19 December 2014
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Saturday, 19 January 2013 10:00

À Kennedy – Le kovil Mardaybotler se prépare pour le Cavadee Featured

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Satchuda Nayagum et Menon Murday Satchuda Nayagum et Menon Murday
Le kovil (temple tamoul) de Route Kennedy compte parmi l’un des plus prestigieux de Maurice, et le plus fréquenté par la communauté tamoule de Vacoas.
À un peu plus d’une semaine du Cavadee, les Tamouls se préparent pour fêter avec faste l’une des plus im­portantes fêtes de leur calendrier. C’est donc au kovil Marday­­botler que la communauté s’organise pour les préparatifs.

Le premier édifice, tout en paille, a vu le jour grâce aux bons offices de Kamachi Murday, qui était majordome sur la sucrerie Réunion. « Les documents attestent qu’il a obte­nu, en 1909, environ un arpent de terre pour y construire un lieu de culte pour les Indiens de la localité, en particularité les Tamouls », explique Satchuda Nayagum, président de la Hindu Tamizergul Siva Soopramanien Temple Siva Society. En 1921, la société obtient la gestion du Kovil, puis en 1939, la famille Murday lui cède les lieux dans sa totalité. Une première rénovation est alors effectuée et les pierres taillées et la chaux viendront remplacer le chaume.

Mais il faudra attendre la fin des années quatre-vingt pour que l’ensemble de l’édifice soit consolidé au ciment. « Presque tout avait été démoli sauf un coin qui a valeur historique », fait ressortir Satchuda Nayagum. En 1992, une rénovation au coût de Rs 3 millions est entreprise pou donner au Kovil les couleurs et les reliefs dravidiens qui le caractérisent à ce jour. « Durant presque une année, six travailleurs du Tamil Nadu, dirigés par un architecte, ont bossé d’arrache-pied, et parfois jusqu’à fort tard dans la nuit pour respecter les délais ». Un prêtre, formé a Coim­batore, dans le Tamil Nadu, officie ici et s’est marié à une Mauricienne  la communauté tamoule.

L’année dernière, la Fédération des temples tamouls a voulu, à son tour, coller aux réalités de Maurice en fai­sant publier un ouvrage de 93 pages intitulé le ‘Common Prayer Book’. Me­non Mur­day, président de la Fédération, expli­que les raisons de cette démarche. « Il fallait uniformiser les prières, et les expliquer. On a alors confié cette responsabilité à des prêtres et théologiens. Il s’agit aussi d’un code d’éthique et religieux ». Quelque 50 000 copies et des CD ont été distribués aux familles, prêtres et associations.

Menon Murday se félicite que depuis dernières années, ce sont les jeunes qui sont à l’origine d’une redynamisation de l’identité tamoule. « Durant les grandes fêtes, on voit des foules de jeunes à côté de leurs parents, puis il y a un véritable engouement pour la langue tamoule. »

Last modified on Saturday, 19 January 2013 07:45
Le Defi Plus

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