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Saturday, 05 January 2013 15:00

Les défis de l’économie mauricienne en 2013 Featured

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2013 sera une année difficile  sur plusieurs plans. 2013 sera une année difficile sur plusieurs plans.
2013 sera une année de plusieurs défis pour une économie mauricienne qui continuera à subir les aléas de la crise de l’euro.
Face à une croissance terne sous la barre des 4 %, une inflation qui montre des signes de reprise et un taux de chômage à 8 %, les capitaines de l’industrie mauricienne et les autorités n’auront pas la partie facile. La diversification hors de l’Europe notamment en Afrique est une option pour requinquer l’économie.

1. Inflation : le come-back
Ce n’est pas un secret ! L’inflation occupera les devants de la scène économique cette année. Pour le Gouverneur de la Banque de Maurice et certains économistes, l’inflation reprendra du poil de la bête en raison de plusieurs facteurs : le paiement du PRB en janvier, la dépréciation de la roupie, la cascade d’augmentations des prix alimentaires, la menace d’une hausse des prix de l’essence et du diesel et les majorations des prix dans le dernier Budget (hausse des prix des cigarettes, des boissons gazeuses et alcoolisées et du sirop…).

Dans son dernier sondage sur l’inflation, la Banque de Maurice indique que la majorité des opérateurs économiques anticipent un taux d’inflation entre 4,5 % et  6,5 % en juin 2013. Même le ministre des Finances prévoit une inflation de 6 % pour 2013. Il ne fait aucun doute que plusieurs membres du comité de politique monétaire qui devront se réunir le 4 mars se pencheront en faveur d’une hausse des taux d’intérêt, quitte à se mettre à dos les exportateurs fervents défenseurs d’une baisse des taux. Reste à savoir si tous les membres auront à cœur la stabilité des prix. Car qui dit inflation, dit effritement du pouvoir d’achat.
 
2. Une croissance qui piétine  
Opérateurs, membres du secteur privé, observateurs économiques… Tous sont sur la même longueur d’onde. Maurice a un potentiel de croissance de 5 % à 6 %. Mais la réalité est toute autre. Affectée par la crise économique, la croissance du pays peine à franchir la barre des 4 % selon les données de Statistics Mauritius : 3,5 % en 2011, 3,3 % en 2012 et 3,7 % en 2013.

Le ministre des Finances est plus optimiste et table sur un taux de 4 %. L’un des défis de 2013 sera donc de faire redécoller la croissance. Car c’est la croissance qui pourra booster les investissements et créer des emplois. Si les secteurs traditionnels ne tireront pas la croissance vers le haut, le secteur financier ou encore le secteur des Tic peuvent y contribuer. Une autre solution, selon les experts, serait de mettre en place de nouveaux piliers économiques et pôles de développement. Mais là encore, les observateurs expriment des doutes. Jusqu’ici, la création d’une industrie océanographique et du Medical Hub se fait attendre.
 
3. Le dur combat contre le chômage
Le taux du chômage est en hausse. Il s’élève à 8 % en 2012 contre 7,9 % en 2011, selon Statistics Mauritius. On dénombre à ce jour 47 100 chômeurs dans le pays, dont 20 500 seraient âgés de moins de 25 ans. Un nombre qui est appelé à augmenter en 2013 même si la Mauritius Employers Federation ne prévoit pas de « licenciements massifs ». Si le Budget 2013 prévoit une batterie des mesures visant à rendre les chômeurs « employables », la bataille n’est pas encore gagnée. D’autant plus qu’en cette période de crise, les entreprises rechignent à recruter des gens et à créer de nouveaux emplois.
 
4. Miser sur l’Afrique
La diversification de nos marchés sera le maître-mot cette année. Nos marchés traditionnels européens étant en difficulté, les opérateurs et autorités reportent leur espoir sur l’Afrique – même s’ils ne comptent pas négliger les marchés existants – et sont plus déterminés que jamais de devenir le pont entre l’Afrique et l’Asie. Mais la tâche est loin d’être aisée d’autant plus que les problématiques pour faire des affaires dans les pays de l’Afrique ne manquent pas : accès au financement, corruption, manque d’infrastructures, lourde bureaucratie gouvernementale…

Si le Board of Investment et Enterprise Mauritius font des efforts pour viser l’Afrique,  tout ne repose, toutefois, pas que sur ces deux organismes. L’État a son rôle à jouer en termes d’ouverture de l’accès aérien en Afrique et en Asie, ces deux vastes marchés à la fois pour le tourisme et le textile. Outre certaines grosses entreprises, le secteur bancaire mauricien semble aussi filer le bon coton sur le Continent noir. Toutefois, d’autres opérateurs notamment ceux de l’offshore sont également appeler à faire des efforts pour attirer des potentiels clients africains. Car l’Afrique ne viendra pas à Maurice sans efforts et volonté.




Last modified on Sunday, 06 January 2013 15:15
Christina Vilbrin

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