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Saturday, 05 January 2013 12:00

Vasant Bunwaree : « Pas question de baisser le niveau de l’anglais au primaire » Featured

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En ce début d’année, le ministre de l’Éducation nous donne un aperçu de ses projets pour 2013. Vasant Bunwaree met en exergue plusieurs sujets ayant trait à la bonne marche de son ministère, dans l’entretien qui suit…
> 2013 sera une grande année pour le ministère de l’Éducation, avec les projets populaires qui seront mis en avant. Que comptez-vous faire pour qu’aucun d’eux ne reste au placard ?
2013 sera une année charnière pour nous. Les projets déjà entamés seront poursuivis et il y a toute une série qui démarrera.

Nous avons conseillé aux parents, dont les enfants n’ont pas réussi aux examens du Certificate of Primary Education (CPE) à une première tentative, de les inscrire dans la filière « prevoc » au secondaire, où ils auront la possibilité de le refaire avec des moyens pédagogiques alternatifs. Nous avons deux autres projets visant le déploiement de nouvelles technologies dans les salles de classe et l’utilisation des ressources pédagogiques numériques, exploitant les possibilités offertes par les contenus multimédias. Il y a d’abord le projet Sankoré qui nous a permis d’équiper de projecteurs interactifs quelque 560 salles de classe de STD 4 et de 5. Nous faisons en ce moment les préparatifs en vue de pourvoir les salles de classe de 6ème de ces projecteurs. L’Institut de Pédagogie poursuit le travail pour la numérisation du programme de 6e année, et ce sera chose faite très prochainement.

> Et quid des tablettes ?

La distribution de tablettes aux élèves de la Form IV est un autre grand projet. Il ne concerne pas qu’uniquement le matériel, mais aussi la disposition des ressources pédagogiques en version numérique et la connexion Internet haut débit pour l’accès aux ressources disponibles sur la toile, sans oublier pour autant l’aspect sécurité et gestion de la classe.

> Et des « Winter and Summer Schools » ?

Vu le succès qu’ont rencontré les «Winter » et «Summer Schools », lancées en 2011, ce projet sera poursuivi. De plus, un repas chaud sera offert aux élèves fréquentant les écoles dans les Zones d’éducation prioritaires (ZEP) à partir de la rentrée. L’on prendra en considération tous les aspects de la sécurité alimentaire avec le concours du ministère de la Santé et de la Qualité de la Vie.

> L’Éducation à l’Entrepreneuriat…
L’Éducation à l’Entrepreneuriat sera dans nos écoles secondaires à partir du deuxième trimestre. Je veux donner un avant-goût de l’esprit d’entreprise à tous nos élèves.

> Où en sont les évaluations nationales en Form III ?
Les évaluations nationales de fin d’année en sept matières au niveau de Form III seront étendues à tous les collèges. Nous voulons désormais qu’au premier trimestre de Form IV, les enseignants revoient avec leurs élèves leurs copies tout en leur montrant leurs forces et faiblesses. Grâce à ces évaluations, nous comptons améliorer davantage les résultats du School Certificate et, par extension, ceux du Higher School Certificate.

Le Projet NICE se poursuivra. Il vise à créer l’esprit de citoyenneté chez nos jeunes. Mon ministère est impliqué à part entière dans ce projet du Prime Minister’s Office.

> Vous défendez les enseignants du primaire quant à une augmentation de leur salaire et un alignement au secondaire. Que comptez-vous faire ?
Si j’ai eu une réaction spontanée lors de la parution du dernier rapport du Pay Research Bureau (PRB), c’est parce que, comme les enseignants du primaire, je m’attendais aussi à ce que leurs efforts soient dûment pris en considération.

Sans critiquer pour autant ceux ayant rédigé le rapport, je dois dire que j’ai été déçu, parce que je sais que ces enseignants se sont donnés à fond pour aider les enfants dans toute une série de nouveaux projets. Je souhaite que, lors du prochain exercice de révision et d’omissions du Rapport, l’on prenne en considération tout cela. C’est le droit tout à fait légitime de ces enseignants d’aspirer à un salaire élevé, et je suis sur la même longueur d’onde de la Government Teachers Union (GTU) qui demande une parité de salaire avec le travail égal. Mon ministère déposera, dans ce sens, auprès de l’instance mise sur pied.

> Les problèmes comportementaux des élèves posent problèmes aux enseignants. N’est-il pas temps de trouver une solution ?
Nous avons des problèmes, mais cela ne concerne que des groupuscules d’élèves. Il ne faut pas être alarmiste, mais le problème mérite toute note attention. Nous avons mis en place toute une série de mesures pouvant aider l’école à avoir une bonne maîtrise des élèves turbulents ou hyperactifs. Nous demandons à l’Institut de Pédagogie de mettre sur pied des sessions relatives aux comportements des jeunes dans le cadre de leur formation professionnelle.

C’est en 2013 que ces moyens spéciaux seront déployés et devront donner leurs résultats, mais, la situation est sous contrôle. Les recteurs ont carte blanche pour s’occuper de l’indiscipline tout en respectant les paramètres. Les Directeurs des Zones sont aussi appelés en renfort si le besoin se fait sentir. Quand tous les ponts sont rompus et qu’on considère un élève irrécupérable, après les consultations des psychologues et des travailleurs sociaux scolaires, j’ai le pouvoir discrétionnaire de prendre des décisions allant jusqu'à l’expulsion des récalcitrants. Jusqu’ici, j’ai expulsé deux élèves qui, en dépit des avertissements, n’ont pas pu s’amender.

> Le préscolaire est une année importante dans la vie de tout étudiant, mais comptez-vous l’encourager?
Il n’y a pas si longtemps, 16% d’enfants ne fréquentaient pas le préscolaire, ce qui contribuait à rendre le primaire très difficile pour ces enfants-là. Ce qui pourrait expliquer en bonne partie le taux d’échec élevé en fin de cycle primaire. Aujourd’hui, le taux de scolarisation en maternelle est de l’ordre de 97,5%. Grâce notre système de « Tracking Mechanism », nous allons savoir qui sont ces enfants qui ne sont pas scolarisés.

> Vous avez déclaré au Parlement que le niveau de l’anglais aux examens du CPE est trop élevé. Faut-il baisser le niveau de cette langue ?
L’anglais agit comme la langue officielle nationale, et avec le français, il occupe une place de choix dans notre cursus scolaire de par son importance historique et internationale. À Maurice, pour la majorité d’enfants, l’anglais est une langue étrangère, voire une langue seconde. Il nous faut l’enseigner comme une langue seconde, dans un contexte relatif à notre réalité. En enseignant l’anglais ou encore le français ou n’importe quelle langue orientale par le biais du contexte local, régional, national, en nous servant du vécu de l’élève, nous allons pouvoir l’intéresser davantage à la langue et certainement il fera des merveilles.

Ainsi, il n’est aucunement question de parler de baisser le niveau de l’anglais dans l’enseignement au cycle primaire. Au contraire avec le projet « Silence on lit », qui sera aussi étendu aux classes de langues orientales et l’arabe, je souhaite que toutes les langues soient bien maîtrisées par nos élèves indistinctement.



Annick Daniella Rivet

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