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Saturday, 09 June 2012 12:00

À Camp Thorel – Aukhaj Dhunputh : un travailleur social qui fuit la politique

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Un homme au service du social et qui ne le crie pas sur tous les toits. Rarissime. Aukhaj Dhunputh, issu d’une famille de laboureurs de Camp-Thorel, a ses empreintes un peu partout dans sa localité natale.
Un père, tour à tour courtier, marchand de tissus et d’œufs, et une mère laboureur, Aukhaj a connu une vie comme les huit enfants de sa famille. Après avoir vaqué d’une école à l’autre jusqu’en VIe, il quitte le primaire et, au sein de la société Arya Navyuvak, mène campagne contre l’alcool et le tabac. Puis, il s’adonne à des petits travaux. Une fois adulte, comme tous les jeunes de son âge, il est conscrit au sein de l’armée britannique et part en Égypte. Durant son service, il est muté à Mombasa, où il décroche un emploi comme ‘despatch’, grâce à sa maîtrise de plusieurs langues, parmi, l’hindi et le sanskrit.

De retour à Maurice, Aukhaj prend de l’emploi au Département des Bois et Forêts, mais il n’y reste pas longtemps. Il vend une partie de ses terres et construit une boutique coopérative qui, au fil des années, s’agrandit en un supermarché. Au sein de ce commerce, il occupera successivement les fonctions de secrétaire, de président et, finalement de conseiller. Des terres, il en fera également don à sa localité pour ériger un bâtiment à multiples usages, dont un centre pour l’enseignement de l’hindi.

Sur des terres de 70 arpents qu’il loue et où il officie comme sirdar, il fait pousser la banane, l’ananas et la canne. Mais le social reste profondément son métier, comme l’attestent les nombreuses médailles qu’il a obtenues pour services rendus à la communauté. En 1984, grâce à un don, il fait ériger un centre de santé communautaire à Camp-Thorel.

Aujourd’hui, le nom Dhunputh évoque cette riche contribution au social. Mais, à aucun moment, Aukhaj Dhunputh n’est parti solliciter l’aide des politiciens. « Ce sont des gens qui veulent toujours avoir leurs noms sur les plaques commémoratives et tirer des avantages politiques des événements socio-culturels », fait valoir notre interlo­cuteur.

Fin lettré, Aukhaj Dhunputh, aujour­d’hui âgé de 86 ans, est toujours verse dans la lecture des textes religieux. « Le Gîta, le Ramayana demeurent mes sources d’inspiration et je pense que les politiciens devraient puiser la manière d’ad­mi­nistrer dans les en­seigne­ments de ces ouvrages. » S’il suit de près l'actualité politique, notre interlocuteur préfère rester éloigné de toute activité partisane, une ligne de conduite dont il ne s’est jamais départi.



Le Defi Plus

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