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Saturday, 12 January 2013 12:00

‘Birds of the Mascarene’ : Un livre impressionnant de Narainsamy Ramen Featured

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Après la lecture du bel ouvrage bilingue de Narainsamy Ramen, « Birds of the Mascarene », vous ne regarderez plus les oiseaux de la même façon. Sur papier glacé, illustré par des photos prises par l’auteur, le livre est à la fois pédagogique et distrayant. Précieux.
C’est un beau livre dont la particularité tient à une double fonction : se faire plaisir et apprendre. Narainsamy Ramen, parce qu’il est ornithologue, a eu aussi en tête ce souci d’éduquer et de sensibiliser les habitants des Mascareignes à la beauté et la diversité de notre écosystème.

Rien ne vaut la démarche d’un scientifique qui veut diffuser les fruits de ses recherches. Celle de Narainsamy vaut son pesant d’or. Dans sa préface, il le dit sans détour : « Depuis ma plus tendre enfance, je nourris l’ambition de publier un livre sur les trésors du firmament mauricien. Un projet qui, à n’en point douter, a été semé d’embûches .» C’est dans sa plus tendre enfance qu’il faut rechercher la passion de l’auteur pour les oiseaux.  
« Enfant, je faisais l’école buissonnière pour aller les capturer dans les bois. Aujourd’hui, j’ai troqué mon ‘pied lacole’ contre un objectif de 600 millimètres .»

Il fallait une camera munie d’un puissant téléobjectif pour fixer « les magnifiques couleurs de ces petites et fragiles créatures. » Il était tout aussi évident qu’une telle proximité provoque une réflexion sur ces oiseaux de notre région et les différentes espèces qui les composent : endémique, indigène, migratrice et indigène. «  Celles-ci, lorsqu’elles n’étaient pas menacées d’extinction, étaient tout simplement capturées et expédiées dans des parcs à l’étranger à des fins de reproduction .»

« Voir des oisillons éclore... »
Étudiant en Grande-Bretagne en 1959, Narain­samy Ramen, originaire de Rose-Hill, a travaillé pour la Royal Air Force, puis posté comme photographe dans une région campagnarde à l’est de l’Angleterre. Il se consacre à l’élevage des oiseaux et il réussit à acquérir d’autres espèces, grâce aux recettes provenant de la vente d’oiseaux qu’il produit. « Personnellement, écrit-il, je n’aime pas participer à des expositions d’oi­seaux. M’adonner à la reproduction et voir des oisillons éclore au fond des nids me procurent un bonheur immense et un réel sentiment d’accomplissement. »

En 1975, Narainsamy Ramen est le premier à publier un article sur la reproduction en captivités de la Conure Soleil, un perroquet au plumage jaune d’or. Après avoir surmonté des épreuves, il a pu reproduire d’autres espèces, comme la perruche, le perroquet, la passerine, le loriquet et bien d’autres.

En 1982, notre ami entre à Maurice et prend de l’emploi comme manager à Casela. Là, il a la possibilité de reproduire plusieurs oiseaux, tels que l’ara, l’amazone, le perroquet jaco d’Afrique, le pigeon des mares et le calao, entre autres. Il croise aussi des scientifiques et biologistes étrangers travaillant pour un établissement de reproduction en captivité du gouvernement mauricien. Mais là aussi, il s’indigne que la gestion des nos plantes endémiques aient été confiées des institutions étrangères.  

« Des boutures du café marron repéré à Rodrigues ont été expédiées aux Jardins botaniques royaux de Kew à des fins de propagation. Sommes-nous aussi incrédules pour laisser le sort de nos espèces endémiques entre des mains de quelques-uns. Nous devons apprendre qu’il y a des choses qui n’ont pas de prix que leur valeur est inestimable. »

« Le nom du dodo affiché un peu partout… »
En 1980, en visite au zoo de New Jersey, Narainsamy Ramen tombe sur ‘plusieurs de nos espèces d’oiseaux endémiques rares publiquement exposées avec le nom du ‘dodo’ affiché un peu partout. Aussi n’ai-je pu m’empêcher  d’éprouver un sentiment de honte face à un tel étalage de notre patrimoine national dans des parcs d’oiseaux à Singapour, en Allemagne, en Angleterre et aux États-Unis. (…) Ces parcs d’attraction, pour attirer des visiteurs, communiquent largement sur leur variété. Il est donc crucial d’alerter l’opinion internationale sur l’importance d’assurer leur survie. »

Il faut absolument tourner les pages de l’ouvrage de Narainsamy Ramen pour se rendre compte de la richesse de patrimoines en oiseaux. Que ce soit du plus petit moineau au cardinal, ou serin qui nous sont communs, en passant par le paille-en-queue, le cateau vert ou le bengali, le livre rend compte, avec un luxe de détails impressionnants sur ces bêtes dont la survie dépend de notre écosystème.

Birds of Mauritius, par Narainsamy B. Ramen (360 Pages)





Last modified on Saturday, 12 January 2013 10:09
Pradeep Kumar Daby

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