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Saturday, 16 February 2013 11:15

Restaurants et snacks : que se passe-t-il dans les cuisines ? Featured

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La préparation des repas varie d’un restaurant à l’autre. La préparation des repas varie d’un restaurant à l’autre.

Les cas d’empoisonnement alimentaire à l’école primaire Bambous A remettent sur le tapis la question d’hygiène dans les snacks et restaurants. Les conditions dans lesquelles les plats y sont préparés sont souvent mises en cause.

La gérante d’un snack de Bambous risque d’être poursuivie en Cour suite à l’intoxication d’un groupe d’élèves de l’école primaire Bambous A. Elle fournissait des repas chauds aux élèves de cette école ZEP (Zone d’Éducation Prioritaire).

Elle a concédé avoir commencé à préparer ces repas à partir de deux heures du matin et a affirmé que ceux-ci ont été stockés à la température ambiante. Cet incident remet en question les conditions dans lesquelles les repas sont préparés dans les snacks et restaurants. Les normes d’hygiène y sont-elles respectées ? Les gérants achètent-ils des produits de qualité pour préparer la nourriture. Ceux-ci sont-ils conservés comme il se doit ? Ce sont tant de questions qui suscitent l’intérêt de certains consommateurs.

C’est l’inspectorat sanitaire du ministère de la Santé qui a pour tâche d’effectuer des inspections dans ces commerces. Le nombre de sanctions prises contre eux nous donne une indication sur l’état des cuisines de certains restaurants et snacks. De janvier à ce jour, 2 794 inspections ont été effectuées dans ces commerces. Ce qui a résulté en 273 Improvement Notices servis contre les gérants.

Vingt-six autres commerçants ont été sanctionnés par l’interdiction d’opérer. Le nombre de contraventions servies pour non-respect des normes d’hygiène : 143. Aussi, 162 échantillons de nourri­ture ont été prélevés dans des snacks et restaurants pour des examens bacté­riologiques. De plus, 212 autres ont été recueil­lis pour des tests chimiques. Ils sont 74 gérants de ces com­mer­ces à avoir été ver­balisés. La somme recueillie à tra­vers les amendes de jan­vier à ce jour : Rs 170 700. Plu­sieurs amendes ont été infligées au même com­mer­­çant dans plusieurs cas.

Plusieurs gérants de snacks et restaurants ont également été sanction­nés des suites de l’opéra­tion d’une escouade spé­ciale du 27 décembre 2012 au 6 janvier 2013. Durant cette période, 1 430 inspections avaient été effectuées par les inspecteurs sanitaires de la Santé, précise Satish Beharee, Principal Health and Food Safety Inspector. Ce qui a permis de sanctionner 234 gérants de restaurants et snacks à travers un Improvement Notice. Treize commerces avaient été sanctionnés par un Prohibition Order et 114 autres par des contraventions. Quels sont les manquements que constatent le plus souvent les inspecteurs sanitaires dans la cuisine de ces commerces ?

3 facteurs qui contaminent les aliments
Ce sont trois facteurs qui contribuent à la contamination des aliments : la température, le temps et la nature des aliments. « La nourriture exposée à la chaleur pendant des heures se décompose inévitablement. Certains aliments se décomposent plus facilement que les autres. Ce qui est le cas pour l’œuf, la viande, le poulet, le poisson, les crustacés, le lait et d’autres qui sont riches en protéine », souligne Satish Beharee.

Œuf avarié dans un restaurant
À en croire certains consommateurs, la situation est toujours la même dans certains snacks et restaurants. Annick R, une habitante de Grand-Baie, nous relate sa mésaventure lorsqu’elle s’est rendue dans un restaurant très fréquenté lors des fêtes de fin d’année. « Mes collègues et moi étions parties déjeuner dans ce restaurant de la capitale. J’étais la seule à avoir commandé un bol renversé. Dès la première bouchée, j’étais estomaquée par le goût pestilentiel de l’œuf. C’était une horreur ! L’œuf était avarié. J’ai exigé de rencontrer le gérant du restaurant pour lui faire part de ma déception. Il s’est alors confondu en excuses et m’a proposé un deuxième plat. Mais nous avons préféré quitter le restaurant séance tenante », témoigne la quadragénaire qui est vendeuse dans un magasin.

Un ex-employé de restaurant : « Je ne vais jamais au resto »
Pour des raisons évidentes, Vinay (prénom fictif) a accepté de témoigner de certaines pratiques dans certains restaurants. Il a travaillé comme plongeur dans un restaurant pendant deux ans. Il a changé de boulot depuis janvier parce qu’il ne voulait plus travailler le soir. Il fait état d’une pratique courante dans certains restaurants : l’achat à bas prix des légumes avariés.

« Ce sont des légumes qu’aucun consommateur n’accepterait d’utiliser dans sa cuisine. Par exemple, les pommes d’amour étaient toujours avariées. Il était de même pour les carottes et les oignons. Ils étaient découpés de façon à ce que les parties les moins avariées soient récupérées. Quant au poulet, n’en parlons pas ! C’est un particulier qui le fournissait au gérant du restaurant. Il était parfois si avarié qu’il changeait de couleur ! Les employés de cuisine savent bien que faire de ce cas : le passer dans de l’eau bouillante d’abord avant de le cuire », témoigne le jeune homme. Il affirme, d’autre part, que les restes des plats préparés ne sont jamais jetés. Ils seront servis aux clients le lendemain, voire le surlendemain.

Suttyhudeo Tengur, président de l’APEC : «D’où s’approvisionnent les restaurateurs ? »
Certains gérants de restaurants et snacks achètent des produits à bas prix dont la qualité laisse souvent à désirer. C’est ce qu’affirme le président de l’Association pour la Protection de l’Environnement et des Consommateurs (APEC). « Leur priorité est de faire des profits au détriment des consommateurs. D’où s’approvisionnent les restaurateurs ?

Une enquête s’impose à ce sujet même si une bonne partie des gérants de restaurants et de snacks sont méticuleux sur la qualité des produits utilisés. En revanche, d’autres achètent des produits presque avariés pour la préparation de leurs plats », souligne Suttyhudeo Tengur. Il propose que la Food Act soit amendée pour que les gérants de restaurants et de snacks soient contraints à dévoiler l’origine de l’approvisionnement des produits alimentaires utilisés dans leurs commerces. Il propose également une classification des restaurants et snacks par rapport à la qualité de leur nourriture. « Ce qui mettra de la pression sur eux pour qu’ils proposent des plats de qualité aux clients. Les consommateurs en seront gagnants », assure le président de l’APEC.





Last modified on Saturday, 16 February 2013 10:27
Radha Rengasamy-Jean Louis

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