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Saturday, 16 February 2013 12:00

Nidhi, dans son cahier : « I prefer to go to hell with you... » Featured

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Cinq jours après la tuerie de Rivière-du-Poste, selon la police, c'est une histoire d'amour entre Roubesh et Dishtee qui serait la toile de fond de ce drame. L'examen du téléphone cellulaire des deux protagonistes sera déterminant.
L’amour rend aveugle. C'était bien le cas pour Virendrasing Boolaky, dit Roubesh, 27 ans. En raison d'un amour impossible, il aurait tué sa bien-aimée, Dishtee Puttur, 15 ans, surnommée Nidhi, de deux coups de fusil avant de retourner l'arme contre lui. Il a placé le canon du fusil de chasse dans sa bouche avant de s'exploser la tête. Ce double drame a eu lieu lundi 11 février, dans la cour du jeune homme. Les deux familles habitent à Rivière-du-Poste.

Pourquoi a-t-il tué l'amour de sa vie ? Plusieurs hypothèses sont évoquées, mais aucune d’elles n'a encore été confirmée par les enquêteurs. Dans un premier temps, on raconte que certaines personnes de la localité étaient parfaitement au courant de leur relation amoureuse. Ces mêmes personnes ajoutent que les parents de Dishtee n'approuvaient pas cette proximité, d'autant plus que le jeune homme était le chauffeur de la famille.

Le plus intrigant dans l’histoire, c’est que les parents de Roubesh Boolaky disent être au courant de cette idylle mais nient s'être opposés à cette union. Yogesh Boolaky, frère de  Roubesh, explique que ses parents étaient «à 200% pour» et ceux de la fille «approuvaient à 99%». Or, Pitambur Puttur, père de Dishtee, nie être au courant de cette relation.

Nous apprenons par ailleurs qu'une dispute opposait les amoureux depuis quelque temps. Ses proches n'approuvant pas cette relation, Dishtee aurait décidé de mettre fin à cette relation. Roubesh ne l'entendait pas de cette oreille.

Le jour du drame, il donne rendez-vous à sa bien-aimée sur la route de Savanne. Elle descend du bus qui la ramène du collège Hindu Girls. Elle prend place à l'arrière du tout-terrain, Roubesh se dirige aussitôt vers son domicile, rue Coopérative, Rivière-du-Poste.
Pourquoi l’avoir tuée dans la cour et non dans un autre lieu? Les enquêteurs pensent que Roubesh avait bien planifié son coup : la fille ne s’attendait pas à ce qu'il pointe son fusil sur elle avant d'ouvrir le feu.



Éperdument amoureuse
Dishtee Puttur était éperdument amoureuse. C'est ce que révèle les propos écrits dans son cahier. Le cahier était gardé parmi ses bouquins dans sa chambre.

Nous avons pu y jeter un petit coup d'oeil et prendre des clichés après l'autorisation d'un proche.
Sur plusieurs pages, elle s'exprime sur son amour et la passion qui la consume pour un homme. Cependant, à aucun moment, elle ne mentionne le nom du bien-aimé.

Nous découvrons une suite de poèmes, de chansons d'amour sur le thème du cœur brisé. Ainsi la chanson du film 'Hum Dil De Chuke Sanam' (Je t'ai déjà donné mon amour) qui relate l'histoire d'un garçon qui tombe amoureux d'une fille, alors qu'il se rendait chez son père pour y apprendre la musique. Le père de la fille découvre la relation et demandera à l’étudiant de mettre fin à son idylle avec sa fille.

Une autre chanson du film, également mentionnée, raconte : « Mon cœur tourmenté a pleuré sa douleur. J’ai reçu une punition pour avoir aimé. Quelle faute ai-je donc commise? J’ai été dévastée par mon amour pour toi. Having giving me a body of earth why did you make my heart of glass? » Plus loin, la jeune fille écrit : « I prefer to go to hell with you than to go heaven without you. Aujourd'hui un sourire. Demain un souvenir. A ma mort, un regret sur ma tombe, une larme. Avant j'étais ton amie, nous étions inconnus.»

« I wish people could understand. What we feel isn't what we pretend! Hopes are on what we depend. Our story is complicated. Our love has just started. Yet, I believe it is no longer existed. I wish we could be together. Something tells me am yours forever. »
« Pour agir, il faut vouloir. Pour vouloir, il faut aimer. Pour aimer il faut souffrir. L’amour est né par Adam et Eve, soigné par Roméo et Juliette. Grandi par Paul et Virginie. Mais finira par moi et toi, entre autres.»

Cependant, aucun de ces mots ne montre que Dishtee s'était préparée à quitter ce bas monde à la fleur de l'âge.

Neha Puttur : « Ma sœur ne m’a jamais parlé de sa relation avec Roubesh »
Neha Puttur, sœur aînée de Nidhi, est rentrée de Chine, mardi soir. Mercredi, cette étudiante en médecine a assisté aux funérailles de sa cadette. En constante communication avec elle, via Skype, depuis leur séparation, la mort soudaine de la cadette a été un véritable choc pour elle.

«J'ignorais tout de l'idylle présumé entre Nidhi et Roupesh. Nous parlions de ses études, de ses amies. Jamais, elle n'a parlé de Roubesh. Il n'y avait aucun signe qui aurait pu nous mettre la puce à l'oreille. Jamais je ne l'ai vu attristée. Elle était de nature joyeuse ", explique Neha qui confie avoir offert un cahier à sa sœur en juin dernier. "Tout comme moi, Nidhi aimait écrire des poèmes, mais à ma connaissance, elle n'a jamais tenu de journal intime".

Tonnerre dans le village
Lundi, 15 h. Des bruits étranges résonnent dans le village de Rivière-du-Poste. On accourt de toutes parts pour en connaître l'origine. Les commentaires vont bon train, jusqu'à ce que la nouvelle des coups de feu se répand à la vitesse de l'éclair.
La foule se rassemble rue Coopérative, devant la demeure des Boolaky.  C'est l'effroi. Les proches découvrent les cadavres de Roubesh Boolaky, 27 ans et Dishtee Puttur, 15 ans. A côté du jeune homme, un fusil de chasse. C'est la grand-mère de Roubesh qui a donné l'alerte.

La police de Rivière-des-Anguilles est alertée et des officiers de la CID sont mandés sur les lieux. La zone est sécurisée afin d'empêcher toute contamination de la scène du crime. L'accès à la demeure des Boolaky est gardée par des policiers.

Dehors, la foule, pétrifiée et silencieuse, grossit. Il pleut des cordes. On sort les parapluies. L'averse ne dissuade nullement les curieux. Tous veulent voir. « Ayo Bondié, ti ene bon garçon !», lâchent des voisines.

Sur la route principale, on discute ferme sous les porches des espaces commerciaux. Des proches des victimes, horrifiés, sont autorisés à entrer dans la cour. Une camarade de Dishtee, encore revêtue de son uniforme, pleure à chaudes larmes.
Le Dr Sudesh Kumar Gungadin, chef du service médicolégal, arrive. Après les constats d'usage, il autorise le transfert des cadavres à la morgue de l'hôpital Victoria, à Candos, aux fins d'autopsie. Il fait nuit. Une fois la police partie, la cour des Boolaky est envahie par des proches et des badauds venus témoigner leur sympathie.

Le rapport d'autopsie attribuera le décès de Roubesh à une blessure à la tête : la balle lui a explosé la cervelle. La collégienne, elle, a reçu deux balles à la poitrine et à l'abdomen. Les fragments des projectiles lui ont perforé le cœur, le foie et les poumons.

Enquête policière
La police a saisi les deux portables trouvés sur Dishtee Puttur ainsi que celui de Roubesh Boolaky. Leur relation durerait depuis deux ans. Les cellulaires ont été envoyés à l'Information and Technology Unit (IT) de la police pour analyses.

Vendredi, les messages du portable de Roubesh ont été lus. Il avait envoyé un dernier SMS à Dishtee pour lui dire qu'il passerait la prendre après l'école. Dishtee ne comprenait pas pourquoi il voulait la voir.

Les téléphones de la collégienne n’ont pas encore révélé leurs secrets, étant verrouillés par un code d'accès. Les enquêteurs attendent le rapport complet de l'IT Unit pour boucler leurs investigations. Elles sont menées par le sergent Korimboccus et l'inspecteur Goolaup, et sont supervisées par le SP Luchmun.



La voiture dans laquelle fut tuée la collégienne.




Last modified on Saturday, 16 February 2013 11:10
Le Defi Plus

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