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Saturday, 28 January 2012 12:00

Chik et dengue – De possibles nouvelles épidémies Featured

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Le Dr Khodabacus et Darwin Ramasawmy, Principal Health Inspector, étaient les invités d’Explik Ou K Santé. Le Dr Khodabacus et Darwin Ramasawmy, Principal Health Inspector, étaient les invités d’Explik Ou K Santé.
Le risque de résurgence de ces deux maladies infectieuses notamment le chik et la dengue est bel et bien d’actualité. La raison : leur vecteur est omni présent dans notre environnement. Il s’agit du moustique Aedes Albopictus. Comment s’en protéger ?
Le premier cas officiel de chikungunya de cette année a été enregistré le 11 janvier. Depuis, plusieurs mesures ont été entreprises par les autorités afin d’empêcher la propagation de la maladie. Par exemple, les employés du département sanitaire de Rose-Hill ont procédé à un exercice de démoustication dans la région. De plus, les inspecteurs sanitaires procèdent actuellement à un Fever Survey. Cet exercice consiste à détecter d’éventuels cas de fièvre chez les habitants pour les soumettre à des analyses. Il se poursuivra jusqu’à la mi-février. À ce jour, aucun cas de ce genre n’a été signalé, assure le Dr Fazil Khodabacus, Community Physician au Communicable Diseases Control Unit (CDCU).

Il précise que c’est le moustique Aedes Albopictus qui transmet le chikungunya et la dengue. D’où le fait que le département d’entomologie surveille les moustiques dans la région d’Ébène. Forte fièvre, douleurs articulaires et musculaires, enflures, rougeurs, maux de tête – tels sont les principaux symptômes de cette maladie infectieuse. Ceux qui présentent ces manifestations sont priés de se rendre à l’hôpitaux pour une prise de sang.  Selon une enquête du département sanitaire, il est fort probable que ce soit un habitant de la région qui a voyagé dans l’un des pays à risques qui est à l’origine du cas de chik.

Soulignons que le premier cas de chik est apparu en Tanzanie en 1952. ll s’est ensuite propagé au Mozambique. Le Dr Khodabacus souligne que 10 072 cas ont été enregistrés à Maurice en 2006. Mais selon les estimations de la Santé, cette maladie avait affecté 30 % de la population. « Le risque d’une résurgence du chikungunya existe bel et bien puisque seulement 30 % de personnes sont immunisée. C'est-à-dire que ceux qui l’ont contracté en 2005 et 2006 ont très peu de risques d’attraper à nouveau la maladie, puisqu’ils ont développé des anticorps contre le virus », explique le médecin. Et de préciser que les symptômes apparaissent trois à quatorze jours après la contamination. Il s’agit de la période d’incubation du virus.

Elle est la même pour le virus de la dengue, autre maladie infectieuse transmise par le même moustique. Il n’y a officiellement pas de cas de cette maladie depuis le début de cette année. Les principaux symptômes de la dengue sont une forte fièvre, des maux de tête intenses (à l’arrière des yeux), des douleurs musculaires et articulaires, des nausées et des vomissements, des éruptions cutanées, des saignements du nez, des muqueuses de la bouche et des ecchymoses. « La dengue est plus dangereuse que le chik puisqu’elle peut provoquer des hémorragies. En revanche, le chik peut laisser comme séquelles des douleurs chroniques », précise le Community Physician.

Soulignons qu’il y a quatre types de dengue. Ainsi, lorsqu’on est immunisé contre un type de la maladie, on n’est pas pour autant protégé contre les trois autres. Le médecin rappelle qu’il n’y a pas de traitement spécifique contre ces deux maladies. Le traitement consiste à prendre des médicaments afin d’apaiser les symptômes tels que la fièvre et les douleurs.

Caméra thermique : pas si utile que ça !
Le gouvernement a dépensé des millions dans l’achat de caméras thermiques installées au port et à l’aéroport. Sauf que le ministère de la Santé s’est finalement rendu compte que cet appareil – qui détecte des cas de fièvre – chez les passagers – n’est pas très utile. « Ce ne sont pas tous les cas de fièvre qui sont ceux du chik ou de la dengue. Ce sont uniquement des analyses qui permettent de détecter ces maladies.

De plus, un voyageur qui n’a pas de fièvre au moment où il passe devant la caméra thermique, lorsqu’il peut être porteur des virus de ces maladies. En effet, il se peut que les symptômes apparaissent quelques jours après. C’est donc le suivi des voyageurs et la surveillance qui sont les méthodes les plus efficaces pour détecter les cas. La caméra thermique était à l’époque un gadget qui a suscité l’engouement dans plusieurs pays. Mais force est de constater qu’elle n’est pas la méthode magique pour détecter les cas de chik et de dengue », reconnaît Darwin Ramasawmy.

Responsabilité citoyenne
Le Dr Khodabacus lance un appel aux voyageurs afin qu’ils donnent des renseignements exacts aux inspecteurs sanitaires au port et à l’aéroport pour qu’ils puissent être retracés. « Il arrive souvent que certains d’entre eux nous donnent de fausses adresses. Ce qui rend notre tâche difficile. Je fais appel à leur responsabilité citoyenne », lance-t-il.

Darwin Ramasawmy, Principal Health Inspector, abonde dans le même sens. « Les voyageurs doivent assumer leurs responsabilités.  Les gens pensent à tort que le combat contre le chik et la dengue est seulement l’affaire du ministère de la Santé. Or, chacun doit y apporter sa contribution, y compris les citoyens. Par exemple, il est humainement impossible d’aller dans toutes les cours pour veiller à ce qu’il n’y ait pas d’accumulation d’eau. C’est aux Mauriciens d’y veiller ! Quant aux autorités, elles travaillent en collaboration avec les partenaires sociaux, médecins du privé, hôteliers, institutions scolaires pour la prévention », souligne-t-il. Il insiste qu’il nous faut avoir de bons comporte-ments sociaux. « Par exemple, nous ne pouvons disposer de nos détritus comme bon nous semble. Il est de notre responsabilité de le faire correctement afin de ne pas encourager la propagation des mousti-ques », insiste-t-il.

D’autant plus que, dit-il, les experts en environnement recommandent vivement la diminution du recours aux insecticides pour éliminer les moustiques. Ces produits affectent notre environnement, de même que notre agri-culture. « Ces experts insistent pour qu’il y ait le moins de recours possible à ces produits. D’où le fait que nous options pour la démoustication dans des cas précis », ajoute-t-il.

Se protéger contre les moustiques
La meilleure façon de se tenir à l’abri du chik et de la dengue est de se protéger contre les moustiques. Le Dr Khodabacus précise que le moustique ne vit que trois à quatre semaines. Mais il pond quand même 200 à 300 œufs pendant cette courte période. Darwin Ramasawmy souligne que ces œufs ont besoin d’eau pour se développer. D’où la nécessité de ne pas laisser d’accumulation d’eau chez vous car l’eau stagnante est l’environnement propice pour que les vecteurs se développent. Voici les moyens de se protéger contre ces maladies :

  • Porter des vêtements longs qui couvrent les bras et les jambes.
  • Utiliser des produits anti-moustiques (crème, lotion, serpentins, diffuseurs électriques).
  • Évacuer l’eau qui s’accumule sur la toiture des maisons.
  • Vérifier que les conduits d’eau et les gouttières (dalo) ne soient pas obstrués.
  • Couvrir convenablement les réservoirs d’eau de façon à ce que les moustiques n’y aient pas accès.
  • Se débarrasser de tout objet qui pourrait retenir de l’eau dans l’environnement extérieur (pneus usagés, boîtes de conserve, déchets ménagers).
  • Changer l’eau des vases à fleurs au moins une fois par semaine.
  • Veiller à ce qu’il n’y ait pas de rétention d’eau dans les assiettes sous les pots des plantes.
  • Débroussailler et tailler les herbes hautes et les haies.
  • Défricher et nettoyer régulièrement les terrains inoccupés.
  • Enlever régulièrement les feuilles mortes de votre cour.
  • Ramasser les déchets dans une poubelle couverte.
Hotline
Le ministère de la Santé met à votre disposition une hotline. Pour tous renseignements sur le chik ou la dengue, composez le 8924.



Radha Rengasamy-Jean Louis

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