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Saturday, 26 January 2013 12:00

Insuffisance rénale – Une maladie silencieuse

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Dr Davy Ip et Bose Soonarane. Dr Davy Ip et Bose Soonarane.
Plus de 10 000 Mauriciens souffrent d’insuffisance rénale. Maladie grave mais silencieuse, elle est souvent détectée tard. Nous faisons le point sur l’insuffisance rénale.
Comme l’indique son nom, l’insuffisance rénale est l’incapacité des reins à fonctionner normalement. Or, nos reins ont une fonction importante, celle d’éliminer les toxines de notre organisme. Ainsi, les personnes dont les reins ne fonctionnent presque plus ont besoin de dialyse - l’élimination artificielle des toxines – pour leur survie. C’est ce qu’explique le Dr Davy Ip, spécialiste en médecine générale du ministère de la Santé.

Au début de la maladie, bien souvent, le patient ne ressent aucun symptôme. Ce n’est que lorsque ses reins sont atteints à plus de 75 % qu’il commence à ressentir certains symptômes : fatigue, malaise, perte d’appétit, nausées, démangeaisons, entre autres. L’insuffisance rénale est donc considérée comme une maladie silencieuse.

D’où le conseil du Dr Ip de ne pas attendre la manifestation de ces symptômes pour se faire soigner. « Il est donc primordial de savoir si l’on est à risque de développer une insuffisance rénale. Ce sont surtout les diabétiques et les personnes souffrant d’hypertension et de maladies vasculaires qui sont les plus exposés à cette maladie. Ils doivent donc se soumettre à un suivi médical afin de détecter une éventuelle insuffisance rénale au stade précoce.

Car il y a des traitements disponibles pour éviter que la maladie ne s’installe », souligne-t-il. Plus de 10 000 Mauriciens sont atteints d’insuffisance rénale, dont 970 sont sous dialyse. Ces derniers sont issus de toutes les tranches d’âge mais la plupart sont des personnes âgées. Car ce sont elles qui souffrent davantage de maladies comme le diabète, l’hypertension artérielle et les troubles vasculaires.
En sus de ces maladies, le mode de vie est également un facteur de risque à l’insuffisance rénale. En effet, indique le Dr Ip, une consommation excessive de sel, sucre et graisses augmente le risque de développer cette maladie. Ceux qui ne pratiquent pas assez d’activité physique sont également davantage exposés à cette maladie.

Par ailleurs, depuis quelques années, les patients dialysés se sont regroupés en une association. Leur démarche vise principalement à œuvrer pour l’amélioration de leur prise en charge. C’est ce que précise Bose Soonarane, secrétaire de cette association. « En dépit de nombreuses protestations des malades, il y a toujours des manquements au niveau de leur prise en charge », fait-il ressortir. Il évoque plusieurs problèmes auxquels ils doivent faire face actuellement. Par exemple, il n’y a que deux néphrologues pour 10 000 patients. L’association réclame qu’un néphrologue soit disponible dans chacun des cinq centres de dialyse pour une meilleure prise en charge des malades. Aussi, elle réclame la mise en place d’une unité de néphrologie dans chaque hôpital régional.

Longue liste d’attente
Le secrétaire de l’association des patients dialysés soulève d’autre part le problème de longue liste d’attente pour une intervention spécifique, dont ont besoin les malades en vue de leur dialyse. Il s’agit de la pratique d’une fistule – la fusion de deux vaisseaux sanguins faite par un chirurgien pour la pratique de la dialyse. « Dans certains hôpitaux, les patients attendent depuis plus de quatre mois pour cette fistule. En attendant, un cathéter est placé sur le cou du patient pour la pratique temporaire de la dialyse afin de le maintenir en vie. Toutefois, le risque d’infection est énorme pour les malades concernés. Selon nos renseignements, 30 % des malades développent une infection avec ce cathéter au cou. Je lance donc un appel au ministère de la Santé d’ordonner aux chirurgiens d’effectuer la fistule sur les malades bien avant la pratique de la dialyse. Ce qui leur éviterait l’étape temporaire de pose de cathéter qui les expose au risque d’infection », préconise-t-il.

Injection réclamée
Les patients atteints d’insuffisance rénale tendent à devenir anémiques de par leur condition. Ils sont ainsi appelés à se soumettre à la transfusion sanguine régulièrement. Ce qui affecte davantage les patients dialysés. À la place de la transfusion sanguine, Bose Soonarane propose qu’ils bénéficient tous d’une injection spécifique. Le Dr Ip confirme, de son côté, que la transfusion sanguine n’est pas le traitement idéal pour ces malades.

Suivi à revoir
Autre manquement que soulève Bose Soonarane : le suivi des malades dans certains centres de dialyse qu’il juge inadéquat. Par exemple, dit-il, certains malades ne sont ni soumis au test de diabète ni au contrôle du poids. « Ce sont des aides-soignants qui s’occupent d’eux et ils ne sont pas habilités à effectuer ces tests », fait-il ressortir. Il lance d’autre part un appel au ministère de la Santé pour que des ambulances soient mises exclusivement à la disposition des malades dialysés. « Ces personnes sont déjà affaiblies après leur séance de dialyse. Le fait d’attendre des heures pour rentrer chez eux envenime leur situation », ajoute-t-il.

À quand le Human Tissue Removal Board?
La greffe rénale est le traitement idéal pour les malades atteints d’insuffisance rénale. Du moins, c’est ce qu’avance Bose Soonarane. D’où son avis qu’il est plus qu’urgent que le ‘Human Tissue Removal Board’ soit constitué. À savoir, cela fait plus de trois ans que la Human Tissue Removal Act a été promulguée au Parlement. Cette loi autorise le don d’organes par les Mauriciens, suite à leur décès. « Depuis, le comité n’a jamais été constitué. De ce fait, les malades concernés ne peuvent bénéficier d’une greffe rénale puisque ce comité n’est pas encore opérationnel. Ce qui aurait permis de mettre en place une banque d’organes », regrette le secrétaire de l’Association des patients dialysés.

Le bon usage des écrans avant l’âge de 2 ans
La question n’est plus de savoir s’il faut interdire ou autoriser « les écrans ». Télévisions, ordinateurs, consoles de jeux vidéo, smartphones et tablettes. Confrontés dès les premiers mois de leur vie à ces outils numériques, les enfants se les approprient sans peine et en usent abondamment. Pragmatique, l’Académie des sciences recommande ainsi dans un avis rendu public, mardi, d’accompagner la nouvelle génération dans la découverte de cet univers.

Intitulé « L’enfant et les écrans », son rapport a été remis aux ministres de la Santé et de l’Éducation nationale. Fruit de deux ans de travail, il s’appuie sur les données les plus récentes de la neurobiologie, des sciences cognitives et de la psychologie comportementale. Alors que des avis contradictoires - parfois alarmistes - ont été exprimés sur le sujet ces dernières années, les conclusions du groupe de travail sont plutôt optimistes. « Globalement, la révolution numérique a des effets positifs considérables, résume ainsi Jean-François Bach, professeur à l’Université Paris-Descartes. Elle améliore l’acquisition des connaissances et des savoir-faire, elle contribue à la formation de la pensée et à l’insertion sociale des enfants et des adolescents ». Pour autant, grandir dans un bain d’écrans n’est pas inné. Mal accompagnée, l’utilisation des écrans peut avoir des effets négatifs, parfois sérieux.

L’Académie rappelle que les parents, les enseignants, les médecins généralistes et les pédiatres ont un rôle primordial à jouer. À eux, en effet, d’apprendre aux enfants à prendre de la distance avec le virtuel et à s’autoréguler. « L’initiation aux outils numériques doit ainsi être progressive, en tenant compte de la maturation cérébrale et des capacités cognitives de l’enfant mais aussi du type d’écran », souligne Olivier Houdé, professeur de psychologie à l’université Paris-Descartes.

(Source Internet)



Radha Rengasamy-Jean Louis

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