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Saturday, 19 January 2013 13:00

Insécurité – Un phénomène qui inquiète Featured

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Depuis le début de l'année, des cas de vol, de plus en plus audacieux sont rapportés. Les voleurs ne reculent devant rien pour commettre leurs braquages. Mais ces faits divers reflètent un problème de société bien plus profond...
Mardi dernier, pas moins de cinq cas de vol à l'arraché ont été enregistrés dans la même journée. Le premier cas concerne l'agression d'une femme sur un arrêt d’autobus à proximité d’un casino à Vacoas.

Elle s'est fait voler son portefeuille. De même, à Goodlands, une femme de 42 ans s'est fait délester de sa chaîne en or d'une valeur de Rs 16 000. À Port-Louis, un individu portant un casque intégral, a volé la chaîne en or d'une habitante de Quartier-Militaire alors qu'elle se trouvait à l’angle des rues Sir Virgil Naz et Eugène Laurent. À Sainte-Croix, une femme de 66 ans s'est fait dérober sa chaîne en or, d’une valeur de Rs 5 000. À Grande-Rivière, un jeune homme de 19 ans s'est, pour sa part, fait voler son téléphone portable. Tout cela en à peine 24 heures.

Ces différents faits divers cristalisent bien un sentiment qui va croissant au sein de la société mauricienne : celle de l'insécurité. Comme le démontrent les résultats du dernier sondage d'Afrobarometer (voir plus loin), les questions liées au Law and Order préoccupent les Mauriciens de plus en plus. Ainsi, pas moins de 20 % d'entre eux disent ne pas se sentir en sécurité dans leur quartier. Une tendance que les différents vols rapportés n'aideront certainement pas à inverser.

Ce sentiment d'insécurité semble bien être de plus en plus présent dans notre société. "Le banditisme est bel et bien présent au sein de notre société. Et le pire, c'est que certaines des attaques subies deviennent de plus en plus violentes et sophistiquées", estime Ashok Subron, syndicaliste et aussi observateur de la société mauricienne.

Ce phénomène, selon lui, s'explique par une tendance : l'inégalité grandissante au sein de notre société. "Toutes les études ont démontré que dans les sociétés où il existe une grande inégalité, il y a une insécurité grandissante. Cette situation s'illustre parfaitement en Afrique du Sud", poursuit-il. Il estime aussi qu'une étude sur le sujet est nécessaire.

Le sociologue Rajen Sunthoo fait ressortir que la criminalité tient à plusieurs facteurs. "Il y a la façon dont la personne a été socialisée. Il y a aussi le développement culturel du sujet. Cependant, l'influence des pairs, mais aussi parfois des médias et la façon dont la personne s'identifie à certains de ces criminels entrent aussi en jeu", explique le sociologue. Rajen Sunthoo pointe aussi du doigt un développement de plus en plus rapide qui influe sur certains comportements et qui peut pousser à la criminalité.

Le sociologue tient aussi à balayer, d'un revers de la main, une idée trop souvent répandue : la pauvreté pousse à la criminalité. "La pauvreté, ce n'est pas un facteur. Il y a de nombreuses personnes pauvres qui gagnent leur vie honnêtement", explique Rajen Sunthoo.

Dernier sondage d’Afrobarometer
Le dernier sondage d'Afrobarometer, publié l'année dernière, révèle combien les Mauriciens sont inquiets au sujet de l'insécurité. Les résultats du sondage soulignent que 20 % des sondés ont un sentiment d’insécurité dans leur quartier.
1 200 personnes avaient participé à ce sondage.

Elles ont répondu aux questions suivantes : “Au cours des 12 derniers mois, est-ce que vous ou un membre de votre famille a été physiquement agressé ?”, “Est-ce que vous avez déjà été victime de vols dans votre maison ?”, “Combien de fois ne vous-êtes vous pas senti en sécurité en marchant dans votre quartier ?”, “Combien de fois avez-vous eu peur d’être agressé dans votre propre maison ?” et “Pensez-vous que certaines personnes ne signalent pas les crimes, tels que les vols ou les agressions à la police ?”

Il ressort de ce sondage que l’inquiétude est plus forte chez les femmes et dans les milieux ruraux. 21 % d'entre elles expliquent ne pas vivre dans un milieu sécurisé. De plus,11% des sondés disent avoir peur qu'il y ait des crimes dans leur propre demeure. Autre résultat alarmant de cette enquête : 39 % des victimes ne rapportent pas à la police les cas d'agression ou de vol par peur de représailles. Cette étude, qui s’appuie sur une méthodologie stricte, a été réalisée par la boîte StraConsult.

Crimes à répétition
Le nombre de vols, de vols à la tire et d’agressions, enregistrés depuis le début de l'année, suscite l’incompréhension et beaucoup d’interrogations. Dans certains cas, la violence qui accompagne ces actes laisse perplexe. Au niveau des autorités, l'on soutient que le Nord et la région de La-Tour-Koënig sont devenus des « larceny-prone areas ».

Deux femmes parmi les assaillants
En voulant se remplir les poches, un habitant de Crève-Cœur, 38 ans, a tout perdu et il aurait même pu y laisser la vie. Après avoir perdu dans un casino à Rose-Hill, mardi soir, il a été attaqué par trois individus, dont deux femmes de 27 et 20 ans. La victime avait quitté son domicile avec Rs 25 000 en poche. Après avoir misé plusieurs heures au casino, l'homme s’est retrouvé avec Rs 10 000. Vers 23 h 30, alors qu'il regagnait sa voiture, un inconnu est monté dans son véhicule. Suivi des deux femmes. Les malfrats ont été arrêtés.

Une ado de 16 ans défigurée
Cette adolescente de 16 ans n'oubliera pas de sitôt le sale quart d’heure qu’elle a passé aux mains de son petit ami. Ne supportant pas la rupture, ce Quatrebornais de 23 ans s’est acharné sur le visage de la jeune femme au cutter. Elle a même été atteinte au cou et il aurait fallu de peu pour qu’elle ait la carotide sectionnée. Cette scène s’est déroulée en plein jour dans un complexe commercial à Rose-Hill. Le jeune homme a été arrêté le jour même. Il est passé aux aveux. L'adolescente a été hospitalisée.

Attaqué dans sa maison
Même chez-soi, on n’est pas à l’abri. Et ce n’est pas le directeur d’une compagnie offshore, domicilié à Mont-Choisy, qui dira le contraire. Lundi, cet homme de 40 ans était avec son épouse quand trois individus encagoulés et armés de sabres se sont introduits dans sa maison.

Après avoir giflé le maître des lieux, les trois malfrats ont ligoté le couple et ont fait main basse sur une montre, trois téléphones cellulaires, une caméra, trois bracelets en or, une chaîne en or, de même que d'autres effets. Et pour les trois malfrats, ce n’était pas suffisant. Ils ont trouvé le moyen de prendre la fuite à bord de la voiture du directeur de compagnie. Butin emporté est de Rs 3,7 millions. Ce n’est que le lendemain que la voiture a été retrouvée à Triolet.

L’épouse de sir Victor Glover détroussée
Le 7 janvier, l’épouse de l’ancien chef juge sir Victor Glover a été victime d’un vol avec violence. Le délit a été commis sur la route côtière de Trou-aux-Biches, alors que le couple allait rendre visite à une amie. Le malfaiteur ne s’est pas gêné pour bousculer l’épouse de sir Victor Glover et faire main basse sur son sac à main, qui contenait un téléphone portable, de l’argent et des effets personnels. La valeur totale des effets volés est estimée à Rs 35 000. Selon sir Victor Glover : « Le voleur pensait qu’elle était une touriste. Il y avait un peu d’argent et un téléphone dans son sac. Elle a été très choquée. Elle présente des contusions. On l’a poussée contre un mur. Elle s’est débattue. »

Les stations-service braquées
Au début de la semaine, deux stations d’essence de l'Est ont reçu la visite de braqueurs. En l’espace de quelques minutes, les stations Shell d’Isidore-Rose et Total de Poste-de-Flacq ont été attaquées. Les malfrats, qui ont sévi à la station-service Shell d’Isidore-Rose, étaient venus à moto et ont contraint un pompiste à leur remettre la recette de Rs 5 000. Ce, sous la menace d’une arme tranchante. Un peu plus loin, à la station Total de Poste-de-Flacq, deux hommes, toujours à moto, ont menacé le pompiste avec un cutter. Celui-ci a été blessé.

Les caméras CCTV comme arme
Les autorités comptent beaucoup sur les caméras CCTV pour combattre la criminalité dans le pays. Actuellement, le pays est doté de presque 500 caméras, réparties dans les régions de Port-Louis, Flic-en-Flac, Quatre-Bornes et Grand-Baie. Ce chiffre est appelé à augmenter, avec de nouvelles installations prévues à Rose-Hill, Beau-Bassin Belle-Mare et Trou-d’Eau-Douce.

La police a reçu plusieurs autres demandes d’installation dans diverses autres régions de l’île. Outre les cas de criminalité en tous genres, les caméras aident aussi la force policière dans plusieurs autres cas, par exemple, la gestion du trafic routier. Les caméras utilisées par la police devraient bientôt être du type Haute Définition. Ainsi, elles ont permis de résoudre plusieurs affaires, dont quelques high profile cases. Par exemple, c'est grâce à une caméra de vidéosurveillance que les enquêteurs ont pu élucider l'affaire Stacey Henrisson, qui a défrayé la chronique l'année dernière. Les enregistrements vidéo ont permis de retracer le 4x4 enregistré au nom de Myassa, la firme de Jayraj Sookur, qui est l'accusé de cette affaire.






Last modified on Saturday, 19 January 2013 07:55
Le Defi Plus

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