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Saturday, 07 January 2012 12:00

Villas cherchent acheteurs désespérément Featured

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Les temps continuent à être durs pour les promoteurs de villas IRS. Les ventes stagnent et l’avenir proche ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices.
Lagon bleu, plages de sable fin, soleil, beaux sourires… L’on a beau essayer de vendre l’image paradisiaque de Maurice, il faut reconnaître que les acheteurs potentiels de villas IRS (Integrated Resort Scheme) peinent à casser leur tirelire pour un petit coin de paradis sous les cocotiers mauriciens. En sept ans, un peu plus de 336 habitations de ce type ont été vendues. À mi-2011, les promoteurs avaient encore un stock de 573 unités sur les bras. Depuis, la situation n’aurait guère évolué.

Au lieu de se vendre comme des petits pains, ces habitations de grand luxe, situés dans les plus beaux endroits de l’île, trouvent difficilement preneur. Alors que de nombreux projets ont été abandonnés ou ont été mis en veilleuse pour une période indéfinie, certains promoteurs sont d’avis que le gouvernement devrait prendre de nouvelles mesures incitatives.

« Le secteur IRS a besoin d’un soutien plus ciblé afin de pouvoir faire face à la compétition dans une mer d’actifs immobiliers en difficulté, à cause, entre autres, de l’effondrement global dans la demande pour des propriétés, les conséquences de la crise économique de 2008, suivies d’une stagnation économique ainsi que les crises de la dette dans plusieurs de nos marchés », déclare Anton de Waal, directeur général des Villas Valriche. Toujours dans la newsletter du groupe ENL, publiée le mois dernier, celui-ci ajoute que « les ventes se sont carrément asséchées et les stocks d’invendus augmentent ».

Plus de Rs 17 Md
Ces villages IRS rapportent cependant très gros. Plus de Rs 17 milliards sont entrées dans le pays depuis le lancement de ces projets, en termes d’investissements directs étrangers. Mais voilà, les problèmes sur le marché international de l’immobilier font qu’il faut investir lourdement dans des campagnes de promotion très coûteuses. D’ailleurs, Anton de Waal reconnaît que « le secteur détient encore un stock de 573 unités et le challenge pour les vendre devient de plus en plus grand ».

Un autre promoteur, qui préfère rester dans l’anonymat, indique que si le produit mauricien est très bon, les concurrents le sont également. « Maurice a le désavantage d’être loin de notre clientèle ciblée en Europe. Celle-ci préfère acheter au Maroc ou en Espagne, qui ne se trouvent qu’à quelques heures de vol de chez eux. Avec plus de 12 heures de vol de Paris, les investisseurs ne peuvent venir ici pour se reposer deux ou trois jours, puis repartir. En revanche, ils peuvent le faire sans aucun problème lorsqu’il s’agit d’une propriété qui se situe beaucoup plus proche de leur résidence permanente », explique cet homme d’affaires mauricien. S’ils viennent à Maurice, ils opteront pour un de ses nombreux hôtels 5-étoiles.

Quant à l’Afrique du Sud, « le problème est que les promoteurs mauriciens d’IRS et de Real Estate Scheme (RES) se sont tous rabattus sur ce marché et que la clientèle potentielle n’y est pas illimitée ».

C’est pour toutes ces raisons qu’une petite dizaine de projets IRS, sur les 25 que le Board of Investment (BoI) a approuvés depuis 2004, a été abandonnée, alors que la plupart des autres projets sont en attente. Parmi les projets IRS, dont une phase a déjà été terminée ou mise en chantier, il y a les Villas Valriche, La Balise Marina, Anahita et Tamarina.

En termes de création d’emplois, environ un millier de personnes ont trouvé un emploi direct grâce aux IRS. Du côté des ventes, en 2007, 168 villas ont été vendues, 118 en 2008, 14 en 2009, 828 en 2010 et uniquement 8, de janvier à fin août 2011.



Patrick Hilbert

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