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Saturday, 18 February 2012 12:00

Révision salariale 2012-2016 : MT n’aura pas recours à un Commissaire des salaires

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Les syndicats souhaitent que la direction de MT se montre plus flexible. Les syndicats souhaitent que la direction de MT se montre plus flexible.
Changement de décor. Contrairement à 2008, la direction de Mauritius Telecom (MT) ne fera pas appel à un Commissaire des salaires pour préparer le rapport salarial 2012/2016. Elle négociera directement avec les syndicats des employés.
Les négociations s’annoncent difficiles. Les syndicats, notamment la Telecom Workers Union, la Mauritius Telecom Employees Association et la Telecommunications Employees & Staff Association, affichent déjà la couleur. Ce même si l’on est encore au stade des discussions en vue d’arriver à un accord sur les termes de référence.

Aussitôt que les deux parties arrivent à un accord, les négociations sur la révision des salaires et des conditions de travail pourront commencer.

Une réunion, tenue mercredi, a débouché sur un 'deadlock'. Les deux parties n’ont pu arriver à un accord sur le paiement des arrérages aux 224 employés qui n’ont pas opté pour le rapport salarial de 2008. Les dirigeants syndicaux ont exigé que ce litige soit réglé avant que ne débutent les négociations sur le rapport salarial 2012/2016.

Mais le point litigieux reste toujours la question de rétroactivité. La direction de MT propose que les arrérages soient payés à partir de jan­vier 2011, alors les syndicats exigent qu’ils soient effectifs à juillet 2008. Lors de la réunion de mercredi, les syndicats ont insisté pour que cet item soit inclus dans les termes de référence, mais le manage­ment n’est pas d’accord. Au plus haut niveau, on laisse entendre qu’au cas où une telle décision est prise, cette affaire sera portée devant la justice.

Mauvaise foi
Pour le président de la Mauritius Telecom Employees Association (MTEA), Raj Ragoonath : « Le management de MT ferait preuve de mauvaise foi, s’il adopte une telle attitude. » Il prévient que les syndicats ne céderont pas d’un iota sur la question. Il souhaite que MT se montre plus flexible, « car il s’agit de 224 employés qui ont contribué grandement à la profitabilité de la compagnie ».

Il avance que le Chief Executive Officer de la compagnie, Sarat Lallah, a déjà fait un premier pas dans la bonne direction et qu’avec un peu plus de bonne volonté, cette épineuse question pourrait être résolue à la satisfaction de toutes les parties concernées.

En effet, Raj Ragoonath avance que lors d’une réunion, le 16 novembre dernier, Sarat Lallah, avait affirmé qu’il ne pouvait rien faire, car cette affaire faisait l’objet d’une « judicial review ». Puis, il a proposé le paiement des arrérages à compter de janvier 2011. À ce jour, une trentaine de salariés de MT ont accepté cette proposition.

Pour le syndicaliste, l’équation est simple. « Si MT a accordé des arrérages payables à partir de janvier 2011, rien ne l’empêche de monter jusqu'à juillet 2008. Si la compagnie est en mesure de contribuer 2 % aux fonds CSR, elle est financièrement capable de donner satisfaction à ses propres employés », dit-il. Raj Ragoonath craint que MT cherche à faire capoter les négocia­tions pour faciliter la nomination d’un arbitre indépendant avec l’espoir qu’il donnerait un jugement en faveur de la compagnie. Il rappelle que le Tribunal d’arbitrage permanent a statué que le Rapport salarial de 2008 doit prévaloir, car 85 % des employés l’ont adopté.

Pour le syndicaliste, la balle est dans le camp de la direction de MT. « C’est à elle de prendre des décisions pour désamorcer la crise. » D’où son souhait pour que le top management soit présent lors des négociations en vue d’arriver à un accord sur les « terms of reference » de la prochaine révision salariale. Il se plaint que le management ait attendu trois longues années et qu’à la veille des prochaines révisions salariales, elle joue aux difficiles sur cette affaire.

Selon Raj Ragoonath, il n’y aura pas d’accord sur les « Terms of Reference » aussi longtemps que la question du paiement des arrérages aux 224 employés de MT n'ait pas été résolue. Il a tenu à souligner que les dirigeants syndicaux défendent les intérêts de tous les employés indistinctement, les permanents aussi bien que les contractuels. Ce qui pourrait être un second point de désaccord, laisse-t-il entendre.

Pour le syndicaliste, il est inconcevable que 225 employés de MT soient toujours des contractuels, alors que la compagnie jouit d’une très bonne santé économique.

Satisfaction
Ce qui n’empêche pas au dirigeant syndical d’exprimer sa satis­fac­tion que MT ait pris la décision d’enlever la clause con­troversée concernant la communication avec la presse. Les syndicats ont vivement protesté que, lors de la réunion du 30 janvier dernier, le management avait demandé aux syndicats de ne pas communiquer avec la presse aussi longtemps que les négociations sont en cours. Il estime que cela pourrait entraver le bon déroulement de cet exercice.

Mais pour les syndicats, une telle proposition représentait une atteinte à la liberté d’expression. Sous la pression des dirigeants syndicaux, cette clause a été enlevée.




Mario Boutia

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