direction de SILBOTS. La première activité décriée concerne l’émission de chèques dépassant le seuil autorisé de 15 000 pulas (Rs 67 500). « Under no circumstances was this authority to exceed the aforementioned sum unless the approval of the Plaintiff’s Board of Directors was obtained », spécifie SILBOTS dans la plainte.

La subsidiaire botswanaise de la SIL relève six cas qui s’élèvent à 468 592 pulas (Rs 2,1 millions) ; notamment 33 000 pulas (Rs 148 500) le 30 janvier 2012, 18 000 pulas (Rs 81 000) le 15 février 2012, 72 175,50 pulas (Rs 324 789) le 6 mars 2012, 72 175,50 pulas (Rs 324 789) le 2 avril 2012, 250 235,53 pulas (Rs 1 126 060) le 28 mai 2012, et 23 005,93 pulas (Rs 103 526) le 19 décembre 2012.


Plus grave, le chèque du 2 avril 2012 fait l’objet d’une déposition à la police botswanaise. Benedict Mabeo, actionnaire et directeur de SILBOTS, avance, dans un affidavit, en date du 17 octobre 2012, que sa signature a été faussée sur ce chèque : « I do aver that the signature in the cheque that purports to be mine was not appended by me. » Sanjiva Thielamay et lui sont les cosignataires des chèques de SILBOTS.

Deuxième activité décriée. Sanjiva Thielamay aurait acheté, sans autorisation, des billets d’avion de la caisse de SILBOTS pour Mme Abdikhanova Akmaral et lui-même. Six cas sont cités dans la plainte, au coût de 60 358,40 pulas (Rs 271 612). Fin novembre 2011, un billet Kazakhstan-Botswana est acheté pour Mme Abdikhanova Akmaral au coût de 8 140 pulas (Rs 36 630).


Début décembre 2011, un billet coûtant 7 228 pulas (Rs 32 526) pour son retour au Kazakhstan. Mi-décembre, un billet simple Kazakhstan-Botswana (7 994 pulas, soit Rs 35 973) pour cette même dame. Début janvier 2012, deux billets Botswana-Maurice (11 400 pulas, soit Rs 51 300) pour Abdikhanova Akmaral et Sanjiva Thielamay. Début février 2012, deux billets Maurice–Botswana (19 674,40, soit Rs 88 534) pour retour. Mi-juin 2012, un billet Botswana-Namibie pour Sanjiva Thielamay (5 922 pulas, soit Rs 26 649).

Troisième activité décriée. Sanjiva Thielamay aurait touché 10 autres chèques dépassant la limite autorisée, totalisant 206 500 pulas (Rs 929 250) ; dont 25 000 pulas (Rs 112 500) le 22 décembre 2011, 20 000 (Rs 90 000) le 23 décembre 2011, 20 000 pulas (Rs 90 000) le 24 février 2012, 25 000 pulas (Rs 112 500) le 29 mars 2012, 16 000 pulas (Rs 72 000) le 11 avril 2012, 20 000 pulas (Rs 90 000) le 28 mai 2012, 25 000 pulas (Rs 112 500) le 4 juin 2012, 15 500 pulas (Rs 69 750) le 19 juin 2012, 20 000 pulas (Rs 90 000) le 28 juin 2012 et 20 000 pulas (Rs 90 000) le 18 juillet 2012.

Quatrième activité décriée. L’ancien General Manager n’aurait pas restitué à la compagnie des équipements informatiques, dont un laptop, chiffrés à 26 000 pulas  (Rs 117 000).

Ces cas d’irrégularité allégués auraient été dénoncés également à l’Inde­pendent Commis­sion against Corruption (Icac) par les directeurs mauriciens de SILBOTS. SIL a enregistré cette subsidiaire au Botswana pour fournir des services en technologie informatique à des firmes privées et aux départements du gouvernement.

Actionnariat
SIL : 51%
SILNAM (SIL Namibia) : 15 %
Mauritswana : 34 % (Botswana)
Sachez qu’au sein de SILNAM, le gouvernement namibien détient 52 % d’actions et la SIL 48 %.

Contrat résilié
Sanjiva Thielamay a occupé le poste de General Manager de SILBOTS entre août 2011 et août 2012. Son contrat n’a pas été renouvelé par le conseil d’administration de la compagnie. Surtout en raison des reproches faits par le plus gros client, le Registrar of Companies and Intellectual Property du Botswana. Dans une correspondance en date du 5 juin 2012, le Registrar, C.P. Masena, rappelle que lors d’une session de travail avec SILBOTS, le 9 octobre 2011, son bureau « expressed dissatisfaction with the level of service provided by SIL Botswana as per our agreement ». L’autre raison avancée : il n’aurait pas informé les directeurs de SILBOTS du paiement de Rs 1,6 million par un investisseur pour l’achat agréé de certaines actions de la SIL.

Sanjiva Thielamay : « Représailles à mes dénonciations d’irrégularités »
Interrogé par Le Défi-Plus, Sanjiva Thielamay nie en bloc les accusations portées contre lui : « Je n’ai aucune dette envers SILBOTS, non plus envers SIL. Je n’ai pas détourné un seul sou. Cette réclamation relève de la mauvaise foi d’une clique. Elle se base sur l’absence supposée de documents qui justifient ces paiements, voire des ‘unaccounted expenses’. En vérité, il n’existe pas d’'unaccounted expenses'. J’ai les preuves d’avoir fait le hand-over de tous les documents de la compagnie à mon successeur. J’ai tout restitué, même les équipements dont un laptop. Ce procès qu’on m’intente est une forme de représailles à mes dénonciations d’irrégularités. »

Quant au reproche qu’il aurait émis des chèques dépassant la limite autorisée, Sanjiva Thielamay considère que c’est une preuve que certains au sein de SILBOTS et SIL Maurice veulent lui nuire : « Je ne m’attendais pas à un tel argument de leur part. C’est trop facile à réfuter. Cette limite ne s’appliquait qu’à mon prédécesseur, qui était autorisé à opérer un deuxième compte bancaire avec qu’une signature pour le 'petty cash'. Sous ma gestion, les chèques sont signés par deux personnes. Ainsi, cette limitation ne s’applique pas. » Sanjiva Thielamay affirme qu’une partie des chèques, émis à son nom, représente les commissions auxquelles il a droit sur les transactions de SILBOTS. Et les autres chèques sont pour le ‘petty cash’ :« Il y a un Commission Plan pour moi qui a été approuvé par le conseil d’administration de SILBOTS. Tout a été fait dans la transparence. »


Au sujet de l’achat des billets d’avion sans autorisation, l’ancien General Manager qualifie cette accusation de « gros mensonges ». Prenant l’exemple de sa visite à Maurice en compagnie d’une employée, il révèle que c’est SIL Maurice qui a fait les démarches de visa : « Comment peut-on venir dire maintenant que nous n’avons pas été autorisés à faire ce déplacement ? »

Sanjiva Thielamay croit dur comme fer que sa mise à pied est la conséquence de son courage de dénoncer des irrégularités soupçonnées. D’ailleurs, dans son affidavit préparé par l’avoué Shiripinda, pour réclamer des indemnisations devant la Cour industrielle du Botswana, il en fait état : « Prior to the termination of the Applicant’s employment, Applicant had discovered gross financial impropriety by some of the Directors of the Respondent such as double billing to the company for hotels, per diem, discrimination against local employees inter alia. The Applicant brought this to the attention of the Board and some of the members did not take kindly to this. »

Au Défi-Plus, Sanjiva Thielamay explique qu’il a découvert un cas de double paiement de per diem pour quelques directeurs : « SIL Maurice fait une réclamation à SILBOTS pour le per diem qu’elle a déboursé à ces directeurs qui ont fait le déplacement au Botswana. Or, SILBOTS a payé leur hôtel et leurs frais de séjour. Ce qui me fait dire que SILBOTS a perdu de l’argent au profit de ces messieurs. » Les dépenses pour les déplacements des directeurs au Botswana représentent, selon lui, 24 % des revenus de la compagnie.

Sanjiva Thielamay déplore aussi la façon dont il a été écarté : « Le 7 août 2012, je suis parti en mission en Namibie en compagnie d’un directeur. À mon retour, le 9 août, je suis informé que la compagnie compte désormais un nouveau General Manager. On me tend ma lettre de licenciement datée du 8 août ».




Last modified on Saturday, 26 January 2013 10:32
Eshan Dinally

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