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Saturday, 20 October 2012 12:00

Arrêté par la police pour sorcellerie – Le travesti : « Je devais m’éloigner de mon ex » Featured

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Le travesti dit adorer les divinitées  (photo du bas) car il  se sent en paix par  la suite. Le travesti dit adorer les divinitées (photo du bas) car il se sent en paix par la suite.
Shafil Allyboccus, alias Fi, un travesti de 20 ans, a été arrêté mercredi. Les limiers s’étaient rendus à son domicile dans le sillage d'une enquête.
Alors que le travesti, habitant Pailles, était soupçonné d’être en possession d’objets volés, c’est sur un présumé sorcier que les policiers sont tombés.  

D’après nos renseignements, mercredi, les policiers ont effectué une fouille chez Joseph Zélie, un contracteur de 47 ans et voisin du travesti. Il est soupçonné de recel. À son domicile, plusieurs outils volés ont été récupérés. Le contracteur a été provisoirement inculpé de « possession of stolen property ».

Dans la foulée, le domicile de Shafil Allyboccus, soupçonné d’être de mèche avec le présumé receleur, est perquisitionné. Aucune trace d'objets volés. Toutefois, ayant appris que le travesti s'adonnerait à la sorcellerie, les policiers, menés par l’inspecteur Dussoye, effectuent une fouille dans un 'mandir' (temple) dans l'arrière-cour du travesti. Ils découvrent huit photos de différentes divinités. Interrogé, Shafil Allyboccus affirme qu’il aime prier ces déesses car il se sent en paix par la suite.

Rejeté par ce qu’homosexuel
« Mon entourage m’a rejeté parce que je suis un homosexuel. Je me suis retrouvé sans aucun soutien et sans-abri. C’est ainsi que je me suis tourné vers ces déesses. J’ai une immense dévotion pour elles », soutient le travesti dans sa déposition.

« Mo senti mwa à lez kan mo cominik ek banla. Mo koz ek zot, baigne zot… Mo trouve la limierr kan mo priyé zot. Ziska mo la mort, mo pa pou kit zot ! », a ajouté Shafil Allyboccus. Le travesti a affirmé qu’un gourou, issu d’un village du Sud, le guide dans ses séances de prières.

Les policiers ont ensuite saisi un billet de Rs 1 000. Questionné quant à sa provenance, le travesti a expliqué avoir reçu cet argent d'un de ses proches à l’occasion d’une célébration religieuse. Les limiers tombent sur un gros oignon serti de bâtonnets d’encens et un morceau de papier à quatre plis sur lequel le nom d'un homme était inscrit.

Pressé de questions par rapport à cela, le travesti craque et déballe toute l’histoire. Il avoue que l’homme en question est son ex-petit copain.

 « Mo finn fer mesansté lor li. Li ti viol mwa avan. Aster li finn fer foss ek mwa. Mo ti tro atasse ek li. Li mem ti mo premye. Monn fer ça pou mo kapav éloigne mwa ar li. Mo anvi blye li », a encore expliqué le travesti.

Les enquêteurs obtiennent confirmation que le travesti s’adonne à la sorcellerie. D’après les témoignages de certaines personnes, le travesti passe le plus clair de son temps dans son temple, qui était une ancienne cuisine. « Kan li gagne problem ek dimunn dan landrwa, li ecrir dimunn concerné la so nom lor enn boutt papier. Li fer enn bann ritiel apre li amenn simitierr pou travay dimun-là », explique un témoin aux enquêteurs. Ces derniers ont procédé à la saisie de l’oignon et du billet de Rs 1 000.

Shafil Allyboccus est conduit au poste de police. Il nie pratiquer la sorcellerie. « Ce que les gens disent de moi est totalement faux ! J’adore vénérer les statuettes et photos de divinités », dit-il. Il a été relâché sur parole mais risque une amende pour « dealing in witchcrafts. »

Sollicité pour une réaction par Le Défi Plus, Shafil Allyboccus n’a pas voulu faire de commentaires.



Preity Ramessur

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