20 September 2014
Petites Annonces Gratuite
FacebookTwitterGoogle PlusLinkedin
Facebook Like
Saturday, 19 January 2013 12:00

Serge Petit : « Pas de cover-up sur Nandanee Soornack » Featured

Rate this item
(1 Vote)
Serge Petit, CEO d’Airports of Mauritius, se défend d’avoir tenté de pratiquer un cover-up sur les activités de Nandanee Soornack à l’aéroport. Il affirme être en paix avec lui-même.
> Jeudi, vous convoquiez un point de presse pour « jouer la carte de la transparence » sur les transactions d’AML. Au final, plus d’un estiment que vous avez pratiqué un cover-up sur Nandanee Soornack. Pourquoi cette contradiction ?
Je réfute catégoriquement cette allégation. Il n’y a pas eu de ‘cover-up’.

J’admets avoir créé une confusion quand la question m’a été posée. Pourquoi aurais-je caché quelque chose qui est du domaine public ? L'objectif de cette conférence de presse était de faire la lumière sur les commerces à l’aéroport : organisation des commerces, les divers prestataires et livrer toute autre information pertinente au grand public.

Après la conférence, j’ai réalisé que j'avais commis une erreur, j’ai immédiatement demandé à ce qu’on fasse un rectificatif. Je peux comprendre les réactions dans les médias. En mon âme et conscience, j’ai agi de bonne foi. Il y va de ma réputation, bâtie sur les principes d’honnêteté et d’intégrité qui ont toujours guidé ma carrière professionnelle. Tous ceux qui m’ont côtoyé à Maurice et à l’étranger peuvent en attester.

> À quelle confusion faites-vous allusion ?
Quand on m'a demandé si Madame Soornack avait des activités commerciales à l’aéroport, ma première réaction était de dire « non » et je m’en explique. Les documents présentés lors de l’exercice d’appel d’offres de décembre 2009 ne mentionnaient pas le nom de Madame Soornack. Ce sont M. Gooljaury et M. Oogarah qui avaient signé comme promoteurs et le nom de Madame Soornack n’apparaissait pas. D’où ma confusion. Aussi, AML n’a toujours travaillé qu’avec M. Gooljaury comme directeur exécutif et opérationnel d’Airway Coffee.

> Voulez-vous dire qu’on vous a piégé avec des informations erronées ?
Non ! Je me suis fié aux documents soumis par les compagnies répondant à l’appel d’offres. Je vous le répète : les noms de tous les actionnaires n’y figuraient pas.

> Vous n’avez donc pas pris la peine de vérifier toutes les informations avant de rencontrer la presse ?
Je reconnais qu’AML n’a pas vérifié le registre des actionnaires de la compagnie, ce n’est pas un réflexe automatique. L’interlocuteur principal d’Airway Coffee auprès d’AML a toujours été M. Gooljaury, et personne d’autre.

> Etes-vous conscient que votre image de marque d’un professionnel sans histoire est écornée par cette affaire ?

Définitivement, cela porte atteinte à ma crédibilité. J’en suis conscient. Je suis très peiné que certaines personnes questionnent aujourd’hui mon intégrité. Les valeurs qui m’ont guidé toute ma vie durant sont l’intégrité, la rigueur, la discipline et le travail.

Je suis issu d’un milieu très modeste. J’ai vécu toute mon enfance et ma jeunesse dans un camp sucrier à Montagne-Blanche. J’ai été boursier du gouvernement. J’ai fait mes études universitaires en Ecosse. J’ai une licence en génie civil, une en économie et un MBA. Je suis un Certified Project Manager, ultime qualification en gestion de projet.

J’ai eu un long parcours professionnel. J'ai été ingénieur à la CWA pendant cinq ans; Investment Manager à la SIC pendant une dizaine d’années. Ensuite, j'ai été CEO de la NHDC pendant sept ans. J’ai exercé au Canada neuf ans durant dans le secteur privé et public, avant de rentrer à Maurice en 2009. J’étais cadre supérieur dans l’équipe de gestion des infrastructures publiques de la cité de Toronto. Et depuis plus de trois ans, je gère Airports of Mauritius. Je suis également le responsable de la MDFP depuis août 2010, sans compter un passage de deux ans à la tête du National CSR Committee.

En tant que professionnel, j’ai servi depuis 1980 sous tous les gouvernements et j’estime avoir donné mon tout dans l’intérêt du pays. Je suis en paix avec moi-même.

> Avez-vous subi des pressions politiques pour convoquer la presse, car dans certaines circonstances le silence vaut de l’or ?
Je tiens à dire haut et fort : cette démarche de rencontrer la presse était mon initiative. Elle devait apporter des éléments d’information et dissiper des doutes au sujet des opérations commerciales à l’aéroport.

> Dans le public, on a l’impression que D. Gooljaury et N. Soornack ont bénéficié d’un coup de pouce politique. En êtes-vous conscient ?

AML est sous la juridiction du Central Procurement Board. En tant que tel, l’organisation est soumise aux règles du CPB, concernant l’allocation des contrats. Tout est fait dans la transparence et le respect des règles précises. M. Gooljaury a des commerces à l’aéroport depuis 2002.

> Pouvez-vous nous prouver qu’Airway Coffee a décroché ce contrat sur la base du mérite ?
Oui. Dans le cadre de l’évaluation technique, AML s’est adjoint les services de deux professionnels indépendants. L’évaluation a été faite conformément aux critères de bonne gouvernance.

> Le leader du MSM avance qu’une haute personnalité aurait fait pression sur lui pour que le contrat de la MDFP soit accordé à Dufry. Votre réaction ?

Je ne suis pas au courant de quelque pression exercée. Les faits sont clairs. En 2002, la MDFP avait alloué le contrat d’approvisionnement des produits hors-taxes à la compagnie allemande, Gebr. Heinemann, et cela sans appel d’offres. Il a continué à offrir ses services pendant plus de neuf ans. Mais en 2011, dans un esprit de bonne gouvernance, la nouvelle direction de la MDFP décida de lancer un exercice d’appel d’offres qui mena à l’allocation du contrat à Dufry, deuxième plus gros fournisseur mondial de produits hors-taxes et qui n’a aucun partenaire mauricien.

Après l’octroi du contrat à Dufry, l’Independent Commission against Corruption a été sollicitée en 2012 pour enquêter sur les procédures d’allocation. La Commission devait constater que les procédures d’évaluation ont été rigoureuses et respectaient les critères de méritocratie, selon les normes internationales.

> L’Opposition laisse entendre que le tandem Gooljaury et Soornack serait l’agent de Dufry à Maurice. A un moment ou un autre, étaient-ils des interlocuteurs de Dufry auprès de la MDFP ?
Non. L’accord pour la fourniture des produits hors-taxes est établi entre Dufry et la MDFP, et ce contrat ne prévoit aucun intermédiaire.

> Une lettre d’intention a-t-elle été accordée à Top Gear Express pour le bail d’un terrain ?
Oui. Le projet de la compagnie Top Gear a été présenté par son promoteur, M. D. Gooljaury le 19 janvier 2011.
AML a accueilli le projet, tout en émettant de sérieuses réserves sur la réalisation du projet à l’intérieur, sur l’aire de stationnement. Le 31 mai dernier, Top Gear a soumis une nouvelle proposition optant cette fois pour un emplacement à l’extérieur de l’aéroport. AML a répondu favorablement à l’allocation d’un terrain à bail, sous les mêmes conditions applicables aux autres promoteurs. Ledit projet est sujet à la soumission d’un business plan que nous attendons toujours. Aux dernières nouvelles, la compagnie Top Gear a été dissoute.

> Quelle assurance pouvons-nous avoir que l’allocation d’espace dans le nouveau terminal sera faite sur la base de mérite et non de trafic d’influence ?
L’allocation des espaces ne se fera plus par AML mais par ATOL, compagnie qui exploitera le nouveau terminal. Dans un souci d’équité, tous les prestataires commerciaux actuels seront transférés dans le nouveau terminal sous les conditions commerciales qui seront établies par ATOL.
Le choix des fournisseurs de la MDFP, comme toujours, se fera selon l’offre commerciale, la qualité des produits et la demande au niveau du public voyageur. Tout renouvellement de contrat est sujet à la bonne performance commerciale.




Last modified on Saturday, 19 January 2013 10:15
Eshan Dinally

Email This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.
Zero Tolerance

ZERO Tolérance

Les internautes qui voudraient commenter les articles qui sont publiés sur le site defimedia.info sont avisés qu'ils doivent éviter à tout prix d'utiliser des termes obscènes, racistes, communaux ou diffamatoires. La moindre utilisation d'un terme offensant entraînera le rejet automatique du commentaire soumis.

comments powered by Disqus

Interview Popular Articles

Google+