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Saturday, 26 January 2013 12:00

Salaires : le « mercato » de janvier fait monter les enchères Featured

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Ça bouillonne dans les entreprises en ce début d’année. Il y a beaucoup de mobilités et de recrutements. D’autres entreprises revoient leur politique salariale pour retenir les compétences.
«Tous les ans, à pareille époque, les entreprises refont leur budget. Elles revoient leur performance de l’an dernier, font leur plan pour 2013, peaufinent leur stratégie, aspirent à une plus forte croissance, évaluent les ressources et prennent des décisions sur leur politique salariale en fonction de plusieurs critères comme la performance individuelle de l’employé, la capacité à payer de l’entreprise, ce qui se passe sur le marché du travail. Et cela tout en prenant en considération la situation économique », indique Pradeep Dursun, ‘Industrial Relations Adviser’ à la Mauritius Employers’ Federation (MEF).

Si de nombreuses entre­prises se penchent sur leur grille salariale en janvier / février, le mon­tant accordé dépend, toutefois, du secteur et des compétences de l’em­ployé. « Certaines com­pagnies appliquent une politique salariale très compétitive et attrayante pour retenir les salariés existants et pour attirer de nouveaux venus », constate Pradeep Dursun.

Les secteurs en bonne santé
Thierry Goder, directeur d’Alentaris, cabinet de recrutement et de conseils en ressources humaines, fait la même observation. « Dans certains secteurs comme le secteur financier ou encore les Tic, on pratique des salaires plus élevés. La stratégie des entreprises est de retenir leurs talents à travers une grille salariale équitable qui répond à ce que le marché paie. Toutefois, certaines sociétés paient davantage pour retenir les compétences ». À titre d’exemple, soutient-il, dans certaines entreprises, des développeurs qui comptent cinq ans d’expérience, peuvent obtenir un salaire variant entre Rs 50 000 et Rs 60 000 alors que chez d’autres entreprises, les salaires varient entre Rs 30 000 et Rs 40 000.

Il faut dire que la mobilité des employés est plus importante en janvier. « Tous les jours, il y a des gens qui sont débauchés. Ces derniers temps, les technico-commerciaux sont très demandés par certaines entreprises vu que leurs compétences sont rares », constate Thierry Goder. « C’est vrai qu’en cette pé­riode, les gens changent de job et que les entreprises recrutent. Le bassin de l’emploi à Maurice étant petit, c’est donc normal que certaines compétences bougent dans différentes entreprises. Cela démontre que notre marché du travail est compétitif », souligne Pradeep Dursun.

Autre constat : certaines entreprises prennent le benchmark du Pay Research Bureau (PRB) pour payer leurs employés. Thierry Goder précise, toutefois, que le paiement du PRB ne met pas « vraiment la pression » sur les entreprises du privé. Il s’explique : « Les entreprises revoient leur politique salariale comme c’est le cas en chaque début d’année. Le secteur privé n’est certainement pas insensible face à l’augmentation du coût de la vie. Mais il ne faut pas s’attendre à ce qu’elles accordent une très forte augmentation. Ce serait se tirer une balle dans les pieds étant donné la conjoncture économique actuelle ».



Christina Vilbrin

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